vendredi 4 janvier 2008

Regardez Spartacus. Il a mené la révolte des gladiateurs sous l'empire de Rome. Il a perdu, mais, au moins,il a rêvé en couleurs.

Salut, les hommes ! On a des couilles, c'est pas pour les mettre en porte feuille. On est les meilleurs.

Strangulation de l'hypophyse, me dis-je, le pénitent est de retour.
Surveillez vos âmes pervers, il revient pour notre malheur.
Il revient pour peser chacun de nos pêchés et mettre en balance notre droit d'entrée au paradis.
Il revient pour nous dire que le bonheur est pêché et qu'il faut vivre dans le dénuement le plus extrême pour purifier notre âme.
Il revient pour nous signifier que le temps de l'abstinence et le temps de la macération de l'âme sont venus.
Après tout ça et seulement après tout ça, il aura le devoir de nous dire si nous faisons partis des lauréats.
Alors, de quoi, se plaint-on quand notre gouvernement nous incite à aller de l'avant en faisant marche arrière. Rien de plus logique, croyez-moi.
Il y a des jours comme ça, des jours sans et des jours avec. Pour le moment, nous sommes dans les jours sans.
Des fois, je me dis que j'aurais dû naître spéculateur ou industriel. Car, si, je remonte dans l'histoire n'a-t-on pas tout fait pour les industrieux agricoles ou manufacturiers.
On a conquis des territoires et soumis des peuples pour piller les ressources naturelles de leurs pays.
On a pratiqué le trafic d'esclave pour nourrir les grandes exploitations agricoles.
On a fait travailler des ouvriers dans la misère la plus noire pour qu'ils s'enrichissent un max.
On a fait des guerres pour leur conquérir des marchés.
On a provoqué des guerres pour qu'ils vendent leurs produits.
On a proposé un développement biaisé au pays sous-développé pour qu'ils vendent leurs produits.
On a dérégulé les marchés et abolis les taxes douanières avec l'OMC pour qu'ils partent à la conquête d'autres marchés.
Et, au final, ils se sont fait avoir.
Et, maintenant, ils veulent nous en faire payer les pots cassés.
Je trouve qu'il y a là quelque chose d'immoral et de malfaisant. Serait-ce eux, comme dit la bible, qui seraient à la source du mal ?
Seraient-ils le mal incarné ?
Tout ça me troue le cul !
Je préfère penser à autre chose. Par exemple que les galaxies subissent un phénomène d'attraction qui les placent en orbite sur un axe. Que cet axe a comme centre le noyau du big bang. Et que si nous situons l'axe, nous finirons par trouver l'emplacement du noyau.
Et, que si nous arrivons à envoyer une sonde dans ce noyau, elle passera de l'autre côté du miroir. Vers d'autres dimensions infinitésimales !
Voilà, à peu près le genre de réflexion qui m'attire plus que les dérives partisanes des politiques. Parce qu'entre nous, y'en a pas un pour sauver l'autre.
C'est vrai, déjà qu'être député, c'est pas mal. Mais, être député tout en continuant à travailler dans le public, c'est encore mieux.
Ah, il paraît que c'est pour rester en contact avec la réalité. Mais, pour ça, il leur suffit de rentrer en contact avec les français qui vivent dans le dénuement malgré un boulot. Là, la réalité, ils pourront la saisir.
Mais, non l'argent a ce pouvoir qu'il incite à plus servir son porte feuille que l'état ou que les français. Les français ont de moins en moins d'argent à cause d'eux. Et, eux, ils cherchent à en gagner encore plus. N'est-ce pas immoral......aussi ?
Il est vrai que l'éthique à notre époque, ça fait un peu rabas joie. Sauf que si ceux qui nous dirigent n'en ont plus, qui en aura ?
Mal barré, je vous dis. On est mal barré !
Cependant, que peut-on faire ? Ils se sont arrangés pour nous enlever le droit à la parole. C'est pas pour rien que les médias appartiennent aux capitaines d'industries. L'éthique, ils la connaissent qu'à la hauteur de leur capital.
C'est vrai que désormais, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Ce n'est pas Libération qui va les dénoncer, ni le monde d'ailleurs. Il reste le Canard enchaîné pour dénoncer,ça fait un peu seul tout.
Par contre, nous, nous les citoyens de ce pays, nous sommes devenus les sans voix. Juste bon à se faire baiser de droite ou de gauche d'ailleurs.
Nous sommes les cocus de la démocratie, voilà ce que nous sommes en réalité !
Alors, à tous les frères en perdition,à toutes les soeurs en perdition, il ne nous reste plus qu'à boire, à boire pour oublier et nous donner le courage de nous laisser écraser.

A tous les frères en perdition

J’aurais dû en acheter quatre
avec celle que j’avais
cela m’en aurait fait cinq
Cinq bières pour finir en enfer.
Avec ça,
j’aurais pu me péter la gueule
et finir la tête sous l’eau.
j’aurais pas vu des paysages
mais j’aurais écrit une chanson
pour tous les fous du village
qui ne comprennent pas mes raisons
de boire et de prendre la tête
à tous mes compagnons.
Je ne suis pas ce qu’on appelle
un notable
J’aime jouer à coups de gueule
et parfois au couteau.
J’ai la tête dans les nuages
sans vouloir raser la moquette
pour ressembler à l’image
de l’homme entreprenant.
Je préfère et loin de là
naviguer dans les pas du vent
Cela peut sembler précaire
sauf que c’est ma situation.
J’ai beaucoup lu
un peu souffert
mais ma vie ne subit pas
les saisons.
L’automne ressemble à l’hiver
et le printemps
n’annonce plus le beau temps
Dans un café et dans mon verre
j’en oublie de parler
de ce qui marquent
la vie des gens.
Les événements et les guerres
ne sont rien d’autre que la marque
du temps.
Moi, j’en ai déjà assez bavé
à vivre au fil du temps,
Je n’ai pas fini la galère
qui s’achève au cimetière.
Alors, laissez moi continuer
à semer ma vie
si c’est là, le plaisir qui me reste.

René Guiart - 31/12/2000

Et, sur ces bonnes paroles de miel et de perdition, je vous salue.
A bientôt.
René.

Aucun commentaire: