jeudi 29 octobre 2009

Salut aux justes. Notre époque réclame encore plus votre présence.

Bon, aujourd'hui pour commencer, je vous renvois au site d'Amnesty International Il dénonce la punition qui est infligée aux membres de la tribu Meshud dans les zones tribales par l'armée Pakistanaises. Et, là, il est indéniable que l'armée fait payer à cette tribu les attentats meurtriers qui ensanglante le pays. Surtout, que l'un de ses chefs est considéré comme l'instigateur desdits attentats.

"L’armée pakistanaise doit cesser de harceler les civils membres de la tribu des Mehsud qui fuient la dernière offensive du gouvernement contre les talibans pakistanais dans le nord-ouest du pays, a déclaré Amnesty International ce jeudi 22 octobre 2009.

L’armée a interdit aux membres de la tribu des Mehsud, dont sont issus plusieurs hauts commandants des talibans pakistanais, d’emprunter les routes principales en vue de fuir les zones de combat, ont rapporté des témoins à Amnesty International.

« Les membres de la tribu des Mehsud, dont des femmes et des enfants, sont pris pour cibles sur les routes alors qu’ils tentent de fuir, uniquement en raison de leur appartenance tribale, a indiqué Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. Il pourrait s’agir d’une sanction collective, ce que le droit international prohibe en toutes circonstances. »

Près de la ville de Tank, un homme de la tribu des Mehsud a expliqué à Amnesty International qu’il avait quitté sa région avec sa famille, l’armée l’ayant bombardée la semaine précédente.

Il faisait partie d’un groupe de cinq familles, composées d’environ 20 hommes, 15 enfants et 17 ou 18 femmes, avec leurs bagages, qui se déplaçaient à dos d’âne. Ils souhaitaient se rendre chez des parents à Tank, mais avaient peur de l’armée, qui a interdit aux membres de la tribu des Mehsud de circuler sur les routes.

Voici le témoignage de cet homme :

« Nous n’avons pas le droit de circuler sur les routes, l’armée ne laisse pas les Mehsud utiliser la route pour avancer… Lorsque nous avons quitté notre maison, nous avons emporté de la nourriture, que nous avons consommée les deux premiers jours. Depuis, nous n’avons plus rien et tout ce qui reste nous l’avons donné aux enfants. Nous n’avons bu que de l’eau et du thé. Nous avons dû dormir à la belle étoile. Ne pouvant emprunter la route, nous avons cheminé dans la montagne et nous nous sommes égarés deux fois ».

« Lorsque nous sommes arrivés dans le secteur de Murtuza, nous avons loué un pick-up pour continuer par la route, car les femmes et les enfants, épuisés, ne pouvaient plus guère marcher. Mais à notre arrivée près de Korr, nous avons été stoppés à un poste de contrôle militaire. Les soldats nous ont demandé ce que nous faisions là, rappelant que la route était interdite aux Mehsud. Ils nous ont obligés à revenir en arrière à pied et à quitter la route. Ils ont également frappé le chauffeur, qui appartenait pourtant à la tribu des Marwat. Après l’avoir roué de coups, ils lui ont ordonné de ne jamais emmener aucun membre de la tribu des Mehsud ».

« Le gouvernement pakistanais doit immédiatement enquêter sur la discrimination qu’inflige l’armée aux membres de la tribu des Mehsud et y mettre fin, a déclaré Sam Zarifi. Ils ont déjà subi des années de peur et d’oppression sous le régime des talibans. Le gouvernement doit les aider à cheminer vers la sécurité et à trouver une solution à leurs problèmes – et non les exacerber ».

Par contre, loin de là, dans l'océan Pacifique, le Vanuatu va bénéficier de l'aide de l'AMCC.
Bon, vous me direz mes trois chers et uniques lecteurs que cela est passé du coq à l'âne, mais,je vous répondrais que l'actualité n'attend pas.

(Source les Nouvelles Calédoniennes de ce jour)

"Vanuatu premier bénéficiaire de l’AMCC
Le Premier ministre du Vanuatu, Edward Natapei, devient le premier bénéficiaire de l’Alliance mondiale contre le changement climatique.
L’AMCC devrait débloquer un peu plus de trois millions d’euros (357 millions) pour faciliter la mise en application du Programme d’action national d’adaptation au changement climatique de cet archipel mélanésien.
Edward Natapei s’est rendu la semaine dernière en Suède pour parafer l’accord.
Il a souligné que son pays ressent déjà les conséquences du changement climatique avec des terres inondées d’eau de mer, des périodes de sécheresse et un déclin des pêcheries.
« Une action urgente est nécessaire pour éviter l’impact génocidaire sur les petits États océaniens et nous ne pouvons pas affronter tout seuls les défis du changement climatique », a ajouté Edward Natapei".

Eh, oui, mes chers trois lecteurs, je vous disais bien qu'il y avait urgence. Déjà, plusieurs îles du Pacifique ne peuvent plus pratiquer leur cultures traditionnelles sur des terrains saturés d'eau salée.
Sauf, qu'il paraît qu'ils rêvent ces gens là. En tout cas, si l'on en croit Claude Allègre, ex-ministre de l'éducation de Jospin, lui même ex-ancien premier ministre.
Donc, selon notre futur ministrable de Sarkozy (que dieu nous en protége)le niveau de la mer ne monterait que de 2 mm par an et le changement climatique n'est qu'un cycle de l'évolution terrestre. Donc, en aucun cas accélérer pas l'activité humaine.
Sauf que, sauf que, les iliens du Pacifique confrontés à ce phénomène ne sont pas du même avis.
La mer monte et quand elle monte, ça mouille les pieds. Sauf que lui, Allègre, c'est son cerveau qui est mouillé.
Bon, sur cette dernière parole infamante, je vous dis, à bientôt.
René.

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