samedi 14 décembre 2013

(blog à finir et à corriger)

Des fois, mes chers cinq lecteurs, nous gagnons, des fois, nous perdons et lorsqu'ils vont conclure l'accord de libre échange States-Europe, alors, nous perdrons tout le temps.

(source : José Bové

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 OGM : Camouflet pour Barroso, la Cour européenne de Justice interdit la pomme de terre OGM Amflora


La Hongrie, soutenue par la France, le Luxembourg, l’Autriche et la Pologne avait déposé un recours en annulation pour d’obtenir l’annulation de la pomme de terre OGM Amflora, autorisée par la Commission européenne en mars 2010.
La Cour Européenne de Justice  vient de leur donné raison vendredi le 13 décembre 2014. La pomme de terre transgénique de la société Bayer ne pourra donc plus être utilisée en Europe.

Je me réjouis de ce jugement qui est un véritable camouflet pour Barroso. La Commission européenne n’hésite pas à violer les procédures pour imposer des plantes transgéniques refusées massivement par les citoyens et les consommateurs et par un nombre important d’Etats membres.

Cette décision arrive à point nommé au moment où la Commission européenne s’apprête à faire passer en catimini le maïs OGM Bt de Pioneer. J’espère que José Manuel Barroso a compris la leçon et qu’il ne tentera pas un nouveau passage en force le 27 janvier pour escamoter le débat politique au sein de Conseil des ministres.

Avec mes collègues, je resterai vigilant et actif pour que la Commission européenne ne franchisse pas une nouvelle fois la ligne rouge. La Commission européenne n’est pas là pour soutenir les intérêts des entreprises de l’agro-industrie. Son rôle est de défendre les Traités, et de veiller à la protection de l’environnement et à la santé des citoyens européens qui ne veulent pas d’OGM, ni dans les champs, ni dans leurs assiettes.
Publié le  dans Actualités OGM
Mais, Mosanto me fera toujours rire........jaune !

(source : actu-environnement)

Produits phytosanitaires : Monsanto se lance dans le biocontrôle

Le géant américain de l'agrochimie Monsanto veut proposer aux agriculteurs des solutions à base de micro-organismes et il s'allie pour cela au Danois Novozymes, numéro un mondial des enzymes alimentaires et industrielles, rapporte l'AFP.
"Les deux entreprises ont mis en place [le partenariat] The BioAg Alliance afin d'identifier, développer et vendre des solutions à base de micro-organismes qui permettent aux agriculteurs du monde entier d'augmenter les rendements des cultures en utilisant moins d'intrants", indiquent-ils dans un communiqué publié le 10 décembre. En ligne de mire, un marché de l'ordre de 1,6 milliard d'euros par an"avec des taux de croissance à deux chiffres au cours des dernières années".
Novozymes produira les solutions à base de micro-organismes et Monsanto effectuera les tests sur le terrain, l'homologation des produits et leur commercialisation.
Les méthodes de biocontrôle visent à réduire l'utilisation de produits phytosanitaires. Elles consistent à recourir à des insectes pour lutter contre d'autres ravageurs ou à des micro-organismes (bactéries, champignons...) pour protéger les cultures ou améliorer leur productivité et leur fertilité. L'un des exemples les plus connus est l'usage de coccinelles pour lutter contre les pucerons.


Mais, pourtant, cela avance

(source : notre-planète.info)

