lundi 22 août 2016

POUR INFO : La Suède, pays du viol : Agressions Sexuelles – un Eté d’Enfer en Suède

La Suède, pays du viol

Eric Verhaeghe : La Turquie d’Erdogan n’a pas apprécié les critiques de la Suède à propos de la suppression des sanctions pénales pour les faits de relations sexuelles avec des mineurs de 15 ans. En mesure de rétorsion, une campagne d’affichage dans l’aéroport d’Istanbul soulignait que la Suède est le pays où le taux de viol est le plus élevé au monde.

« La Suède, pays du viol », proclame un bandeau à l’aéroport d’Istanbul

Photo published for RT International

AFP Publié le vendredi 19 août 2016 

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A l’aéroport international d’Istanbul, un bandeau publicitaire sur écran proclame: « la Suède pays du viol », en écho visiblement aux critiques de ce pays sur la législation en matière d’abus sexuels en Turquie qui ont provoqué une polémique diplomatique, ont constaté vendredi des journalistes de l’AFP.
Sur le bandeau d’information situé dans la salle de départs de l’aéroport Atatürk, les passagers peuvent lire en turc et en anglais: « Avertissement aux voyageurs! Saviez-vous que la Suède a le taux de viol le plus élevé du monde? ».
La publicité présente aussi la Une du journal progouvernemental Günes qui titre: « La Suède pays du viol ».
Ces annonces publicitaires sont gérées par une compagnie privée, a rapporté l’agence pro-gouvernementale Anadolu.
L’ambassade de Suède à Ankara a réagi « aux idées fausses sur les statistiques de viol » indiquant sur son site internet que « comparer les viols signalés en Suède aux viols signalés dans d’autres pays ayant des systèmes juridiques et statistiques différents, ne décrit pas correctement la réalité’.
« La Suède a une définition large » des délits qui sont considérés comme un viol, souligne l’ambassade.
Alors que le panneau antisuédois commençait à générer de nombreux messages sur Twitter, un responsable turc a tenu, sous couvert de l’anonymat, à faire une mise au point: « pour éviter toute confusion sur +l’avertissement aux voyageurs+ à l’aéroport d’Istanbul, il s’agit d’une publicité pour le journal Günes et non d’une annonce officielle ».
Certains messages sur Twitter approuvaient la proclamation du bandeau. Mais dans un tweet, une Turque, Cerena, s’en prenait à la « propagande contre la Suède », ajoutant : « Soyez certains qu’il y a bien plus de cas de viols en Turquie qu’en Suède ».
La Turquie a protesté la semaine dernière au sujet d’un bandeau identique dans l’aéroport de Vienne affirmant que « la Turquie autorise les relations sexuelles avec des enfants de moins de 15 ans ».
Cette affaire a ensuite provoqué des remous entre la Turquie et la Suède. Le Premier ministre suédois Stefan Löfven et la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström ont émis des critiques qui ont été rejetées avec véhémence par Ankara.
La Cour constitutionnelle turque s’est prononcée en juillet en faveur du retrait d’une disposition du code pénal qui caractérise tout acte sexuel avec un enfant de moins de 15 ans comme un « abus sexuel ».
Le gouvernement turc se dit déterminé à combattre les abus sexuels à l’encontre des enfants, l’âge légal du consentement à des relations sexuelles en Turquie restant fixé à 18 ans.
  • Presque tous les agresseurs sexuels qui ont agi en groupe et ont été arrêtés sont citoyens d’Afghanistan, d’Erythrée et de Somalie – trois groupes d’immigrants surreprésentés dans la catégorie des « enfants réfugiés non accompagnés ».
  • Quelques jours plus tard, les Suédois ont découvert que la plupart des auteurs d’agression sexuelle au festival de musique « Putte i Parken » de Karlstad portaient le bracelet « Attouchements sexuels interdits ».
  • L’atterrement a été général quand les organisateurs du Trästocksfestivalen de Skellefteå ont fait savoir que des bus gratuits amèneraient les « enfants réfugiés non accompagnés » locaux. Ils se sont dits «fiers d’être les premiers en Suède à promouvoir la participation des migrants nouvellement arrivés à un festival de musique ». Au dernier jour du Trästocksfestivalen, la police avait enregistré douze plaintes pour agression sexuelle.
  • Apparemment, les filles et femmes suédoises vont devoir vivre avec le risque d’agression sexuelle et de viol … à moins qu’elles ne choisissent de rester à la maison. Une décision conforme à la charia.
L’information a éclaté début 2016, dans le sillage des attaques qui ont eu lieu à Cologne, (Allemagne), lors du réveillon du Nouvel An : en Suède aussi, un grand nombre d’agressions sexuelles ont eu lieu au festival de musique « We Are Sthlm » [abréviation de Stockholm] tant en 2014 qu’en 2015. Nul n’en a rien su, car la police et les médias ont soigneusement occulté l’information. Le chef de la police nationale, Dan Eliasson, a immédiatement réagi en commandant un rapport pour mieux évaluer l’étendue du problème.
Le rapport intitulé : « Le point sur les agressions sexuelles et propositions d’action » a été rendu public en mai 2016. Les conclusions sont effrayantes. Presque tous les agresseurs sexuels qui ont agi en groupe et ont été arrêtés sont citoyens d’Afghanistan, d’Erythrée et de Somalie. Ces trois groupes d’immigrants sont surreprésentés dans cette catégorie de migrants que sont les «enfants réfugiés non accompagnés ».
Scènes d’un festival de musique à Malmö à l’été 2015 … A gauche: Quatre jeunes hommes entourent et agressent sexuellement une jeune femme. A droite: la police arrête un suspect, pendant que les victimes d’agression sexuelle pleurent en arrière-plan. Le photographe a indiqué que des filles suédoises ont été agressées sexuellement par des groupes de jeunes hommes « d’origine étrangère ».
Le rapport établi par le Service des opérations nationales (NOA) a passé en revue toutes les agressions sexuelles qui ont eu lieu dans les festivals de musiques, les carnavals de rue ou les fêtes de Nouvel An et qui ont été rapportées à la police.
« Les plaintes déposées en 2015 et 2016 montrent que les filles de 14 et 15 ans sont une cible des plus vulnérables. Les attaques ont été vécues différemment selon le mode opératoire [du délinquant], mais le contenu des plaintes montre clairement que plusieurs des filles attaquées ont été dévastées et ébranlées en profondeur par la violence qui leur a été infligée. Le choc et la peur ont été d’autant plus grands que ces attaques ont été menées par un groupe où la victime n’était pas seulement immobilisée et « pelotée » ; les agresseurs tentaient également de déchirer ses vêtements.
« La plupart des agressions ont été le fait d’hommes seuls. Les attaques ont eu lieu très souvent au cœur de la foule, et par derrière. L’agresseur glissait ses mains dans le pantalon de la victime, sous sa blouse ou son sweatshirt et tentait de l’embrasser tout en l’immobilisant. Sans doute parce que la victime s’est débattue ou parce que l’agression s’est produite par derrière, il a été souvent difficile d’obtenir une description menant à une identification. Dans de nombreux cas, les victimes ont été attaquées alors qu’elles se tenaient dans le public face à la scène, se frayaient un chemin vers leurs amis, ou se tenaient en groupe aux côté d’un ou plusieurs amis. »
Au moins dix cas de taharrush gamea [terme arabe pour « harcèlement sexuel collectif »] – ont été recensés : des groupes d’hommes choisissent une victime et mènent une attaque en commun. Le rapport cite Senni Jyrkiäinen, chercheuse à l’Université d’Helsinki, spécialiste des relations homme-femme en Egypte :
« Taharrush est le mot arabe pour harcèlement. Si vous ajoutez « el-ginsy » (ou juste ginsy) vous obtenez « harcèlement sexuel », gamea signifiant « groupe ».
Le rapport de la police décrit le phénomène ainsi :
« Dans dix cas au moins, une femme isolée âgée de 14 à 16 ans, ou entre 25 et 30 ans, s’est retrouvée entourée par cinq à six hommes – souvent plus -. Certains ont immobilisé la fille au sol, pendant que d’autres lui ont pressé les seins et d’autres parties du corps. Dans un des cas, l’un des assaillants a photographié l’attaque. Dans plusieurs autres cas, les agresseurs ont tenté de déboutonner le pantalon de la victime et même de le lui retirer – parfois avec succès – avant qu’une aide extérieure ne surgisse. Il y a même eu des cas ou plusieurs filles appartenant à un même groupe d’amis ont été attaquées simultanément par un très grand nombre d’hommes.
« Quelques suspects ont été identifiés. Tous sont citoyens d’Afghanistan, d’Erythrée ou de Somalie. Toutes les enquêtes menées à Stockholm et Kalmar entre 2014 et 2015 ont été abandonnées faute de preuves ou en raison de difficultés pour identifier les suspects ».
Extraits de dépôts de plaintes :
