mercredi 16 septembre 2020

(Faisons confiance à Nestlé pour l'éradiquer, les tribunaux d'arbitrage sont fait pour aider les multinationales contre l'intérêt des citoyens. Il me semble que c'est sarko, ex président français, qui les a accepté à moins que cela ne soit hollande sur injonction de l'union européenne, toujours elle ou devrais-dire de la commission européenne dont les membres ne sont pas élus. note de rené)



La moule du ruisseau bloque le chantier de Nestlé

ANNICK BERGER  PUBLIÉ LE 15/09/2020 À 8H46


Cette espèce rare a mis à l’arrêt le chantier du Petit Vair, estimé à 300.000 euros. Seul le préfet peut désormais ordonner l’arrêt ou la reprise des travaux.

C’est un petit coquillage français qui stoppe un géant suisse. Nestlé avait en effet lancé, en novembre dernier, le vaste chantier de renaturation du Petit Vair dont les premiers travaux ont débuté le 17 août dernier. Un projet mené par la société Agrivair, filiale de Nestlé Waters, et estimé à 300.000 euros, détaille Vosges Matin. Il court sur deux kilomètres entre l’hippodrome de Vittel et la commune de Norroy. Mais, depuis trois semaines, le chantier est à l’arrêt. En cause : l’unio crassus ou mulette épaisse, aussi parfois dénommée moule du ruisseau. Une espèce rare.
"Par arrêté préfectoral, nous avons pu engager les travaux importants de renaturation du Petit Vair en août. À une condition, à cause de la sécheresse renforcée : faire une pêche de sauvegarde. Celle-ci a eu lieu le 20 août", détaille au quotidien régional Julien Didelot, directeur de la société Agrivair. C’est lors de cette opération que la société a découvert la présence de la moule du ruisseau, une espèce protégée par arrêté ministériel.

Une "bonne nouvelle"
"Début septembre, on a réalisé un inventaire de l’espèce sur la zone de chantier. Nous en avons trouvé quatre. Les travaux ont immédiatement stoppé. Nous attendons l’autorisation des services de l’État pour continuer le projet. On espère que les choses repartent rapidement", détaille le responsable.
Le chantier d’Agrivair doit faire en sorte que le cours d’eau redevienne "un lieu privilégié pour la faune et la flore". Il consiste à "ouvrir la rivière et à augmenter sa rugosité", expliquait à Vosges Matin un responsable, en novembre dernier. En effet, le cours d’eau présente un débit trop fort. "Notre objectif est à la fois de préserver l’environnement (la faune et la flore ont disparu du fait des déséquilibres nés), intégrer le paysage, prendre en compte les activités économiques et touristiques", a-t-il expliqué.
La présence d’une espèce protégée est donc "une bonne nouvelle" pour la société qui doit ainsi permettre de mieux préserver la biodiversité entre Vittel et Norroy, à condition que le préfet donne son autorisation pour la poursuite des travaux. Un chantier qui, s’il reprend, devra se dérouler sans mettre en danger la moule du ruisseau.

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