Nouveau record de production éolienne en France

6 433 lectures / 39 commentaires30 décembre 2012 ; révision : 25 novembre 2013, 09 h 53
eoliennes_hiver© C. Magdelaine / notre-planete.info
Le parc éolien français a atteint jeudi 27 décembre 2012 une puissance de production de 5 982 MW[1], couvrant jusqu'à 10 % de la consommation électrique française.
Avec une production d'électricité instantanée atteignant celle de 6 réacteurs nucléaires, l'énergie éolienne a couvert, jeudi 27 décembre, en moyenne 8,5% de notre consommation, évitant le recours à des centrales thermiques fossiles polluantes.
Ce record a lieu au cours d'un mois de décembre durant lequel le parc éolien a joué un rôle particulièrement important : il a couvert 4 % de nos besoins en électricité. Sur l'ensemble de l'année 2012, ce taux a été d'environ 3 %, ce qui représente la consommation domestique de près de 6 millions de personnes (chauffage électrique compris).
La production éolienne de ces dernières semaines illustre, une nouvelle fois, la caractéristique du parc éolien français : chaque année, la production éolienne est plus élevée durant les mois les plus froids, au moment où la consommation électrique grimpe.
Le dispositif IPES (pour l'Insertion de la Production Eolienne et photovoltaïque sur le Système) mis en place par RTE permet de prévoir chaque jour et de manière satisfaisante la production éolienne sur le territoire et d'y adapter les besoins restants. Lorsque la production éolienne est faible, elle peut utilement être compensée par une production hydraulique dont les stocks ont été économisés les jours de production éolienne plus élevée.
Ainsi, le parc éolien participe pleinement à l'équilibre offre demande. C'est ce que rappelle RTE dans le Bilan Prévisionnel, en précisant « qu'en France, 25 000 MW[3] d'éoliennes ou 5 000 MW d'équipements thermiques apparaissent équivalents en termes d'ajustement du parc de production ».
L'énergie éolienne est entrée dans une phase industrielle marquée par un dynamisme important et une croissance mondiale de près de 30 % en 10 ans. En Europe, malgré la crise, en 2011, les installations éoliennes ont représenté plus de 21 % de nouvelle capacité électrique installée. Aujourd'hui, la filière emploie 200 000 personnes en Europe. (Source European Wind Energy Association).

Nouveau record battu le 27 octobre 2013

Le 27 octobre 2013, l'énergie éolienne a été la seconde source de production d'électricité en France avec 16 % de la consommation totale d'électricité en France (source RTE), soit une fourniture de quelques 5 300 MW, se félicite France Energie Eolienne.
"C'est un record impressionnant et sur une longue période qui montre qu'en automne et en hiver, l'énergie éolienne est abondante et permet de répondre à une demande forte", explique Frédéric Lanoë, Président de la Commission Communication de France Energie Eolienne. En règle générale, la part de l'éolien dans la production nationale d'électricité se situe autour de 3%.

Et, pendant ce temps le gouvernement français "socialiste" du président hollande applique à la lettre le dicton populaire qui dit "qu'on n'est jamais mieux servi que par soi même".

(source : 24 heuresactu.com)

Gôche morale: Ayrault concède 20 millions de primes aux ministres

Rédigé par lesoufflet le 05 décembre 2013.
05.12.2013
ayrault Parti socialiste

Le Canard enchaîné a publié un document choc selon lequel le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, aurait prévu un budget de 20 millions d’euros en primes reversées au membres des différents ministères français, soit une augmentation de 3% par rapport à l’année dernière. Plus les Français sont dans la misère, plus les dirigeants socialistes se prélassent dans les ors de la république.
Charité bien ordonnée commence par soi-même : à titre d’exemple, Jean-Marc Ayrault et ses 456 collaborateur recevront une prime annuelle de 5 850 000 euros, ce qui représente en moyenne un treizième mois de 12829 euros par personne. A ce prix là, on va tous demander notre carte rose ! De toute évidence, ce n’est pas pour leurs compétences que ces ministres et leurs employés recevront ces primes indécentes.
Il faut plutôt croire que les socialistes, ayant compris qu’ils ne sont pas près de revoir le pouvoir après le début de quinquennat pitoyable de François Hollande, ont décidé de profiter un maximum des avantages de la fonction, en laissant les Français à leur triste sort.
Voici le document qui indique, ministère par ministère, la totalité des sommes astronomiques réservées aux ministres et à leurs collaborateurs, pour un montant de 20 000 000 d’euros, rappelons le !
budgetprime


Comme les banques d'ailleurs, grâce à ceux qui s'arrogent sans complexe l'argent public.

