mercredi 21 août 2019

Économie : Vers la libération de l’importation en Algérie

source : Observ'Algérie via Kabylie news
Tout porte à croire que l’Algérie ouvrira ses portes à l’importation d’une manière plus libre, d’après les mesures déjà prises et celles qui sont à venir. Ainsi les mesures et les dispositifs spéciaux pour réguler l’importation et aussi protéger la production nationale sont appelés à disparaître ou au moins à être assouplis d’une manière significative.
Le ministre du Commerce Saïd Djellab a annoncé la couleur en affirmant que tout sera désormais ouvert à l’importation pour peu que les opérateurs en exercice s’acquittent des droits et taxes en vigueur, tout en sachant que ces droits se sont enrichis avec une nouvelle mesure sous forme d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS), dont l’institution a longtemps traîné avant d’entrer en application au début de cette année. Elle est destinée à protéger la production nationale de la concurrence déloyale de firmes étrangères.
En appliquant cette taxe, le champ a été ouvert à l’importation de certains produits déjà mis dans la liste des produits interdits d’importation en 2018. C’est la première mesure concrète pour la liberté des échanges commerciaux, elle a permis à une immense panoplie de produits prêts à la consommation d’entrer sur le marché national. Les importateurs n’avaient qu’à payer un droit suivant des taux allant de 30 à 200 %, percevable en plus des droits de douane.
(Ca sent le FMI ou la banque mondiale à plein nez. note de rené)
Cette mesure a fait régir les producteurs algériens qui se sont plaints de cette concurrence qui peut à moyen terme avoir de lourdes conséquences sur la production locale, qui n’est pas encore en mesure de tenir tête aux grandes marques internationales. Il faut ajouter que dans ce contexte, où la balance commerciale algérienne enregistre un grand déficit, ce genre de mesures vont à contresens de la maîtrise des ressources en devise.

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