  • Une jeune fille de seize ans a été attaquée par un grand nombre d’hommes qu’elle a décrit comme des « étrangers parlant un mauvais suédois » qui ont essayé de lui arracher ses vêtements. Certains des agresseurs ont photographié l’agression. La fille retournait à son domicile à la fin d’une fête quand elle a été attaquée. Elle était en compagnie de son petit ami qui a été témoin de l’agression.
  • Deux jeunes filles ont été attaquées par un groupe de quinze à vingt hommes « d’origine africaine », tous âgés de quinze à vingt ans ;
  • L’attaque contre la jeune fille a démarré comme un harcèlement sexuel et s’est terminée par un viol en réunion. La jeune fille et les agresseurs participaient à la même fête. Les agresseurs ont suivi la jeune fille quand elle a quitté les lieux ;
  • Une jeune fille de douze ans a été attaquée. La description des agresseurs qui suit est celle qui a été enregistrée ; « quatre hommes de type arabe, âgés de vingt à vingt-cinq ans, et parlant une langue étrangère, sans doute de l’arabe, entre eux ». Un jeune homme qui tentait de s’interposer a été roué de coups ;
  • Une fille a déclaré qu’elle s’apprêtait à uriner dans les buissons quand elle a été attaquée par douze agresseurs. Les suspects ont également dérobé le portefeuille de la jeune fille. « L’agression sexuelle s’est traduite par le fait qu’un inconnu a saisi les fesses de la jeune fille, entre autres choses ».
  • Une jeune fille de dix-sept ans a quitté un centre commercial quand elle a été poursuive et bloquée par trois « Africains » qui l’ont attaquée en comprimant ses fesses si fort que son pantalon a été arraché.
  • Une jeune fille de treize ans inscrite dans une classe d’éducation spécialisée a été approchée par « quatre ou cinq gars étrangers » s’exprimant en suédois teinté d’un fort accent. Chacun d’eux l’a tripotée à des « endroits du corps qu’elle n’a pas apprécié comme les fesses et les seins ».
  • Une jeune fille attendait le train quand elle s’est retrouvée entourée par six jeunes âgés de quinze à dix-sept ans « d’origine étrangère ». Ils se sont moqué d’elle, lui ont tenu des propos obscènes et l’ont menacé en suédois. L’agression a cessé quand le train est entré en gare.
  • Une jeune fille a été accostée par dix hommes âgés de dix-huit à vingt ans. Quatre d’entre eux lui ont saisi les bras et soulevé son pullover pendant que les trois autres se livraient à des attouchements sur ses seins et d’autres parties de son corps. Elle a crié à l’aide et résisté comme elle a pu, les suppliant d’arrêter, mais sans aucun résultat. Elle a finalement réussi à se dégager.
  • Une fille a été harcelée de manière ordurière dans un train par neuf hommes âgés de vingt-cinq ans environ. Ils ont tenté de la bloquer à l’intérieur du wagon. Aucun d’eux ne parlait le suédois, la victime a déclaré dans sa plainte qu’ils « pourraient provenir d’Afghanistan ».
  • Une fille a été encerclée dans un train par huit hommes agissant simultanément. Deux lui ont tripoté les cuisses et peloté d’autres parties de son corps. Elle a fini par saisir une bombe au poivre qui a fait fuir ses agresseurs. Tous avaient plus de vingt-cinq ans et étaient d’origine étrangère.
Au chapitre des agressions sexuelles dans les piscines, le rapport en recense 123 en 2015. Quatre-vingt-six pour cent des suspects avaient moins de 20 ans, l’âge moyen des agresseurs se situant autour de 15-16 ans:
« Dans 80% des cas, les agresseurs qui ont agi dans les piscines ont reconnu être d’origine étrangère – pour les autres, leur situation d’étranger a été établie par la suite. La plupart n’avaient pas de numéro de sécurité sociale et l’enquête a établi qu’ils faisaient partie de groupes de garçons en quête d’asile ».
Le caractère indiscutable et effrayant des faits recensés par le rapport de la police n’a pas soulevé une once de débat public en Suède. Les féministes ont seulement évoqué des « hommes » commettant des agressions sexuelles. En janvier par exemple, Karen Austin, ancienne responsable d’une commission gouvernementale sur les jeunes hommes et la violence a publié un article sur le site « Débats » de la télévision publique suédoise ; elle y affirme que la culture et la religion n’ont (presque) aucun rôle en matière d’agressions sexuelles.
« Les Suédois auraient-ils une meilleure paire de chromosomes que les autres hommes de la planète » demande-t-elle de manière très rhétorique ?
Barbro Sörman, présidente du Parti de Gauche à Stockholm, a tweeté début juillet qu’un viol commis par des Suédois était pire qu’un viol commis par des étrangers :