(source : Challenges)


En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants


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Les représentants de l'Union européenne ont décidé de mettre à contribution les épargnants à partir de 2016.



Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Sipa
Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Sipa


Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l'idée émise par le FMI d'une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l'Europe vient d'entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave.L'accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu'il pourrait être d'une importance capitale pour les épargnants.
Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", afin d'éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.
"Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28", a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", a-t-il ajouté.
"C'est un pas fondamental vers la réalisation de l'union bancaire", a assuré Michel Barnier dans un communiqué.
Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d'accord au cours d'un "trilogue" sur ce texte, qui s'appliquera aux 28 Etats membres.
Cette nouvelle directive s'articulera avec le Mécanisme unique européen de résolution des banques, qui fait toujours l'objet de difficiles négociations au niveau des ministres, et destiné lui à la seule zone euro. Les ministres des Finances doivent se retrouver mercredi prochain pour tenter de finaliser un accord sur ce sujet.

Dépôts garantis jusqu'à 100.000 euros

Selon la directive, lorsqu'une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l'empêcher de sombrer. De source européenne, on a indiqué qu'une "recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation" étaient prévus "sous de strictes conditions".
La recapitalisation ne concernera ainsi "que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance".
Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou "bail-in" s'appliquera, par opposition au "bail-out" privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l'argent public, creusant ainsi les déficits.
Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banqueavant que l'on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire.
Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d'un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.

Transparence des banques

Chaque Etat membre devra mettre en place des fonds de résolution nationaux qui devront atteindre un niveau de 1% des dépôts couverts dans les 10 ans.
"Toutes les banques devront contribuer à ces fonds mais les contributions seront plus importantes pour les banques qui prennent plus de risques", a dit Michel Barnier.
Les banques devront mettre des "réserves de côté pour les temps difficiles", afin de "rendre le secteur financier plus robuste pour qu'il prête à l'économie réelle", a-t-il commenté sur twitter.
Ces règles du "bail-in" entreront en vigueur au 1er janvier 2016. La Commission avait d'abord prévu une application à partir de 2018, mais la Banque centrale européenne avait fait part de ses inquiétudes pour la période intermédiaire, craignant que le Mécanisme de résolution unique de la zone euro n'ait à régler le sort de certaines banques sans disposer de cet outil.
Jusqu'ici, ce sont les Etats, avec l'argent des contribuables, qui renflouaient les banques (un "bail out"). Ce renversement pose un certain nombre de questions, notamment sur la transparence de la gestion des banques pour les épargnants. Les informations disponibles pour les clients sont souvent très compliquées à décrypter pour juger de la santé financière de leur établissement bancaire. En outre, cela assure les banques de ne pas faire faillite, ce qui pourrait les inciter à être moins prudentes sur les marchés.
(Avec AFP)

Des fois, mes chers lecteurs, je me demande si l'état français appartient au peuple ou à la banque Rotschild. Un jour, il faudra que le gouvernement nous explique tout ça.
Car, si, nous voulons reconquérir notre libre arbitre et notre liberté, il faudra bien posé des questions. Parce qu'entre-nous, de liberté, il ne nous en reste "PLUS !"
Alors, une autre question, "Que font les bouffons d'europe écologie les verts dans le gouvernement de françois hollande ?

(source : Midi Libre)

Hérault : poursuivis en justice parce qu'ils veulent vivre dans une yourte

Arnaud et Véronica redoutent de devoir quitter leur yourte.
Arnaud et Véronica redoutent de devoir quitter leur yourte. (DR)
Le couple d'agriculteurs de Gignac (Hérault) est poursuivi  en correctionnel pour avoir  installé une yourte, sur leur terrain, sans permis. Un choix de vie alternatif mis en cause par la justice.
Arnaud Masson et sa compagne Véronica redoutent de se retrouver à la rue. Le jeune couple, avec un enfant de 18 mois, habite une yourte sur leur terrain dans la campagne gignacoise. Un terrain utilisé pour le maraîchage bio, depuis deux ans. Le couple vit de ce travail, Arnaud cotisant à la Mutualité sociale agricole.
Un flou juridique
Pour être à proximité de leur exploitation, le couple a installé une yourte sur le terrain. Ce qui a fait l’objet d’un signalement et d’un constat, l’affaire remontant jusqu’au procureur de la République. Qui a décidé de poursuivre le couple devant le tribunal correctionnel pour cette installation sans permis de construire, ainsi que pour un abri de jardin de plus de 10 m2, une caisse de camion servant à la production d’énergie notamment solaire, une caravane et une piscine gonflable. Ce n’est pas normal qu’une yourte et une maison soient considérées de la même façon en matière d’urbanisme", explique Arnaud Masson. Qui regrette le flou juridique autour de la yourte, alors qu’elle est totalement démontable.
"Ce n'est pas un squat"
Le couple de trentenaires explique que c’est pour eux un "choix de vie alternatif. Il faudrait soit avoir une maison, soit être nomade. Entre les deux, il n’y a rien. Il serait normal de reconnaître que des personnes veulent vivre différemment et que l’on légifère par rapport à ça", explique Arnaud. La possibilité pour les agriculteurs de construire une habitation sur leur exploitation est de plus en plus restreinte. "Ce n’est pas tenir compte des journées entières à être sur notre exploitation. Par ailleurs, les vols de récoltes et de matériel sont de plus en plus fréquents. Notre projet de vie est sérieux, ce n’est pas un squat", explique Véronica.
Leur démarche est sincère
Le couple est soutenu par la Confédération paysanne et l’association Halem France (habitants des logements éphémères et mobiles). "Les jeunes agriculteurs qui veulent s’installer dans la région sont confrontés au problème du logement", reconnaît Paul Reder, de la Confédération paysanne. Qui ne conteste pas la loi restreignant l’installation des agriculteurs sur leur exploitation. "Il y a une telle spéculation foncière que des agriculteurs ont profité de ce droit pour revendre ou louer et habiter ailleurs. Nous comprenons cette loi qui anticipe les dérives. Mais c’est regrettable qu’elle ne soit pas capable de s’adapter à une démarche sincère. La nouveauté de ce type d’habitat effraye les gens, alors que l’impact écologique est minimal. Si tout le monde habitait dans des yourtes, il y aurait beaucoup plus de place pour l’agriculture", plaisante Paul Reder. Le dossier sera devant les magistrats jeudi 19 décembre.
Et, pendant ce temps, le gouvernement brésilien "encule à sec" ses citoyens).

(source : terraeco.net)

Le Brésil donne discrètement son feu vert au gaz de schiste

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Le Brésil donne discrètement son feu vert au gaz de schiste
(Modèle d'un puits pétrolier Petrobras présenté sur le campus de l'université Fédérale du Rio Grande do Norte à Natal au Brésil - Patrick-br/flickr)
 
Le 28 novembre, le Brésil a mis aux enchères 240 concessions et attiré notamment les investissements de GDF Suez. Mais sa réglementation est-elle suffisante pour se prémunir contre d'éventuels dégâts environnementaux ?
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIESOCIÉTÉÉCONOMIE
Le Brésil a discrètement ouvert la porte à l’exploration des gaz de schiste, avec la mise aux enchères, jeudi 28 novembre, de 240 blocs de gaz dans des bassins conventionnels et non conventionnels. Destinée à « semer la culture du gaz » dans le pays, selon Magda Chambriard, directrice générale de l’Agence nationale du pétrole (ANP), l’opération vise à répondre à une demande croissante – la part de gaz dans le mix énergétique brésilien est passée de 6% à 10% entre 2000 et 2011– ainsi qu’à« décentraliser les investissements exploratoires » dans le pays-continent. 168 348 kilomètres carrés ont ainsi été mis aux enchères, plus d’un cinquième de la surface de la France métropolitaine.

« Ce n’est pas GDF Suez qui fait la réglementation »

Avec les brésiliens Petrobras (40%) et Cowan (35%), GDF Suez a décroché une participation de 25% dans six blocs conventionnels du bassin du Recôncavo, dans l’Etat de Bahia, au nord-est du pays. En cas de découverte de gaz de schiste, le groupe français n’exclut pas un recours à la fracturation hydraulique. Une technique, on le rappelle, interdite dans son pays d’origine. « Ce n’est pas GDF Suez qui fait la réglementation », réagit l’entreprise. « Notre groupe vient d’acquérir des licences d’exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni (1). Quant aux licences d’exploration et production du bassin de Recôncavo, elles sont considérées comme conventionnelles. Le potentiel non conventionnel n’y est pas encore prouvé. La question se posera éventuellement après la phase d’exploration. »
Les autorités brésiliennes assurent disposer d’une réglementation suffisante pour limiter les dommages environnementaux liés à la fracturation hydraulique, au cas où elle serait utilisée.« Celle-ci est bien plus détaillée qu’aux Etats-Unis », pionniers dans l’exploitation de cette ressource, assure à Novethic Marco Almeida, secrétaire du pétrole et du gaz naturel au ministère brésilien des Mines et de l’énergie. L’Agence nationale du pétrole a pourtant lancé une consultation destinée à encadrer l’usage de cette technique que « pourra être amenée à utiliser les entreprises lauréates ». D’une durée d’une semaine, la consultation a été annoncée 17 jours avant l’événement.
Des délais un peu courts alors que, dès mars dernier, un groupe d’experts réunissant notamment des membres du ministère de l’Environnement et de l’Ibama (institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles) estimait que le Brésil ne disposait pas de la réglementation nécessaire pour encadrer le recours de la fracturation hydraulique et s’inquiétait d’éventuelles conséquences sur l’énorme aquifère Guarani, troisième réservoir souterrain d’eau mondial. Le tout en appelant à un débat public sur le sujet. Mais la population reste largement sous informée des problèmes posés par l’exploitation des gaz de schiste. Si la presse avait largement relayée ceux soulevés par l’exploitation du pétrole pré salifère en octobre dernier, le sujet est cette fois complètement passé à la trappe. Côté syndicats, seule la Fédération unique des pétroliers, affiliée à la principale centrale syndicale du pays, s’élève contre cette technique, là où la mise aux enchères du gisement pétrolier pré-salifère de Libra, un mois plus tôt, faisait l’objet d’importantes manifestations.

Des zones fragiles concernées

« Aux Etats-Unis, l’existence de nombreuses infrastructures a permis un boom du gaz de schiste. Ce n’est pas le cas au Brésil. Il y a tout le temps avant qu’il soit exploité », prévient João Carlos de Lucas, président de l’Institut brésilien du pétrole (IBP). Le « semis culturel gazier » brésilien va en effet nécessiter l’implantation d’infrastructures dont sont dépourvues presque toutes les zones concernées par l’adjudication de jeudi. A tel point que seuls 72 des 240 blocs mis aux enchères ont trouvé preneurs, dont 49 rien que par le groupe pétrolier public Petrobras, forcément plus à même de les développer qu’un groupe étranger. Mais l’absence totale de gazoducs dans cinq des huit bassins concernés a un autre corollaire : « Cela freine l’urgence de l’adoption d’une réglementation », souligne le président de l’IBP.
Enfin, des zones fragiles sont concernées par cette décentralisation voulue par le Brésil, à l’instar des huit blocs de l’Etat d’Acre, frontalier de la Bolivie, aux confins de l’Amazonie. Acquis par Petrobras, ils se situent sur des territoires indigènes ou à fort intérêt environnemental, comme la zone d’intérêt écologique Japiim-Pentecoste, qui abrite un écosystème parmi les plus vulnérables d’Amazonie, prévient le secrétariat d’Etat à l’environnement d’Acre, relayé par la revue « O Eco ».
(1) En octobre dernier, GDF Suez a annoncé l’acquisition de 25% de 13 permis d’exploration de gaz de schiste au Royaume-Uni.

vv


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