(C'est simple, ils vont appliquer en Bolivie le même schéma qu'en Equateur avec diabolisation de l'ancien président comme au Brésil. Sauf que morales n'a pas respecté le référendum qui avait rejeté une quatrième candidature ce qu'il ne faut pas oublier avant d'en faire une victime de l'horrible complot américain. note de rené)
© Pedro Pardo Source: AFP
«On s'est libérés du FMI» : Morales dénonce un complot qui vient des Etats-Unis contre sa politique
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L'ex-président bolivien Evo Morales à Mexico, le 13 novembre 2019.
Alors que les Etats-Unis ont immédiatement reconnu l'autoproclamée présidente par intérim de la Bolivie Jeanine Añez, Evo Morales dénonce un complot politique et économique contre sa politique de nationalisation des ressources naturelles.
L'ex président bolivien, poussé à la démission le 10 novembre, a dénoncé le 13 novembre sur son compte Twitter la reconnaissance par les Etats-Unis de la présidente autoproclamée de son pays, la sénatrice de droite Jeanine Añez, intervenue par la voie d'un communiqué du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo le même jour.
«Nous condamnons la décision de Trump de reconnaître le gouvernement auto-proclamé par la droite. Après avoir imposé Guaido [au Venezuela], il proclame maintenant Añez. Le coup d'Etat qui a causé la mort de mes frères boliviens est un complot politique et économique qui vient des États-Unis», a écrit Evo Morales sur son compte Twitter, qui a immédiatement dénoncé un «coup d'Etat».
Condenamos la decisión de Trump de reconocer al gobierno de facto y autoproclamado por la derecha. Después de imponer a Guaidó, ahora proclama a Añez. El golpe de Estado que provoca muertes de mis hermanos bolivianos es una conspiración política y económica que viene desde EEUU.
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La veille, c'est devant une assemblée vide, en l'absence de quorum au Parlement que la sénatrice s'était déclarée présidente par intérim puis avait pénétré dans le palais présidentiel avec deux exemplaires de la Bible à la main et, sous les «Gloire à Dieu !», elle s'était écriée : «la Bible retourne au palais.» Une des premières décisions prise par son gouvernement a été de reconnaître l'autoproclamé président par intérim du Venezuela Juan Guaido, qui l'avait lui même reconnue.
«Les putschistes n'acceptent pas la nationalisation des ressources naturelles»
Lors d'une conférence de presse à Mexico où il est exilé, le président indigène déchu a affirmé qu'après s'être affranchi du Fonds monétaire international, l'économie bolivienne se portait mieux et que les putschistes «n'accept[aient] pas la nationalisation des ressources naturelles». Une allusion à sa politique en matière de gaz et de lithium dont regorge le sous-sol de Bolivie.
L'ex dirigeant socialiste a en outre déclaré qu'il retournerait en Bolivie si la population le lui demandait. «Si mon peuple le demande, nous sommes disposés à retourner [en Bolivie] pour apaiser la situation», a déclaré Evo Morales. «Nous reviendrons tôt ou tard», a-t-il en outre assuré.
Il a également exhorté l'opposition bolivienne à mettre un terme à la violence qui se poursuit malgré son exil. Dans la soirée du 13 novembre, un jeune homme de 20 ans a été tué par balle lors d'affrontements entre partisans d'Evo Morales et la police, dans l'est de la Bolivie, portant le bilan des violences post-électorales à dix morts.

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