(Plus les States sanctionnent, plus les pays s'organisent pour vivre sans eux. Si trump arrive à unir tous les pays contre lui, c'est-à-dire contre les USA et la finance de wall street et de la city, il ne lui restera plus qu'à faire la guerre contre toute la planète. note de rené)
Les États-Unis sanctionnent la « flotte fantôme » de l’Iran après la répression des manifestants
- « Les sanctions d’aujourd’hui visent un élément essentiel de la manière dont l’Iran génère des fonds utilisés pour réprimer son propre peuple », affirme le Trésor américain
Rabia Iclal Turan |
24.01.2026 - Mıse À Jour : 24.01.2026
Washington
AA / Washington / Rabia Iclal Turan
Les États-Unis ont annoncé vendredi l’imposition de sanctions contre neuf navires et huit entreprises associées, liées à la « flotte fantôme » de l’Iran, renforçant ainsi la pression sur Téhéran après la mort de manifestants, a indiqué le département américain du Trésor.
Selon un communiqué du Trésor, ces navires ainsi que leurs propriétaires ou sociétés de gestion, basés notamment en Inde, à Oman et aux Émirats arabes unis, ont transporté pour des centaines de millions de dollars de pétrole iranien et de produits pétroliers vers des marchés étrangers.
Le Trésor a également dénoncé la « répression brutale » menée par l’Iran contre des manifestants pacifiques, ainsi que la coupure totale de l’accès à Internet, visant selon lui à dissimuler les abus commis contre la population iranienne.
« Les sanctions d’aujourd’hui visent un élément essentiel de la manière dont l’Iran génère les fonds utilisés pour réprimer son propre peuple », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Il a ajouté que les revenus des exportations pétrolières ont été détournés pour financer les services de sécurité iraniens, les programmes d’armement et les groupes alliés dans la région, plutôt que d’être consacrés aux services de base destinés aux Iraniens.
Dans un communiqué séparé, le département d’État américain a affirmé que cette nouvelle mesure va « restreindre davantage la capacité de l’Iran à exporter du pétrole et des produits pétroliers via des mécanismes obscurs et frauduleux », tout en limitant aussi sa capacité à financer la répression des Iraniens et des activités jugées malveillantes à l’international.
L’Iran est secoué par plusieurs vagues de manifestations depuis le mois dernier, déclenchées le 28 décembre au Grand Bazar de Téhéran, sur fond de forte dépréciation du rial iranien et de dégradation des conditions économiques. Les protestations se sont ensuite étendues à plusieurs autres villes.
De leur côté, des responsables iraniens ont accusé les États-Unis et Israël de soutenir ce qu’ils qualifient d’« émeutiers armés », accusés d’avoir mené plusieurs attaques dans des lieux publics à travers le pays.
Le président américain Donald Trump a, à plusieurs reprises, menacé de « frapper fort » si des manifestants venaient à être tués, avant de saluer Téhéran pour avoir, selon certaines informations, annulé des centaines d’exécutions programmées.
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump pousse également ses conseillers à envisager des options militaires « décisives » contre l’Iran, après s’être éloigné d’éventuelles frappes.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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