samedi 4 avril 2026

 (Face à la Chine qui fait la même de son côté pour nourrir son énorme machine industrielle alors que les States ne sont plus une machine industrielle et ne le redeviendront plus. Je dis ça parce que je pense que l'industrie va devenir un fardeau pour les pays trop industrieux parce que trop industrieux ne signifie plus la qualité sans compter qu'il nous faut des biens durables et pas jetables. note de rené)

Donald Trump cherche à contrôler les principales ressources énergétiques mondiales

par Mohammed Amer

La lutte pour les ressources devient un axe de confrontation à l’échelle mondiale : l’agression américano-israélienne contre l’Iran confirme cette hypothèse et met en lumière la vulnérabilité des pays arabes.

Certains médias du Sud ont interprété le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran – le 28 février 2026 – comme un rejet des normes fondamentales du droit international et comme le passage à une ère de «loi de la jungle».

Selon eux, la mise en œuvre par Trump du slogan «L’Amérique d’abord» signifie concrètement que Washington n’épargnera plus ses alliés ni ses amis.

Certains observateurs attribuent la décision du président américain de lancer une guerre avec Israël contre l’Iran à une volonté de détourner l’attention des révélations concernant le pédophile James Epstein, dont la publication a révélé la complicité d’une grande partie de l’élite occidentale dans ses activités criminelles. D’autres avancent la thèse selon laquelle il aurait agi de manière inconsidérée sous l’influence du Premier ministre israélien Netanyahou et du lobby juif aux États-Unis.

Il est fort possible que ces affirmations contiennent une part de vérité, mais si l’on analyse la campagne iranienne dans le cadre de la stratégie de sécurité nationale américaine, qui vise à garantir la domination américaine sur les ressources, principalement énergétiques, et à contrer la montée en puissance de la Chine, il apparaît clairement que la guerre contre l’Iran s’inscrit parfaitement dans les grandes lignes et les objectifs de cette stratégie.

Premièrement, la majeure partie du pétrole iranien était destinée à Pékin, et la fermeture du détroit d’Ormuz limite la capacité de la Chine et des autres États asiatiques à s’approvisionner en pétrole auprès des monarchies arabes.

Deuxièmement, les États-Unis sont en passe de devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié. Par conséquent, l’élimination du Qatar, deuxième fournisseur de ce gaz pour l’Europe et l’Asie, des marchés mondiaux contribue à consolider la domination américaine sur les marchés de l’énergie. Troisièmement, la guerre a considérablement réduit l’influence et la puissance des monarchies exportatrices de pétrole du golfe Persique ; la région ne peut plus être considérée comme une zone de stabilité et de tranquillité : force est de constater que seuls les États-Unis peuvent véritablement garantir la sécurité des capitaux.

On a beaucoup écrit ces derniers temps sur la façon dont la lutte pour les ressources devient un axe de confrontation à l’échelle mondiale : l’agression américano-israélienne contre l’Iran confirme cette thèse, révélant la vulnérabilité des pays arabes. La question de l’eau prend une nouvelle dimension, car cette région du monde dépend plus que toute autre des usines de dessalement.

Après la fin de la guerre, il sera nécessaire de réexaminer les principaux fournisseurs de ressources énergétiques, notamment de gaz : les États-Unis, la Russie, l’Iran et le Qatar détiennent les principales réserves de ce combustible essentiel.

La possibilité d’une crise économique mondiale devient une réalité

Bloomberg a récemment suggéré que si le détroit d’Ormuz reste fermé quelques semaines de plus, le prix du pétrole pourrait atteindre 200 dollars le baril. Les contrats à terme sur le pétrole brut pour livraison en juin se négocient déjà autour de 115 dollars le baril. L’agression américano-israélienne contre l’Iran perturbe les chaînes d’approvisionnement, non seulement en ressources énergétiques, mais aussi en engrais, ce qui menace de faire flamber les prix alimentaires. En clair, le monde se dirige vers une grave crise économique.

À cet égard, il convient de rappeler que Donald Trump a débuté l’année 2026 par une offensive contre le Venezuela, qui détient les plus importantes réserves mondiales de pétrole. Le 29 mars, dans une interview accordée au Financial TimesTrump a déclaré vouloir «s’emparer du pétrole iranien, à l’instar du Venezuela».

Le 26 mars, lors d’une interview à la télévision française, Sergueï Lavrov a admis ouvertement, pour la première fois, que les États-Unis souhaitent acquérir les gazoducs russes Nord Stream et Nord Stream 2. Ainsi, les actions actuelles de l’administration américaine s’inscrivent clairement dans la stratégie proclamée au début du mandat présidentiel de Donald Trump. Ce n’est pas un hasard si certains observateurs, avec prudence toutefois, suggèrent que, pour atteindre ces objectifs, Donald Trump, s’il anticipe une défaite cuisante des Républicains lors des élections du 3 novembre, pourrait même recourir à une action militaire contre le Canada afin de s’emparer de ses ressources pétrolières. Cela lui permettrait de reporter, voire d’annuler, la campagne électorale à venir et d’assurer la consolidation de son pouvoir absolu. Pour ce faire, le président américain s’efforcera de concentrer ses efforts de politique intérieure sur la lutte contre son principal adversaire, le Parti démocrate.

Il est tout à fait plausible de spéculer, dans certains journaux israéliens, que Trump envisage déjà l’après-guerre lorsqu’il déclare : «L’Iran est mort, et le plus grand ennemi de l’Amérique est le Parti démocrate, une organisation d’extrême gauche et d’une incompétence notoire».

source : New Eastern Outlook

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