(Comme Djakarta, la capitale indonésienne. Sauf, que l'Indonésie s'y prend à l'avance. note de rené)
New York, Venise, Miami, Shanghai, ces villes qui risquent de disparaître
Quels que soient les scénarios évoqués, plusieurs villes incontournables semblent irrémédiablement condamnées par l’élévation du niveau des océans. Tôt ou tard, sauf inversion spectaculaire de la tendance globale, Venise, Miami, Shanghai, Jakarta et tant d’autres disparaîtront sous les eaux...
L’élévation du niveau de la mer représente un danger croissant pour les petits pays insulaires et les communautés côtières exposées, mais elle aura également un impact significatif sur les grandes puissances économiques mondiales. Tour d’horizon.
VENISE
Le cas de Venise est connu depuis longtemps. Son sort semble inéluctable: “La question n’est pas de savoir si cela arrivera, mais simplement quand”, s’alarmait déjà un rapport de l’Unesco en 2010. La hausse du niveau de la mer Méditerranée et l’affaissement des sols de la ville devraient en effet conduire à sa disparition avant la fin du siècle.
En Afrique, la cité égyptienne d’Alexandrie semble condamnée à un destin similaire et 2 millions de personnes pourraient être déplacées dans les années à venir. Les villes portuaires de Lagos (Nigeria), Abidjan (Côte d’Ivoire) ou Mombasa (Kenya) se montrent aussi vulnérables à la montée des eaux.
CHINE
Pays de 1,39 milliard d’habitants, la Chine a émis en 2017 10,8 gigatonnes de CO2, soit environ 29% du total mondial, d’après la base de données EDGAR de l’Union européenne. Si ses émissions de CO2 par habitant sont relativement basses, l’effet de la croissance exponentielle de la deuxième économie mondiale devrait avoir une incidence sur l’élévation du niveau de la mer pendant des siècles.
Shanghai, la ville la plus peuplée de Chine, est située dans un vaste delta, formé par l’embouchure du fleuve Yangtsé. Selon le rapport du GIEC, si les émissions de CO2 demeurent aux niveaux actuels, Shanghai pourrait faire face à une élévation du niveau de la mer de 2,6 millimètres par an dans la deuxième moitié du XXIe siècle, bien au-dessus de ce qui est attendu en moyenne dans le monde. La moitié des protections contre les inondations de la mégapole pourraient être régulièrement inondées d’ici 2100.
Plus au sud, Hong Kong, Macao et Canton sont également concernées en raison de leur situation géographique: le grand delta de la rivière des Perles. Une grande partie de cette zone économique florissante se trouve à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer.
ÉTATS-UNIS
Les Etats-Unis possède un littoral Est très développé avec d’immenses métropoles côtières. New York pourrait affronter un risque accru d’inondation avec une élévation moyenne du niveau de la mer de 1,3 millimètre par an. La capitale économique pourrait être exposée à des crues de 2,25 mètres tous les cinq ans à compter de 2030 à 2045.
Miami et la Nouvelle-Orléans devraient carrément être submergées avant 2100, quel que soit le scénario, relate Le Parisien. Toute la Floride est d’ailleurs menacée et la célèbre base de lancement de la Nasa, Cap Canaveral, devrait déménager d’ici 2060.
ASIE
En Inde, un cinquième de la population vit dans des régions côtières déjà confrontées à des tempêtes aggravées par l’effet du changement climatique. Des millions de personnes pourraient être déplacées au cours des prochaines décennies. Les villes de Calcutta et Mumbai (Bombay) sont les plus menacées. “La question est de savoir où ils vont aller”, déclare Harjeet Singh, chargé des questions climatiques chez ActionAid, une ONG. “Nous parlons de l’un des pays les plus peuplés du monde, ce qui signifie que cela finira par entraîner un conflit entre les communautés hôtes et les personnes déplacées. Nous sommes assis sur une bombe à retardement”.
À Jakarta, en Indonésie, le président Koko Widodo envisage déjà concrètement un transfert de la capitale nationale. Un site situé à l’est de l’île de Bornéo a d’ailleurs déjà été choisi pour mettre les institutions de l’État à l’abri. La ville compte 10 millions d’habitants pour une conurbation de 30 millions de personnes.
Les océans, nos futurs pires ennemis
Les océans, sources de vie sur Terre, pourraient devenir nos pires ennemis à l’échelle mondiale si rien n’est fait pour donner un grand coup de frein aux émissions de gaz à effet de serre. Les réserves de poissons pourraient décliner, les dégâts causés par les cyclones se multiplier et 280 millions de personnes seraient déplacées à cause de la hausse du niveau des mers, selon le rapport spécial du GIEC, sur les océans et la cryosphère.
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