Scandale pharmaceutique : environ 100 000 traitements anticancéreux périmés ont été distribués entre 2007 et 2011 en France
source : Epoch Times
Un médicament périmé aurait été administré à des patients suisses et français. L’information, révélée par le journal suisse Le Matin, met en cause le laboratoire Alkopharma, qui aurait trafiqué près de 100 000 flacons de médicaments destiné à soigner le cancer de l’ovaire, de la vessie et du sein. Selon la Radio Télévision Suisse, « Certains flacons ont été vendus 7 ans plus tard ».
C’est Swissmedic, autorité de surveillance du marché des médicaments, qui aurait découvert le pot aux roses après une enquête. « L’affaire touche la plupart des grands hôpitaux suisses », remarque l’article, qui cite notamment l’Hôpital de l’ïle de Berne, les HUG de Genève, l’hôpital de Bâle. En tout, ce serait 2119 flacons périmés qui auraient été distribués en Suisse.
En France, 98 820 flacons auraient été vendus aux hôpitaux pour un montant de 3 278 425 euros.
Le médicament Thiotepa a en théorie une durée de vie de 18 mois. Les flacons en questions étaient périmés, et ne contenait plus la dose nécessaire de principe actif. Le laboratoire aurait ainsi modifié les étiquettes en falsifiant la date de péremption.
Les soupçons de Swissmedic sur Alkopharma datent de 2012. À l’époque, le journal suisse Le Temps parlait déjà d’un scandale sur la société pharmaceutique, basée dans la région de la Valaisie, à Martigny, en Suisse.
«C’est un scandale que des médicaments périmés, utilisés pour des maladies qui ont un risque vital clair, se trouvent sur le marché», commentait alors Nicolas von der Weid, médecin chef adjoint de l’unité d’onco-hématologie pédiatrique du CHUV.
Swissledic avait en effet rappeler le Thiotepa, suite au signalement d’un hôpital allemand qui avait alerté les autorités française sur un lot de médicament encore sur le marché deux ans après sa péremption.
Alkopharma se voit interdite de poursuivre ses activités, ses 150 employés sont mis au chômage. Les journalistes du Temps ont essayé de contacter son patron, Alain Bouaziz, mais celui-ci est un « véritable fantôme », qui « est absent quand on téléphone » et « qui vient juste de partir quand on sonne à la porte de son entreprise ».
Après investigation, le Temps pointe des liaisons économiques plus que douteuses de la part de l’homme, qui a bâti « un vaste réseau en exportant dans le monde entier des molécules que les grandes pharmas allaient cesser de commercialiser ».
Le reportage suivant, tourné en 2012 par canal9valais, présentait le début de l’enquête s’intéressant à Alkopharma
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