mardi 9 janvier 2018

Budget de l'UE: des "coupes impressionnantes" à venir après le Brexit

Budget de l'UE: des
Le budget de l'UE après le départ du Royaume-Uni nécessitera des "coupes impressionnantes" dans certains programmes, a prévenu lundi la Commission européenne, qui s'apprête par ailleurs à réclamer plus d'argent aux pays membres de l'Union pour combler les pertes attendues.
"Il faudra certainement faire certains sacrifices. Il va falloir faire des coupes dans certains grands programmes, et des coupes impressionnantes", a averti le commissaire au Budget, Günther Oettinger, lors d'une "conférence de haut niveau" organisée par un think tank à Bruxelles. Ce débat a donné le coup d'envoi des discussions sur le prochain "cadre financier pluriannuel" de l'Union, alors que le cadre actuel court jusqu'en 2020. La Commission doit mettre sur la table ses propositions concrètes au mois de mai et se donne un an pour trouver un accord au sein de l'UE.
Le cadre financier pluriannuel fixe les grandes priorités politiques ainsi que des plafonds de dépenses à respecter chaque année. L'enveloppe maximale a ainsi été fixée à un peu plus de 963 milliards d'euros pour la période 2014-2020. La fin de cette période approche et l'UE est confrontée au départ prévu du Royaume-Uni, contributeur net au budget européen, soit une "perte de 12 à 13 milliards d'euros par an", a rappelé lundi M. Oettinger. "Notre proposition provisoire est de réaliser des économies à concurrence de 50% dans les perspectives actuelles et d'ajouter à concurrence de 50% de l'argent frais. Tout ça pour combler l'écart laissé par le Brexit", a-t-il expliqué.
L'UE doit dans le même temps trouver les ressources nécessaires pour de nouvelles politiques de l'UE, notamment dans le domaine de la sécurité intérieure et extérieure, de la transition écologique, de l'emploi, de la migration et de la défense. Pour ces nouvelles politiques, Günther Oettinger privilégie un financement par de l'argent frais "à 80%", le reste devant résulter de redéploiements.
Le commissaire européen a plaidé pour une hausse des ressources propres de l'Union, qui ne peuvent venir que d'une augmentation des contributions des Etats membres, a souligné le commissaire allemand. Actuellement plafonné à 1% du PIB des pays, M. Oettinger voudrait relever cette limite: "disons à 1,1% et des poussières", a-t-il avancé. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a assuré lors de la même conférence qu'il était opposé à toutes "coupes sanglantes" dans les politiques de cohésion qui soutiennent les régions les plus pauvres de l'UE, ainsi que dans les fonds agricoles. "Je ne suis pas partisan de coupes sanglantes dans le domaines des politiques de cohésion (...) La même remarque vaut pour la Politique agricole commune", a-t-il déclaré.
(Les journaleux bien attentionnés critiquent le brexit en voulant nous faire croire que le navire coule, en fait, c'est le budget européen qui fait nauvrage parce que tous n'ont pas les moyens de payer plus sans couper sévèrement dans les budgets nationaux. En tout cas, la France, principale contributrice avec l'Allemagne doit payer un max. Heureusement pour eux que la Grande Bretagne va payer pour cette année de sortie. L'année prochaine, c'est la catastrophe pour tous les gouvernements qui ont promis des hausses de budget grâce à une meilleure croissance en sachant parfaitement que ce ne sera pas possible et que cela leur coûtera les points de croissance qu'ils ont justement promis également de regagner. note de rené)


Aucun commentaire: