Des étudiants scandent des slogans contre le pouvoir à Téhéran
AFP / le 21 février 2026 à 17h57. L'Orient le Jour (Liban)
Capture d’écran extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris le 21 février 2026, montrant d Des Iraniens s’affrontant à proximité du département d’ingénierie aérospatiale de l’université Sharif à Téhéran, le 21 février 2026. Capture d’écran extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux / AFP
Des étudiants iraniens ont scandé samedi à Téhéran des slogans anti-gouvernement lors de rassemblements en hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, confrontant des partisans du pouvoir, ont rapporté des médias.
Ces rassemblements ont eu lieu au moment où les Etats-Unis menacent de frapper l'Iran, malgré la reprise de pourparlers indirects entre les deux pays ennemis. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et géolocalisées par l'AFP à l'université de technologie de Sharif, la principale en ingénierie de la capitale iranienne, montrent des échauffourées éclater au sein d'une foule, alors que certains scandent « bi sharaf », ou « honteux », en persan. Sur d'autres images, publiées par la chaîne de télévision Iran International basée à l'étranger, on voit une vaste foule proférant des messages hostiles au gouvernement.
D'après l'agence de presse iranienne Fars, ce qui devait être « une manifestation silencieuse et pacifique » d'étudiants a été perturbé par des individus scandant notamment « mort au dictateur », un slogan clé du mouvement de contestation adressé au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
Selon une vidéo publiée par Fars, un groupe agitant des drapeaux iraniens fait face à de nombreux protestataires masqué, chaque camp semblant brandir des portraits en hommage aux morts. D'après d'autres médias iraniens, des rassemblements ont eu lieu dans au moins deux autres universités de Téhéran.
Cette semaine, les slogans contre le pouvoir sont réapparus alors que prenait fin la période de deuil traditionnel musulman de 40 jours, après le pic des manifestations des 8 et 9 janvier. Déclenchées pour dénoncer le marasme économique, elles s'étaient rapidement mues en une contestation du pouvoir et ont été réprimées dans le sang. Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, plus de 7.000 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis janvier. Les autorités font pour leur part état de 3.000 morts, selon elles en majorité des membres des forces de sécurité et des passants tués par des « terroristes » au service d'Israël et des Etats-Unis.
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