(De toute façon, ils ont prévu de supprimer le travail humain. note de rené)
Pas inquiet de l'échec d'Amazon, Aldi teste une technologie de paiement sans caisse dans un supermarché
Le géant Allemand du hard-discount s'essaie à la technologie de paiement sans caisse. Aldi a équipé un de ses supermarchés – dans la banlieue de Chicago, aux Etats-Unis – de la technologie de vision par ordinateur développée par la start-up Grabango. Il n'est apparemment pas échaudé par l'échec d'Amazon avec sa technologie Just Walk Out abandonnée plus tôt ce mois-ci.
Célia Séramour L'Usine Digitale
23 avril 2024 \ 06h30
Après le fiasco des magasins sans caisse Amazon Go, on aurait pu croire que le secteur se tiendrait à distance de cette technologie. Et pourtant, Aldi semble vouloir reprendre le flambeau. Cette semaine, le géant du hard-discount a annoncé lancer – en partenariat avec Grabango – un système d'achats sans caisse dans l'un de ses supermarchés à Aurora, en périphérie de Chicago.
Pour Will Glaser, fondateur et CEO de Grabango, "le lancement d'ALDIgo est un moment charnière pour le secteur de la grande distribution". La particularité de ce lancement "test" réside dans le choix d'un magasin typique de taille normale comme en atteste le dirigeant de la start-up : "Bien que plus difficile, il était important pour nous de lancer cette technologie dans un magasin typique et non dans un magasin spécialement conçu pour nous".
La vision par ordinateur suit les consommateurs
Concrètement, ce supermarché sera équipé d'une technologie de vision par ordinateur qui accélère le passage en caisse. Le système Grabango a été ajouté à un magasin Aldi existant sans qu'il soit nécessaire de modifier la présentation des produits en rayon. Il permet à Aldi d'identifier et de suivre chaque article dans le magasin, et propose aux clients d'en sortir sans avoir à faire la queue ou à scanner leurs articles.
Pour utiliser ALDIgo, les clients font leurs courses hebdomadaires chez Aldi comme ils le font habituellement. Il n'y a pas de chariots ou de barrières spéciales à l'entrée. Une fois les courses terminées, ils peuvent payer avec leur carte de crédit ou avec l'application Grabango à la borne de paiement située près de la sortie. Par ailleurs, les clients ont toujours la possibilité de passer à la caisse traditionnelle.
des premiers essais à londres
Aldi n'en est pas à son coup d'essai en matière de supermarchés "autonomes". En 2022 déjà, le géant Allemand planchait sur le sujet, l'amenant à ouvrir un concept store appelé Aldi Shop&Go au coeur de Londres, dans le quartier de Greenwich. Il fut ouvert au public après avoir été testé par les employés d'Aldi durant plusieurs mois. Dedans, les clients peuvent effectuer leurs achats sans scanner un seul produit ni avoir à passer par une caisse. Ils n'ont qu'à télécharger l'application Aldi Shop&Go, qui leur permet d'entrer dans le magasin, de récupérer leurs articles, puis de sortir simplement une fois leurs achats terminés.
Après être sorti du supermarché, les achats sont automatiquement facturés via le mode de paiement sélectionné et un reçu apparaît dans l'application. Le système, fourni par le fournisseur de plateforme d'achat autonome AiFi, utilise des caméras spécialement positionnées pour détecter les produits que les clients ont récupérés, avant de les facturer sur leur compte une fois leurs courses terminées.
La technologie "sans caisse" a encore du mal à se passer de l'humain
Grabango s'est lancé sur ce marché de paiement sans caisse en 2016. Sa plateforme pourrait traiter "des millions de transactions simultanées", sans limite quant à l'accès au magasin, à ce qui peut y être vendu ou à la configuration des rayonnages. La start-up californienne est d'ores et déjà présente dans les magasins des chaînes Giant Eagle, 7-Eleven et Mapco Store.
Hasard du calendrier (ou non), Amazon a lancé sa technologie Just Walk Out la même année. Le système a été longtemps présenté comme une innovation majeure, d'abord vient des magasins dédiés (Amazon Go), puis déclinés sur de plus grandes superficies. Pourtant, en début de mois, la firme a annoncé la disparition de son système de l'ensemble des magasins aux Etats-Unis, seul le Royaume-Uni prévoyant de le conserver. La raison ? Le coût – beaucoup trop élevé – de son système qui inclut à la fois des capteurs, des caméras... et des humains !
Des coûts opérationnels trop élevés pointés du doigt
Amazon s'est, en effet, bien gardé de préciser durant toutes ces années que la majeure partie des ventes nécessitaient l'intervention d'évaluateurs humains. 700 achats sur 1000 auraient impliqué une vérification manuelle en 2022. Un chiffre qui dépasse largement les objectifs internes d'Amazon, qui souhaitait atteindre moins de 50 évaluations pour 1000 ventes.
Revenant sur la déconfiture d'Amazon, Grabango n'a pas hésité à enfoncer le clou juste après l'annonce de son retrait. "La dépendance à l'égard des capteurs IoT dans les rayons, pierre angulaire de la technologie JWO d'Amazon, s'est avérée être son talon d'Achille. Ces capteurs, bien qu'innovants, nécessitent un agencement fixe du magasin qui va à l'encontre de la nature dynamique du retail", affirme Will Glaser, CEO de la start-up. Selon lui, "cette rigidité se traduit par des coûts opérationnels élevés qui s'ajoutent aux investissements matériels considérables. La maintenance permanente de milliers de points de défaillance uniques n'a fait qu'aggraver la sit
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