Bonjour, mes chers cinq lecteurs.
Un petit mot concernant le gloubi-boulga que nous ont concocté les américains en Syrie.
Désormais, vu que la situation ne semble pas évoluer favorablement pour les islamistes radicaux, les coupeurs de têtes de chrétiens et autres, le pentagone a lancé une offensive au sud en impliquant l'armée jordanienne. Le petit roi prend des risques parce qu'il joue sa dynastie à la roulette russe.
Mais, passons. Au nord se dessine ce qui ressemble de plus en plus à l'ébauche de l'émergence d'un état kurde sur les ruines de l'état irakien, syrien et turc. Une nouvelle redistribution des cartes au proche orient dessinant de nouvelles frontières avec des états musulmans affaiblis donc, une situation plus favorables à Israël et voulue par le pentagone.
Alors, une question se pose, qui est piégé dans l'histoire ? Assad, il a le soutien indéfectible de Poutine, mais, cette fois-ci, le nord, lui échappe avec les américains, les français en supplétif et les kurdes. A l'est, les djihadistes qui piaffent d'impatience de reprendre l'offensive, au Sud, l'armée jordanienne qui envahit la Syrie. Ca fait beaucoup pour un seul homme. Sans compter les turcs sur sa frontière qui jouent à "je tape sur l'un, je tape sur l'autre, mais, je ne te soutiens pas"et qui voudrait bien grignoter de l'espace en plus pour se prémunir de la menace d'un état kurde soutenue à son détriment en sous main par son allié américain .
L'Arabie Saoudite et le Qatar veulent toujours imposer une dictature islamiste comme chez eux. Ils continuent à financer, à armer et conseiller avec des cadres de leur armée sur place et à recruter pour les djihadistes. Un état kurde échapperait à l'influence sunnite et serait non seulement un pôle de résistance et en plus un pôle de propagande subversive.
Donc, dans ce gloubi-boulga concocté par les américains qui jouent toujours sur plusieurs niveaux à la fois, le plan kurde remplace le plan djihadiste pour dégager ou gêner assad et son allié russe. Car, en toile de fond, la Russie ne peut démontrer qu'elle tient ses engagements jusqu'au bout avec ses alliés, car, cela pourrait inciter des pays à défection vis-à-vis d'un parapluie américain jugé trop timoré.
Un état kurde est un risque de voir les alliances se renverser en faveur d'un arc sunnite qui s'allierait momentanément contre les kurdes accordant ainsi un répit à assad pour renforcer son emprise sur le terrain. Les américains font donc un pari à risque, en sachant que laisser tomber les kurdes au dernier moment et en aidant d'ailleurs à les éradiquer ne les gênera en aucune manière.
En attendant, les civils continuent de mourir.
Bien le bonjour chez vous.
rené.
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