vendredi 5 novembre 2021

 (Si l'état de l'Alberta n'est pas content, c'est qu'il est le principal état canadien à exploiter le pétrole de sable bitumineux, le plus polluant, plus que le pétrole et gaz de schiste. De toute façon, personne n'en voulait même si la compagnie française Total a fait des pieds et des mains pour le refourguer, notamment en France. note de rené)


COP26: pourquoi le Canada, 4e producteur de pétrole, s'engage sur les énergies fossiles



Publié le : 05/11/2021 - 12:47


 

Texte par :RFISuivre

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Le Canada s’engage dans le groupe de 20 pays qui ont annoncé à la COP26 qu’ils cesseraient de soutenir les projets d’exploitation gazière et pétrolière à l’étranger. Parmi eux, se trouvent des pays comme la Grande-Bretagne et les États-Unis, les alliés traditionnels du Canada, ce qui l'a certainement incité à signer l'accord.


Avec notre correspondante à Montréal, Pascal Guéricolas

Depuis le début de la COP26, le Canada multiplie les annonces pour montrer sa volonté de s’éloigner des énergies fossiles. Peut-être une façon pour ce mauvais élève du G7, dont les émissions de gaz à effet de serre n’ont cessé d’augmenter depuis l’accord de Paris, de se refaire une image verte.

Ce nouvel engagement devrait donc éliminer les prêts et les subventions donnés aux compagnies pétrolières et gazières canadiennes, qui se lancent dans des projets à l’étranger sans technique de capture de carbone. Des investissements qui coûteraient des milliards de dollars chaque année à l’État.

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La décision de Justin Trudeau

Si ce nouveau plan contient aussi la promesse de réorienter cet argent vers des énergies renouvelables, la mise en œuvre de cet engagement semble encore assez vague. Ce qui est clair, c’est que le Premier ministre Justin Trudeau semble décidé à ne plus miser autant sur l’économie gazière et pétrolière, même si le Canada se classe au 4e rang mondial de la production de pétrole.

Justin Trudeau a ainsi pris l’engagement de ne plus subventionner ce secteur durant la dernière campagne électorale en septembre. Une décision qui satisfait l’est du pays et la Colombie-Britannique, mais qui provoque la colère de l’Alberta où se trouvent les réserves d’énergie fossile.  


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