« Les Suédois qui violent ont grandi dans une société qui pratique l’égalité entre les sexes. Il s’agit donc d’un choix délibéré. Ce qui est bien pire à mon avis ».
Sörman a par la suite regretté la formulation de son tweet, mais a réaffirmé que le comportement des Suédois méritait d’être aussi examiné :
« Il faut tenir compte du choix qui vous amène à nier l’égalité et à commettre un abus alors que nous vivons dans une société d’égalité entre les sexes ».
Après que Dan Eliasson, le chef de la police nationale, ait lu le rapport qu’il avait commandé, il a rendu publique le 28 juin, une « solution » qui a coupé le souffle des Suédois : un bracelet sera distribué portant l’inscription « Attouchements sexuels interdits ». Eliasson a expliqué son initiative ainsi :
« La police prend les agressions sexuelles très au sérieux, surtout quand des jeunes sont impliqués. Ces crimes sont extrêmement choquants, et appellent à une mobilisation de toute la société. [Avec les bracelets] nous pouvons braquer les projecteurs sur ce problème et encourager les victimes à porter plainte ».
Quelques jours plus tard, les Suédois ont appris que la plupart des auteurs d’agressions sexuelles du « Putte i Parken », le festival de musique de Karlstad, portaient le bracelet « Attouchements sexuels interdits ». Ce fut la même histoire au festival Bravalla, en dépit des 50 volontaires de l’ONG Nattskiftet (Equipe de nuit) qui patrouillaient le festival Bravalla tous les soirs. Lisen Andréasson Florman, directeur des opérations de Nattskiftet, a elle-même a été attaquée. Elle a déclaré à l’agence de presse suédoise TT , qu’elle s’est retrouvé encerclée par trois hommes qui ont eu des gestes « absolument dégoûtants ».
« Et ces trois hommes portaient les bracelets « Attouchements sexuels interdits ». C’était totalement surréaliste ».
Ainsi vont les choses. Au cours de l’été, à chaque festival de musique, les agressions sexuelles se sont répétées encore et encore. L’atterrement a été général quand les organisateurs du Trästocksfestivalen, le festival de musique de Skellefteå, ont mis en place un service de bus gratuits pour inviter les « enfants réfugiés non accompagnés » locaux.
Nils Andrén, le directeur du festival n’a pas compris les critiques formulées contre ses bus gratuits. La devise du festival est « accessibilité », a-t-il déclaré et les nouveaux arrivants peuvent renoncer à participer en raison du prix élevé des transports. En plus des navettes gratuites, les organisateurs ont imprimé des affiches en persan, arabe et tigrinya pour annoncer le festival. Ils se sont dits « fiers d’être le premier festival de musique en Suède à avoir une politique d’audience active auprès des migrants nouvellement arrivés ».
A la fin du Trästocksfestivalen, la police a enregistré douze plaintes pour agression sexuelle.
Les propositions émises par la police en conclusion de son rapport pour prévenir les agressions et lutter contre elles sont énumérées à gros traits ci-dessous :
  • Un travail de prévention à partir de cas criminels concrets.
  • Refonder la coopération entre les municipalités et les organisateurs.
  • Mettre en œuvre un modèle récurrent de coopération pour tout ce qui touche à la délégation de pouvoir et à la délégation de responsabilité.
  • Mesures directes selon l’analyse des causes.
  • Etablir un « quartier général commun » pour l’organisation d’événements publics.
  • Analyser correctement les situations en temps réel.
  • Mettre les coupables rapidement en examen en disposant d’enquêteurs sur place.
  • Enquête juridique pour établir que les modes opératoires nouveaux des criminels ne constituent pas des circonstances aggravantes.
Nulle part le rapport ne mentionne que le personnel politique devrait prendre des mesures pour réduire le nombre des demandeurs d’asile en provenance de pays ou le taharrush gamea est pratiqué. Apparemment, les femmes et les jeunes filles suédoises sont devant un choix : accepter de vivre avec le risque d’être agressées sexuellement et violées – ou renoncer à sortir de chez elles. Cet enfermement domestique est après tout conforme à la charia telle que la loi islamique la prescrit.
Ingrid Carlqvist est journaliste et auteur basée en Suède. Elle est Distinguished Senior Fellow du Gatestone Institute.

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