jeudi 22 août 2019



Brexit. Passe d’armes entre Macron et Johnson sur l’accord de sortie de l’Union européenne
Ouest-Franceavec AFPPublié le 
À la veille d’une rencontre avec le Président français, Boris Johnson a répété son opposition à l’accord actuel de divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ce mercredi 21 août, et demandé l’abandon du « filet de sécurité » assurant l’ouverture de la frontière entre les deux Irlande. Ce n’est « pas une option », a répliqué Emmanuel Macron.
Le Royaume-Uni « ne peut accepter » en l’état l’accord actuel de divorce avec l’Union européenne, a prévenu mercredi 21 août au soir à Berlin le Premier ministre britannique Boris Johnson, réclamant la suppression du mécanisme controversé de « filet de sécurité ».
« J’attends des clarifications de Boris Johnson », a répondu Emmanuel Macron lors d’une allocution devant l’Assemblée de la presse présidentielle à l’Élysée mercredi soir, car ces demandes ne « sont pas une option » pour l’Élysée.
De son côté, Angela Merkel a fait un geste mercredi soir à Berlin en direction de Boris Johnson en jugeant possible de trouver un accord négocié « dans les 30 prochains jours », qui réponde aux exigences du nouveau Premier ministre britannique. La commission européenne s’oppose elle à toute renégociation de l’accord de retrait.

Pas de consensus sur le « backstop »

Emmanuel Macron et Boris Johnson doivent se rencontrer jeudi 22 août à Paris pour aborder entre autres le sujet de ce fameux « filet de sécurité » post-Brexit. Cet accord et son mécanisme prévu pour empêcher la création d’une frontière entre Irlande du Nord et République d’Irlande rend le Royaume-Uni « prisonnier » du cadre juridique de l’UE et doit être « supprimé », a affirmé Boris Johnson à la presse, et il veut convaincre les Vingt-Sept d’y renoncer.
« Il y a une fermeté européenne sur les principes », répond la présidence française. Pour l’Élysée, « le backstop est une police d’assurance » et « un élément indispensable d’un accord » car il s’agit d'« assurer la paix et la stabilité en Irlande, et l’intégrité du marché européen ».
L’Union européenne tient à tout prix à éviter le retour de frontières physiques sur l’île après le Brexit. Prévu le 31 octobre, il risque de se faire sans accord de sortie. « Aujourd’hui, le scénario central du Brexit est celui du no-deal », a ainsi indiqué ce mercredi 21 août l’Élysée.

(Soyons sérieux, il faut un contrôle avant que l'immigration ne comprenne que passer par l'Irlande pour aller en Angleterre peut se faire les doigts dans le nez. note de rené)

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