jeudi 5 février 2026

 (trump veut que l'Afrique du Sud retire sa plainte contre Israël pour génocide, en plus l'Afrique du Sud a refusé starlink de elon musk, c'est là que trump a lancé sa campagne à la con en accusant l'Afrique du Sud de génocide contre les fermiers blancs. Du coup, il a relancé le débat sur la nécessité d'une redistribution des terres qui n'a jamais été faite malgré les promesses de mandela. note de rené)

Commerce USA - Afrique : Donald Trump autorise la prorogation du régime AGOA jusqu’à fin 2026

Commerce USA - Afrique : Donald Trump autorise la prorogation du régime AGOA jusqu’à fin 2026
  • Date de création: 05 février 2026 07:51

(Agence Ecofin) - L’accord commercial, qui a permis pendant 25 ans aux pays d’Afrique subsaharienne d’accéder au marché américain en franchise de droits de douane, avait pris fin le 1er octobre 2025. Sa reconduction pour un an laisse le temps à une révision en profondeur du dispositif pour l'aligner sur la politique « America First » de Trump.

Le président américain Donald Trump a promulgué le mardi 3 février une nouvelle loi autorisant la prorogation jusqu’au 31 décembre 2026 du programme AGOA (African Growth and Opportunity Act), un régime de préférences commerciales accordé depuis l’an 2000 par les États-Unis aux pays d’Afrique subsaharienne. « Le président Trump a promulgué une loi qui reconduit le programme de préférences commerciales AGOA jusqu'au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025 », a précisé le représentant au Commerce de la Maison-Blanche (USTR), Jamieson Greer, dans un communiqué.

M. Greer a également indiqué qu’il allait « travailler dans les prochains jours avec les agences gouvernementales concernées pour mettre en œuvre toute modification apportée aux tarifs douaniers harmonisés des États-Unis, à la suite de la promulgation de la loi l'AGOA ». Il a d’autre part fait savoir qu’il allait travailler avec le Congrès pour « moderniser le programme afin de l'aligner sur la politique America First du président Trump ».

La Maison-Blanche a précisé dans ce même cadre, que les pays africains devraient désormais s'ouvrir davantage aux produits américains pour bénéficier de ce programme de préférences commerciales, qui avait expiré le 1er octobre 2025 dans un contexte marqué par la mise en place de nouveaux tarifs douaniers par l’administration Trump. « L'AGOA du XXIe siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès au marché aux entreprises, aux agriculteurs et aux éleveurs américains, afin de tirer parti des avantages qu'elle a historiquement apportés à l'Afrique et aux USA », a souligné M. Greer.

Incertitudes sur le maintien de l’Afrique du Sud

Lancé en mai 2000, le programme AGOA permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles d’exporter plus de 1800 produits vers les États-Unis sans payer de droits de douane, en plus des plus de 5000 produits qui bénéficient déjà d'un accès en franchise de droits dans le cadre du système généralisé de préférences (GSP). Chaque année, Washington actualisait la liste des pays éligibles, en fonction notamment de leur attachement à l'économie de marché, au respect de l’État de droit et aux politiques de lutte contre la pauvreté. Le dispositif prend également en considération les avancées ou les reculs démocratiques des pays concernés.

En janvier 2026, la Chambre des représentants avait voté pour reconduire l'AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an, tel que l'a souhaité le pensionnaire de la Maison-Blanche qui a plaidé pour une révision profonde du programme.

A noter par ailleurs que des incertitudes planent toujours sur le maintien de l'Afrique du Sud dans la liste des pays bénéficiaires. La nation arc-en-ciel entretient actuellement des relations difficiles avec l'administration Trump, qui accuse Pretoria de persécuter les citoyens blancs. Trump avait boycotté en novembre 2025 le sommet du G20 organisé à Johannesburg. Il a aussi annoncé que l’Afrique du Sud ne serait pas invitée au sommet prévu en 2026 à Miami. 

Washington reproche par ailleurs à la première puissance économique africaine d’entretenir des relations étroites avec des puissances rivales des USA. Les membres du Congrès ont récemment évoqué la « proximité » entre la nation arc-en-ciel et des rivaux stratégiques des États-Unis, à l’occasion de la participation de la Chine, de la Russie et de l’Iran à des manœuvres navales au large des côtes sud-africaines.

Walid Kéfi 

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