mardi 22 mai 2018


Venezuela: Trump durcit les sanctions au lendemain d’une élection «illégitime»
 source : Le Journal de Montréal

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Lundi, 21 mai 2018 14:55
MISE à JOUR Lundi, 21 mai 2018 14:59
WASHINGTON | Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret visant à isoler encore un peu plus économiquement le régime vénézuélien au lendemain de la réélection du président Nicolas Maduro lors d’un scrutin qualifié d’« illégitime » par Washington.
Le président américain Donald Trump a signé un décret, dont la portée exacte reste difficile à évaluer, visant à réduire la capacité du régime de Caracas à vendre ses actifs.
« L’élection au Venezuela est une farce, ni libre ni équitable », a lancé le vice-président américain Mike Pence.
« Le résultat illégitime est un nouveau coup contre la fière tradition démocratique du Venezuela », a-t-il ajouté, assurant que Washington ne resterait pas les bras croisés alors que le Venezuela « s’effondre » et que « la misère continue de frapper le peuple courageux ».
Condamnant aussi l’élection « frauduleuse », qualifiée d’« attaque contre l’ordre constitutionnel », le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a clairement fait planer la menace de nouvelles sanctions.
« Les États-Unis se tiennent au côté des nations démocratiques pour soutenir les Vénézuéliens et vont prendre des mesures économiques et diplomatiques rapides pour soutenir le rétablissement de leur démocratie », a-t-il prévenu dans un communiqué, sans plus de précisions.
« Tant que le régime Maduro n’aura pas remis le Venezuela sur les rails de la démocratie grâce à des élections libres, justes et transparentes, le gouvernement sera confronté à l’isolement de la part de la communauté internationale », a-t-il martelé.
Lors d’un scrutin critiqué par la communauté internationale et boycotté par l’opposition qui dénonçait une « supercherie », Nicolas Maduro, 55 ans, a obtenu dimanche 68 % des voix contre 21,2 % à son principal adversaire Henri Falcon, 56 ans. Ce dernier a dénoncé un scrutin sans « légitimité » et réclamé une nouvelle élection avant la fin de l’année.
La quasi-totalité des responsables gouvernementaux vénézuéliens sont déjà visés par des sanctions de l’Union européenne ou de Washington, qui vient d’ajouter vendredi le numéro deux du pouvoir vénézuélien Diosdado Cabello à sa liste de 70 responsables ciblés, y compris Nicolas Maduro.
Les États-Unis, qui achètent un tiers du brut vénézuélien, ont menacé par le passé d’un embargo pétrolier et interdisent à leurs citoyens toute transaction sur la dette vénézuélienne.

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