Soutenez-nous
Votre soutien nous est indispensable pour continuer à vous fournir le meilleur de l’information internationale alternative. C’est grâce à vos dons que nous pourrons maintenir le cap pour une information plurielle et réellement alternative. Nous comptons sur vous.
par Hubert Lenglet
Lettre à Monsieur le Président Michel-Edouard LECLERC.
Monsieur le président
La providence me sourit par le concours de votre livreur qui m’a livré 500 litres de fioul domestique ce matin au prix de 895 €. La surprise passée, j’ai consulté ma facture du 21 janvier dernier pour un prix de 585 €. Soit, sauf erreur de ma part, une augmentation de près de 50%.
C’est l’émotion qui m’a fait jeter le cri que vous lisez ci-dessus, et que j’aimerais beaucoup rétracter, jusqu’à vous faire des excuses. Aussi, permettez-moi de vous poser quelques questions, en tant que fidèle client de vos produits pétroliers.
Vous êtes, si je ne me trompe, avec vos confrères de la grande distribution, en situation de quasi monopole pour l’alimentaire et de très nombreux produits de la vie courante. Pouvez-vous m’en donner les chiffres, Monsieur le Président, afin d’éclairer le lecteur ainsi que vos clients ?
Ceci par le concours ( ou la complicité ? ) du législateur qui vous a déroulé le tapis rouge depuis fort longtemps. Veuillez me corriger si je me trompe.
Je pense que la situation est identique pour les carburants, merci de m’éclairer.
En bon gestionnaire, vous avez eu la riche idée (très riche) de vous allier avec vos confrères pour constituer de méga centrales d’achat qui monopolisent encore mieux vos commerces ? Merci de m’éclairer.
J’en viens aux questions concernant les carburants dont les prix explosent depuis quelques jours.
J’imagine que vous regroupez vos achats pétroliers en de grosses, très très grosses, je suppose, commandes directement auprès des producteurs.
Avec des contrats bloqués sur de longues périodes, avec des prix plus que cassés ? Merci de m’éclairer. Nous savons que les Russes pratiquent des prix très avantageux.
Personnellement, ancien petit patron un peu avisé, je demanderais de très bas prix pour de très grosses commandes. Avec des prix bloqués sur plusieurs années, dans la mesure où une fois la production des puits amortie, les frais restent constants. Et la consommation perdure au fil des ans. Merci de m’éclairer là aussi, afin de m’éviter quelques erreurs.
Je suis sur que vous me voyez déjà venir. je crois qu’il existe des cas d’enrichissement sans cause.
Éclairez-moi, Monsieur le Président, pour m’assurer que ces envolées des prix du carburant ne mettent pas vos commerces en péril.
Je puis vous assurer qu’ils mettent de très nombreux Français dans des cas de détresse que vous ne connaissez pas. Pardon de parler crûment, c’est vraiment dégueulasse pour celui qui permet cela.
Cinquante centimes, ce n’est pas «la mer à boire» comme l’on dit, surtout pour vous et vos amis.
Pouvez-vous alors, m’indiquer en quoi ces cinquante centimes seraient impératifs pour équilibrer vos comptes et ne pas passer dans «le rouge» ? Où vous savez que des millions de Français y sont en permanence, dans le rouge ? Tandis que ces messieurs du fisc se frottent les mains, et pourraient arroser ces jours heureux en votre compagnie.
Sauf à me démentir, Monsieur le Président, je vous confirme que cela me semble vraiment dégueulasse. Attitude contagieuse qui risquerait de faire de vous «un gros dégueulasse», ce que je ne souhaite pas à mon pire ennemi, et que je veux surtout pas pour vous.
Impatient de vous lire, Monsieur le Président, calmez vite mes angoisses, s’il vous plaît, de ne pas avoir à crier «Aux voleurs» contre ceux qui prendraient ces cinquante centimes pour de l’argent de poche, pour se payer des vacances plus magnifiques encore que l’année dernière, ou autres fantaisies, tandis que des millions de vos compatriotes se débattent dans des vies de m…., celles de ceux qui ne sont rien.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire