lundi 15 février 2016

Bonjour, mes chers cinq lecteurs.

Ah, le pétrole, cette denrée si rare, il n'y a pas si longtemps.
En tout cas, c'est ce que des spécialistes, oh, combien spécialistes et non de moindre journalistes en quantité exponentielle, nous ont chanté pendant au moins une décennie, sinon plus.
Il semble que tous ces gens-là, si spécialistes, ont fini par déteindre sur nos politiques qui répétaient béatement leurs démonstrations argumentées de statistiques sidéralement scientifiques.
Tiens, au final, on leur fait tout dire au statistiques, on peut même en inventer.
Mais, revenons à notre sujet, donc, nos compagnies pétrolières, nos experts ou plutôt leurs experts, nos journaleux se sont mis à nous bassiner au sujet de la raréfaction du pétrole, raréfaction qui induisait, évidemment, une augmentation des coûts pour au final finir sur des prix qui explosent à la pompe.
Et, ils nous ont bassiné, ils nous ont bassiné sur la durée de vie du si peu qu'il reste de réserves pétrolière en ce bas monde. Il est vrai que leurs experts, nos journalistes et nos politiques ont oublié depuis nous avoir prédit une fin de vie qui oscillait entre 30, 50, allez disons 80 ans avant la fin annoncée.
Du coup, il fallait sauver le soldat ryan en trouvant coûte que coûte des substituts pour éviter un effondrement de notre civilisation.
Et soudain, miracle, ah, tiens, il y a du pétrole bitumineux et de l'huile, pétrole gaz de schiste qui conviennent bien qu'à un coût environnemental exorbitant, sans compter un coût pour la santé des populations locales pouvant s'identifier à un génocide, genre chambre à gaz en plein air.
Pourtant, le choix fut vite fait, le niveau atteint artificiellement par les prix du baril de pétrole autorisant une exploitation largement rentable malgré des coûts d'exploitation très élevés. Après tout, il s'agissait de sauver la civilisation, les sacrifices nécessaires et les sacrifiés passant en perte et profit.
Et, soudain, que se passa-t-il, Bataboum, les prix du pétrole dégringolent brutalement, le pétrole se trouve abondamment tout autour de la planète, il y excès de production et le pétrole bitumineux et de schiste ne sont plus rentables. Comme ça, d'un coup, d'un seul.
Et, du pétrole, il y en a encore pour "beaucoup longtemps !"
Bon, vous me direz que l'Arabie Saoudite a cassé le consensus outré par la concurrence déloyale de ces nouveaux venus, que les grands financiers américains voulaient et veulent toujours coloniser ou soumettre la Russie dépendante du pétrole et que pour ce faire, ils ont sacrifiés sans vergogne les deux tueurs d'environnement et de santé public.
Que puis-je dire, seulement, "Tout ça pour ça !"
En attendant, nos politiques qui ont mis les mains dans le cambouis font toujours de la politique, leurs experts sont toujours sollicités par nos journaleux qui les écoutent dire le contraire de ce qu'ils affirmaient il y a peu et qui continuent à être journaliste.
Alors, mes chers lecteurs, est-ce un complot, un arrangement entre amis, une manipulation internationale à but non lucratif entachée de corruption ou une erreur d'aiguillage ?
Je vous laisse la réponse, car, je ne suis ni politicien professionnel, ni de leur expert, ni, journaleux sortant de je ne sais où, l'ENA ou Sciene-Politique, donc, je ne suis pas assez intelligent pour y répondre.

A bon entendeur, salut.
rené

Les puits de pétrole de schiste US mis en sommeil

© REUTERS/ Carlos Garcia Rawlins
15:04 11.02.2016(mis à jour 16:19 11.02.2016) URL courte
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Le PDG de Total Patrick Pouyanné a déclaré que la production de pétrole de schiste était en chute depuis mars 2015. Selon lui, elle a diminué de 500.000 barils par jour.
Les sociétés américaines ont fermé les deux tiers de leurs puits de pétrole de schiste aux Etats-Unis, a déclaré le PDG de Total Patrick Pouyanné lors du forum International Petroleum weekend.
"Nous observons une chute de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis depuis mars 2015, elle diminue de 500.000 barils par jour. Nous ne savons pas à quelle vitesse elle va tomber, mais nous savons que deux tiers des puits de pétrole ne fonctionnent pas pour le moment", a déclaré M.Pouyanné.
Le surplus pétrolier sur le marché mondial atteint 2%, a annoncé le PDG de Total.
"L'augmentation de la production de pétrole a provoqué un encombrement de 2%", a-t-il annoncé, en rappelant que dans les années 80-90, le surplus pétrolier atteignait 7% avec une demande plus basse qu'aujourd'hui.


Le PDG de Total a également souligné qu'il était aujourd’hui impossible de prédire les prix du pétrole.
"Le prix du baril est instable pour le moment. Aujourd'hui il peut atteindre 40 dollars, demain il peut coûter 80 dollars. C'est pourquoi nous ne pouvons pas considérer 60 dollars comme un prix stable", a dit M.Pouyanné.
Auparavant, le chef de la société pétrolière russe "Rosneft" Igor Setchine avait constaté que les prix du pétrole de schiste avaient chuté de trois fois, et la production avait baissé de 15%.

© AP PHOTO/ HASAN JAMALI

D'après lui, le marché américain a fait preuve d’une certaine flexibilité face à la fluctuation des prix du pétrole.
Igor Setchine estime que la production de pétrole de schiste atteindra son niveau maximum avant 2020. Il a ajouté que le taux de production de pétrole aux Etats-Unis ne répèterait jamais les chiffres de 2012-2014. Selon lui, c'est un facteur important et sous-estimé.
Depuis mi-2014, les cours du pétrole se sont effondrés d'environ 75%, frappés par une conjoncture défavorable: surabondance de l'offre, demande faiblissante et ralentissement de l'économie mondiale, et en particulier de l'économie chinoise, premier consommateur d'énergie au monde.




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