lundi 15 août 2016

Le directeur de campagne de Trump dans la tourmente

Libération.fr15 août 2016

Le directeur de campagne de Trump dans la tourmente
Paul Manafort, le 27 avril. Le directeur de campagne de Trump a vigoureusement démenti les informations du «New York Times».
«Le New York Times» a révélé que Paul Manafort était soupçonné de corruption en Ukraine, après la découverte d'un «registre noir» par des enquêteurs de Kiev dans les locaux du parti prorusse de l'ex-président Ianoukovitch.

C’est un boulet de plus au pied de Donald Trump. Son directeur de campagne, Paul Manafort, serait mêlé à un vaste scandale de corruption en Ukraine. L’affaire, révélée dimanche soir par le New York Times, découle du travail du bureau ukrainien anti-corruption. Après la révolution de 2014, qui a forcé le président Viktor Ianoukovitch – et allié de Vladimir Poutine  à fuir en Russie, les enquêteurs ont mis la main sur un «registre noir». Retrouvé dans les locaux du Parti des régions, la formation pro-russe de Ianoukovitch, ce document secret de 400 pages, rédigé à la main en cyrillique, contient des centaines de noms. Celui de Paul Manafort y apparaît 22 fois entre 2007 et 2012. Au cours de cette période, Manafort, qui travaillait alors comme consultant pour le Parti des régions, aurait touché secrètement 12,7 millions de dollars en espèces.
Le New York Times précise que les enquêteurs ukrainiens, dont les investigations se poursuivent, n’ont pas la preuve que Paul Manafort a bel et bien reçu les sommes d’argent indiquées sur le registre. Mais un ancien responsable du bureau du procureur à Kiev, interrogé par le quotidien, estime que Paul Manafort «savait ce qui se passait»en Ukraine. «C’était évident pour n’importe quelle personne raisonnable que le clan Ianoukovitch, quand il est arrivé au pouvoir, était impliqué dans des affaires de corruption», ajoute-t-il. De fait, le bureau anticorruption estime que ce «registre noir» était l’un des rouages d’un système de corruption visant notamment à manipuler les élections.
Dans un communiqué cinglant, Paul Manafort a démenti les informations du quotidien. «Une fois de plus, le New York Times a choisi d’ignorer délibérément les faits et le journalisme professionnel pour promouvoir leur agenda (...)
(Faire intervenir l'Ukraine dans la campagne présidentielle est une erreur majeur de l'équipe d'hillary clinton. Son équipe a déjà organisé une fraude sur les votes démocrates de New York, donc, on peut dire qu'elle est prête à jouer n'importe quel va-tout.
Le gouvernement de Kiev prie pour que clinton gagne l'élection parce qu'il sait qu'elle sera une alliée sans faille pour aller au conflit avec Moscou, conflit qu'il semble déjà mettre en place en vue du résultat de l'élection américaine.
Le hic dans l'histoire est que l'Ukraine est désormais l'un des pays les plus corrompus du monde. Entre nous, il a fallu que ce soit le New York Times pour rendre cette histoire de registre noir qui traînait dans les tiroirs depuis deux ou trois ans, vraisemblable.
Je ne pense pas que l'équipe de Trump aura beaucoup de difficultés pour démontrer ce stupide complot concocté avec des gens en qui on ne peut faire confiance.
J'examinerais aussi la possibilité que le père soros soit mêlé à l'affaire. Après tout, l'Ukraine, c'est un peu sa chasse gardé.
note de rené)

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