(Les décisions d'un gouvernement qui en a rien à foutre du peuple. Maintenant que nous sommes dans la république des milliardaires, la musique va changer. Leur politique est simple, tout pour eux, rien pour le peuple, juste de quoi se sustenter. note de rené)
Polémique à la SNCF : une classe «sans enfants» qui divise l’opinion
La nouvelle offre premium «Optimum» de la SNCF sur les TGV Paris-Lyon exclut les enfants de moins de 12 ans pour garantir un espace calme aux voyageurs d’affaires. Cette décision a suscité un tollé sur les réseaux sociaux, accusée de discriminer les familles et d’alimenter la tendance «no kids» dans un contexte de dénatalité.
Alors que la SNCF vise à attirer une clientèle professionnelle sur son axe le plus fréquenté entre Paris et Lyon, l’exclusion des enfants de moins de 12 ans dans la classe « Optimum » a provoqué une vague d’indignation. Lancée le 8 janvier 2026, cette offre remplace Business Première et promet confort, repas à la place et tranquillité, mais au prix d’une restriction controversée.
Une réaction en chaîne sur les réseaux
La polémique a éclaté lorsque le podcast « Les Adultes de demain » a révélé les conditions de vente, dénonçant une « ligne rouge franchie » par la première entreprise publique de transport française.
Sur X, le journaliste du Figaro Paul Sugy a dénoncé : « les enfants sont donc interdits pour le confort des autres passagers mais on peut bien sûr voyager avec son chien ».
L’économiste Maxime Sbaihi a renchéri : « Preuve que la dénatalité est aussi culturelle, elle raréfie les enfants jusqu’à nous rendre intolérants à leur présence ».
Sarah El Haïry, haut-commissaire à l’enfance, a qualifié cette mesure de « choquante », arguant que le confort des adultes ne devait pas passer par l’absence d’enfants.
Elle appelle à des offres adaptées aux familles, soulignant que voyager avec des enfants est une « réalité à accompagner ». L’Institut national de l’audiovisuel (INA) en a profité pour diffuser un reportage de 1982, année durant quelle la SNCF avait mis en place des wagons dédiés aux enfants.
Face aux critiques, la SNCF, qui a augmenté ses tarifs en 2026, a réagi rapidement. Gaëlle Babault, directrice des offres TGV InOui, a publié une vidéo expliquant que l’espace n’occupe que 39 places par train, soit 8 % des sièges en semaine, et 0 % le week-end. « Nos TGV sont ouverts à tous », assure-t-elle, rappelant les espaces nurseries et le service Junior & Cie pour 300 000 enfants par an.
L’entreprise publique a concédé une « formule marketing maladroite » et rappelle avoir refusé depuis des années les demandes d’espaces entiers sans enfants, insistant sur le train comme lieu de vie collective.
Cette controverse relance le débat sur la place des enfants dans la société. Tandis que des hôtels et restaurants adoptent le « no kids », la Fédération française des entreprises de crèches va jusqu’à plaider pour un « droit des enfants à faire du bruit ». Une offre qui paraît à rebours des difficultés que rencontre la France en matière de démographie alors que le pays a connu plus de décès que de naissances en 2025, un fait inédit depuis 1945.

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