jeudi 7 septembre 2017


Une île artificielle pourrait fournir de l’électricité à 80 millions d’Européens

source : Ma planète verte

Sur un banc de sable, en pleine mer du Nord, deux entreprises européennes prévoient de construire une immense île équipée pour approvisionner en énergie renouvelable 80 millions de personnes.

En 2050, la mer du Nord pourrait compter une île supplémentaire de 6,5 km2, l’équivalent de près de 1 000 terrains de football. Une terre totalement artificielle, peuplée d’immenses turbines. Une sorte d’usine centrale, capable de transformer en électricité l’énergie captée par au moins 7 000 éoliennes offshore, mais aussi par des panneaux photovoltaïques installés autour et sur l’île. Cette centrale offshore pourrait produire de l’électricité toute l’année grâce aux vents puissants qui soufflent ici l’hiver et à l’ensoleillement très satisfaisant durant la période estivale.
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Les promoteurs imaginent une puissance de 70 000 à 100 000 mégawatts, de quoi satisfaire la consommation de 80 millions de personnes. À titre de comparaison, les 58 réacteurs du parc nucléaire français produisent 63 100 MW. La prévision peut donc sembler très optimiste. Mais les opérateurs de réseaux électriques TenneT (Pays-Bas et Allemagne) et Energinet (Danemark) misent sur « les progrès technologiques en cours ».
Erigée sur Dogger Bank, un banc de sable situé dans une zone peu profonde à 100 kilomètres des côtes britanniques, l’île devrait également accueillir une piste d’atterrissage, un port et des habitations. L’objectif serait de fournir ainsi de l’électricité à pas moins de six pays d’Europe : la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Norvège. Au total selon les estimations d’Energinet, ce seraient 80 millions de personnes qui pourraient ainsi être approvisionnées en eletricité, soit un européen sur six.   
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La profondeur du banc de sable étant très réduite (entre 15 et 36 mètres), la construction de cette île en serait facilité peu couteuse, rendant le chantier relativement peu coûteux. Selon le Copenhagen Post, la facture s’élèverait au maximum à 1,2 milliard d’euros, soit neuf fois moins que l’EPR de Flamanville (même si EDF avait initialement estimé son coût à 3,3 milliards d’euros). 
Et, à en croire ses promoteurs, le projet est très crédible: « Nous n’avons pas laissé notre imagination prendre le dessus, même si sur le papier cela ressemble à un projet de science-fiction, insiste Torben Nielsen, le responsable technique d’Energinet. Mais l’île Dogger Bank pourrait faire baisser drastiquement le prix de l’électricité éolienne. »
Si, sur le papier, ce projet est réaliste, il faudra patienter pour voir cette île émerger. Les compagnies TenneT et Energinet ne l’envisagent pas avant 2050, le temps de trouver d’autres partenaires, d’avoir l’appui des Etats concernés, d’obtenir le feu vert des associations environnementales et de trouver le financement.
Ouest France

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