(Je vis en Picardie dans le nord de la France, les super-marchés de proximité, à part la moutarde qui fait un retour timide sur les rayons ne connaissent pas encore de rupture de stocks. Concernant les biscuits, pour moi, cela fait parti de la malbouffe, donc, je ne suis pas concerné et les mamans n'ont qu'à faire des gâteaux à la maison. Pour l'eau en bouteille, je boycotte les marques nestlé. Donc pour le moment, la pénurie pour moi se ressent au niveau de la quantité de produits contenue dans mon caddie pour la même somme, elle baisse. Il y aura sans doute une tension sur les papiers toilettes, mais, on peut se laver le derrière dans la douche, nos fesses seront plus propres qu'avec le papier, c'est plus hygénique. Les wc japonais avec jets orientables sont pas mal non plus. note de rené)
Pourquoi les supermarchés connaissent de plus en plus de ruptures de stock (France)
Papier toilette, biscuits, huile, moutarde… Le taux de ruptures de stock est plus élevé que jamais en France. Les causes de ces pénuries sont multiples.
Depuis la crise du Covid, les consommateurs se sont habitués à l’indisponiblité de certains produits dans les rayons des supermarchés. - Photo Fred Haslin - Archives 2020
Par AFP via le Courrier Picard
Publié: 23 Septembre 2022 à 08h53 Temps de lecture: 4 min
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Les images deviennent familières : rayons de supermarchés dégarnis, produits introuvables voire des disputes pour le dernier paquet de farine ou la dernière bouteille d’huile. Dans le quotidien Le Parisien, un représentant de Système U assurait récemment n’avoir « jamais connu des ruptures d’approvisionnement à un niveau aussi élevé ». Il y a eu l’huile de tournesol, depuis l’invasion de l’Ukraine, un important producteur de cette plante, par la Russie. Ou le papier toilette au début de l’épidémie de Covid-19 en 2020.
Depuis le début du conflit en Ukraine, de début mars à mi-août, ce sont la moutarde, les vinaigrettes, les boissons non alcoolisées, les chips, les huiles ou encore la volaille qui ont été touchées, selon un baromètre établi par le panéliste NielsenIQ.
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Il reste que 96,4 % des références sont restées disponibles en rayons en août, selon cette même source. Mais le taux de ruptures, qui durent en moyenne 4 jours, est anormalement élevé dans un pays habitué à ne manquer de rien.
La surconsommation, facteur déterminant
Jusqu’à l’épidémie de Covid-19, l’approvisionnement des magasins était une mécanique bien huilée. Avant de passer commande, les commerçants se basaient sur les ventes lors de la même période les années précédentes, en tenant compte d’événements particuliers comme des fêtes de fin d’année ou l’arrivée des beaux jours. Mais depuis 2020, entre confinements, télétravail et impact de la guerre en Ukraine, les prévisions sont beaucoup moins précises. Tous les acteurs s’accordent à dire que ce sont avant tout les achats dits « de précaution » qui vident les rayons : les clients, entendant que les récoltes de moutarde ont été mauvaises, ou voyant que les rayons sont déjà bien dégarnis, vont être tentés d’acheter plus de ces produits qu’à l’accoutumée, pour les stocker chez eux.
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« Au moins de juin, on n’avait plus de moutarde parce qu’on avait réalisé notre chiffre de l’année », a récemment expliqué sur RMC/BFMTV Michel-Edouard Leclerc, le président du comité stratégique des magasins E.Leclerc. Les Français ont acheté en six mois ce que le leader de la grande distribution pensait vendre en un an. « Si je cite une marque » qui pourrait venir à manquer prochainement, « tout le monde va se précipiter » pour l’acheter, disait aussi Michel-Edouard Leclerc.
Cet empressement échappe aux modèles prévisionnels des commerces, qui vont vouloir passer commande au même moment, engorgeant la chaîne d’approvisionnement. En outre, les fournisseurs peuvent être tentés de facturer plus cher puisque les stocks disponibles sont âprement disputés.
Des prix plus élevés
Si l’huile de tournesol a fait son retour en magasins, c’est souvent à des prix plus élevés, suggérant que les supermarchés profitent de la crise. Les professionnels répondent que ces approvisionnements leur coûtent, tout comme les emballages et le transport. Mais puisque la demande est élevée, certains ont pu être tentés par un renchérissement des prix. En tout état de cause, les commerçants n’aiment pas laisser des rayons vides, qu’ils voient comme du manque à gagner, estimé par NielsenIQ à 2,7 milliards d’euros depuis le début de l’année. Un chiffre à nuancer toutefois car il ne prend pas en compte les « surventes » réalisées lorsque le produit est disponible en rayons.
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Des rutpures aux causes diverses
Certaines ruptures sont toutefois choisies par les professionnels, qu’ils soient agro-industriels ou distributeurs. Les amateurs de Mikado, Petit Ecolier, Pépito ou Pim’s ont dernièrement observé que certains de leurs produits manquaient en rayons. C’est la conséquence de la décision du groupe qui détient ces marques, Mondelez, d’un « nettoyage en profondeur » d’un site de production, à la suite d’une alerte à la salmonelle dans une usine belge d’un de ses fournisseurs en chocolat, et après s’être assuré qu’aucun produit mis en vente ne contienne de chocolat contaminé.
Autre cas de figure : les eaux du groupe Danone, parmi lesquelles Evian, Badoit, Volvic. Dans de nombreux magasins Intermarché, elles ne sont plus vendues. Nul arrêt de la production, mais une dissension entre le fabricant et le commerçant sur le coût d’achat.
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