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François Hollande s'insurge contre la menace de dissolution et plaide pour le 49.3
François Hollande juge absurde la menace de dissolution brandie par l’exécutif face aux motions de censure de LFI et du RN. Il appelle le gouvernement à privilégier la stabilité et les compromis, notamment en évitant de perturber les municipales. Sur le budget, l’ancien président plaide pour un recours rapide au 49.3 plutôt qu’aux ordonnances.
La perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale brandie par l’exécutif en cas de censure « n’a aucun sens ». C’est le jugement sévère porté dimanche 11 janvier par François Hollande, alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu fait face à des motions de censure annoncées par La France insoumise et le Rassemblement national.
Invité de l’émission Questions politiques sur France Inter, l’ancien président de la République a estimé que cette hypothèse ne ferait qu’accentuer l’instabilité politique, à rebours de la mission première d’un chef de gouvernement.
Partisan du 49.3
« Le rôle d’un Premier ministre, c’est d’apporter de la stabilité là où il y a de l’inquiétude », a insisté le député socialiste de Corrèze. Selon lui, évoquer une dissolution à quelques semaines des élections municipales est politiquement contre-productif et risquerait de perturber un scrutin local déjà très engagé.
« Les maires se demandent s’ils ne vont pas voir les législatives interférer avec les municipales. Cela n’a aucun sens », a-t-il martelé, appelant l’exécutif à privilégier la recherche de compromis plutôt que l’escalade institutionnelle.
François Hollande a par ailleurs confirmé qu’il ne voterait pas les motions de censure déposées sur le dossier du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, qu’il juge « inappropriées », rappelant que la France s’est officiellement prononcée contre cet accord et que le débat se poursuivra au Parlement européen.
Pour sortir de l’impasse budgétaire, l’ancien chef de l’État plaide clairement pour l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution afin de faire adopter le budget. « Sur le budget, ça suffit de laisser passer du temps », a-t-il estimé, soulignant l’attente des acteurs économiques en quête de visibilité.
Opposé en revanche au recours aux ordonnances, François Hollande considère que le 49.3 constitue aujourd’hui « la seule procédure qui convienne », même si elle expose le gouvernement à une censure. À l’avant-veille de l’arrivée du texte budgétaire dans l’Hémicycle, il appelle ainsi l’exécutif à trancher rapidement pour rétablir un cadre politique et économique stable d’ici la fin du mois.

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