Israël a construit une base militaire cachée en Irak pour soutenir ses opérations en Iran
Les forces irakiennes ont presque découvert le site avant que des frappes
israéliennes ne les repoussent, selon le Wall Street Journal
Berk Kutay Gökmen
09 Mai 2026
Mise à jour: 09 Mai 2026
Istanbul
AA / Istanbul / Berk Kutay Gokmen
Israël aurait établi une base militaire secrète dans le désert irakien pour soutenir des opérations aériennes contre l’Iran, a rapporté samedi The Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
Selon le rapport, les forces israéliennes ont mené des frappes aériennes au début du conflit contre des troupes irakiennes qui s’étaient approchées du site.
D’après le journal, le poste avancé a été construit peu avant la guerre avec l’accord tacite des États-Unis et a été utilisé par les forces spéciales israéliennes comme centre logistique pour l’aviation israélienne.
Des équipes de recherche et de sauvetage auraient également été stationnées sur la base pour récupérer d’éventuels pilotes israéliens abattus, bien qu’aucune opération de ce type n’ait finalement été nécessaire.
Le rapport indique que, après qu’un avion de chasse F-15 américain a été abattu près d’Ispahan, Israël a proposé son assistance, mais les forces américaines ont secouru les deux membres d’équipage de manière indépendante. Les forces israéliennes ont néanmoins mené des frappes aériennes pour contribuer à sécuriser la mission, selon le rapport.
La base a failli être découverte début mars après que les médias d’État irakiens ont rapporté qu’un berger avait observé une activité militaire suspecte dans la zone, y compris des mouvements d’hélicoptères, ce qui a incité les troupes irakiennes à enquêter.
Selon le rapport, Israël a réagi par des frappes aériennes qui ont empêché les forces irakiennes d’atteindre le site.
L’armée israélienne a refusé de commenter le rapport.
Le gouvernement irakien de l’époque a condamné l’attaque, qui a fait un mort parmi les soldats irakiens.
« Cette opération imprudente a été menée sans coordination ni approbation », a déclaré Qais Al-Muhammadawi, commandant adjoint du Commandement des opérations conjointes irakien, aux médias d’État irakiens après l’incident de mars.
Les tensions régionales se sont fortement accrues depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, déclenchant des représailles iraniennes contre Israël et les alliés américains dans le Golfe, ainsi que la fermeture du détroit d’Ormuz.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à la médiation pakistanaise, bien que les négociations à Islamabad n’aient pas permis de conclure un accord permanent. Donald Trump a ensuite annoncé une prolongation de la trêve sans en fixer la durée.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz