Conflits d'intérêts, népotisme, détournement de fonds parlementaires... Comme de nombreux médias, Mediapart s'en est pris ces deux dernières semaines à la candidature de François Fillon à la présidentielle. Et subit les foudres de la contre-attaque des partisans de ce dernier. Après la sèche réplique du candidat de la droite à une journaliste de Mediapart en conférence de presse ("Je n'ai jamais subi de redressement fiscal"), c'est au tour de son président Edwy Plenel d'être attaqué sur internet.
Depuis quelques jours, des militants pro-Fillon accusent en effet sa fille d’emploi fictif. "Eve Plenel, fille du patron de Mediapart, 3.000 euros par mois pour un emploi à mi-temps à la mairie de Paris en vivant à… Berlin !" lit-on sur des montages-photos viraux. Ils citent
un portrait de "Libération" en 2016, qui précise que ces 3.000 euros correspondaient au total des deux mi-temps qu'elle avait alors.
"Ne pouvant contester les informations de Mediapart [...] les soutiens de François FIllon ont décidé de se lancer dans une campagne de calomnie",
écrit Edwy Plenel ce jeudi sur son compte Facebook. "Eve Plenel a été choisie en avril 2016 par la mairie de Paris pour coordonner la stratégie de 'Paris sans sida' [...] Elle gagne 1.682 euros net pour un temps partiel qu'elle effectue à Paris, ayant un bureau à la mairie. Ses déplacements depuis Berlin, où travaille son compagnon et où sont scolarisés ses enfants, sont totalement à sa charge."
Eve Plenel
renchérit sur Twitter : "Et si on en profitait pour parler lutte contre le VIH dans cette campagne ? Ça intéresse du monde, on dirait !"
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