REPRENDRE LE POUVOIR PAR LE COLLABORATIF
CETTE STARTUP « FOODTECH » LIVRE UNE CUISINE DU MONDE MIJOTÉE PAR DES RÉFUGIÉS
Eat Offbeat permet à des migrants récemment arrivés à New York de cuisiner et vendre des plats de leur pays d’origine. Lancée en janvier, la startup livre déjà des centaines de repas par semaine.
Salade de lentille érythréenne aux épices berbères, riz népalais aux graines de cumin et à l’huile de moutarde, croquettes de pommes de terre et boeuf à l’iraqienne… Les plats que livre la startup foodtech « Eat Offbeat » sont typiques et donnent l’eau à la bouche. Et pour cause : ils ont été préparés par des migrants arrivés depuis peu à New-York à partir des recettes de leur pays !
Cuisine du monde
« Lorsque ma soeur Milal a quitté le Liban pour me rejoindre à New York, nous ne parvenions pas à trouver un humus digne de ce nom » raconte Wissam Kahi, entrepreneur libanais qui a cofondé l’entreprise. Milal décide donc de mijoter le sien, à partir de la recette de leur grand mère syrienne.« Ça a fait un carton auprès de notre entourage ! Au point qu’elle a même commencé à en vendre. »
Face au succès rencontré par ce humus, le frère et la soeur imaginent une plateforme qui permettra de valoriser la cuisine du monde des nouveaux arrivants. « Avec la crise migratoire en cours, nous avons décide de nouer un partenariat avec l’IRC (Comité International pour les Réfugiés). » Accompagnés d’un chef étoilé, Milal et Wissam rencontrent plusieurs réfugiés passionnés de cuisine qui leurs ravissent les papilles.
Chef étoilé
Lancé en janvier, Eat Offbeat emploie aujourd’hui 6 cuisinier(e)s originaires de Syrie, d’Irak, du Népal, du Tibet et d’Erythrée. Tous cuisinent dans les locaux de la startup avec l’aide du chef étoilé, Ruan Suarez de Lezo. « Ruan n’intervient pas dans les recettes mais les aide à passer au stade pro’ , car il faut être capable de cuisiner de grandes quantités rapidement » explique Wissam.
En effet, la startup a déjà réussi à se tailler une place dans le marché – pourtant très concurrentiel – de la livraison de repas. « On cuisine des centaines de plats par semaine, et cela croît très vite » s’enthousiasme Wissam. Un succès que l’entrepreneur explique par le fait que la cuisine servie par Eat Offbeat ne se retrouve nulle part ailleurs à New York. « Leur savoir faire leur a souvent été transmis par leur famille. Même dans une ville cosmopolite, on ne trouve pas de nourriture étrangère aussi authentique. »
Bouche à oreille
Dans le contexte des primaires présidentielles américaines, alors que le candidat républicain Donald Trump multiplie les déclarations hostiles envers l’immigration et veut « interdire d’entrer en Amérique aux musulmans », l’initiave d’Eat Offbeat a quelque chose de rafraichissant pour beaucoup d’américains. La presse l’a d’ailleurs largement couvert : « On a même pas besoin de communiquer tant le bouche à oreille et les médias nous ont fait connaître », assure Wissam. Comme un pied de nez à tous ceux qui, aux USA où ailleurs, passent leur temps à affirmer que les migrants seraient une menace. Et bon appétit bien sûr !
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Eat Offbeat permet à des migrants récemment arrivés à New York de cuisiner et vendre des plats de leur pays d’origine. Lancée en janvier, la startup livre déjà des centaines de repas par semaine.
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Cuisine du monde
« Lorsque ma soeur Milal a quitté le Liban pour me rejoindre à New York, nous ne parvenions pas à trouver un humus digne de ce nom » raconte Wissam Kahi, entrepreneur libanais qui a cofondé l’entreprise. Milal décide donc de mijoter le sien, à partir de la recette de leur grand mère syrienne.« Ça a fait un carton auprès de notre entourage ! Au point qu’elle a même commencé à en vendre. »
Face au succès rencontré par ce humus, le frère et la soeur imaginent une plateforme qui permettra de valoriser la cuisine du monde des nouveaux arrivants. « Avec la crise migratoire en cours, nous avons décide de nouer un partenariat avec l’IRC (Comité International pour les Réfugiés). » Accompagnés d’un chef étoilé, Milal et Wissam rencontrent plusieurs réfugiés passionnés de cuisine qui leurs ravissent les papilles.
Chef étoilé
Lancé en janvier, Eat Offbeat emploie aujourd’hui 6 cuisinier(e)s originaires de Syrie, d’Irak, du Népal, du Tibet et d’Erythrée. Tous cuisinent dans les locaux de la startup avec l’aide du chef étoilé, Ruan Suarez de Lezo. « Ruan n’intervient pas dans les recettes mais les aide à passer au stade pro’ , car il faut être capable de cuisiner de grandes quantités rapidement » explique Wissam.
En effet, la startup a déjà réussi à se tailler une place dans le marché – pourtant très concurrentiel – de la livraison de repas. « On cuisine des centaines de plats par semaine, et cela croît très vite » s’enthousiasme Wissam. Un succès que l’entrepreneur explique par le fait que la cuisine servie par Eat Offbeat ne se retrouve nulle part ailleurs à New York. « Leur savoir faire leur a souvent été transmis par leur famille. Même dans une ville cosmopolite, on ne trouve pas de nourriture étrangère aussi authentique. »
Bouche à oreille
Dans le contexte des primaires présidentielles américaines, alors que le candidat républicain Donald Trump multiplie les déclarations hostiles envers l’immigration et veut « interdire d’entrer en Amérique aux musulmans », l’initiave d’Eat Offbeat a quelque chose de rafraichissant pour beaucoup d’américains. La presse l’a d’ailleurs largement couvert : « On a même pas besoin de communiquer tant le bouche à oreille et les médias nous ont fait connaître », assure Wissam. Comme un pied de nez à tous ceux qui, aux USA où ailleurs, passent leur temps à affirmer que les migrants seraient une menace. Et bon appétit bien sûr !