vendredi 20 septembre 2019

Une vision de ce que peut donner la pollution industrielle et son corollaire, le changement climatique et l'extinction des espèces.

En France, dans la ville de Grenoble, cet été, la ville a été envahie par le moustiques tigres au point que les habitants n’ouvraient pas les fenêtres en pleine canicule. Un moustique tigre qui par ailleurs s’est habitué à survivre à l’hiver. Il faut s'imaginer que Grenoble est une ville de montagne, les Alpes, et que l'hiver y est particulièrement froid.
Le changement climatique impose la modification des types de cultures dans les territoires touchés, mais, aussi, l’arrivée et l’adaptation de nuisibles de toute espèce.
Invasion ou grand remplacement d’autant plus préoccupant que les insectes locaux n’émigrent pas, mais, disparaissent tués par la pollution industrielle et agricole.
Les insectes les plus utiles apparemment pour une bio-diversité qui nous favorise disparaissent, nous laissant seuls face à des nuisibles indigènes capables de s’adapter aux attaques chimiques et avec les nouveaux arrivants.
Donc, les nouveaux nuisibles n’ont, dans les territoires conquis, aucun prédateur du fait qu’ils ne les ont pas emmené dans leurs bagages.
Prenons l’exemple d’un nouveau venu en France, le frelon asiatique. Dans mon potager, j’eus le malheur de déranger un nid ignorant sa présence. Une piqure me scotcha, une deuxième intolérable me fit fuir, une troisième me jeta par terre ne retrouvant pas ma respiration. J’en eus huit en tout que je comptais avec rage sur mon corps martyrisé. Et, pour mon malheur, j’étais vêtu d’un débardeur, un tee shirt sans manche. Le frelon me poursuivit à l’intérieur de la maison où je finis par le tuer.
La douleur est insupportable, mais, ma chance fut qu’un seul « gardien » de la ruche me piqua car la puissance du poison diminue au fur à mesure des piqures diminuant aussi la vélocité du frelon, le pauvre étant fatigué après son bon travail. Ce qui explique que j’ai pu le tuer dans mon état déplorable.
Bref, deux piqures ou trois pour les plus résistants de différents frelons m’aurait tué. Alors, imaginez un enfant, même avec une seule piqure. Il est mort.
Bon, pour la défense du frelon, il n’attaque que lorsqu’il est agressé et de fait, j’avais l’intention innocente de tailler le buisson qui dissimulait la ruche construite à même le sol. Un nid de frelon adulte peut contenir trois milles habitants.
Pourquoi, je vous parle de cela, parce qu’imaginez une planète où tous les insectes qui construisent « Notre » bio-diversité meurent et qu’il ne reste que les nuisibles.
Ca ne vous dis rien ?
Alors, imaginez que notre intervention chimique et industrielle polluante finisse par détruire leur biotope. Que nous, l’espèce humaine, devenions le seul milieu où ils puissent se développer en pondant leurs oeufs dans nos corps. Qu’ils puissent le faire sur nos corps vivant et amoindris par notre nourriture industrielle ou sur nos cadavres. Qu’il leur faille, nous tuer comme peuvent le faire les frelons asiatiques, notre corps devenant le réceptacle où se précipiteront des milliers de nuisibles pour pouvoir assurer la pérennité de leur espèce en y pondant.
Imaginez que comme les habitants de la ville de Grenoble, nous soyons obligé de nous calfeutrer chez nous et ne pouvoir aller dehors, territoire hostile, que carapaçonné comme des astronautes.
Evidemment, seule la robotisation et l’intelligence artificielle nous permettra de cultiver des champs toujours plus saturés par le chimique.
Nous sommes des démiurges, créateurs de robots intelligents capables de se réparer et s’amélirorer que nous regardons se déplacer librement, insensibles aux nuisibles, derrière nos triple vitrages.
Je ne sais même pas si, ils savent qui nous sommes.

rené

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