(Ajoutez à cela les besoins délirants en énergie des datal centrers et de l'IA et vous comprendrez qu'on ne produit en tout cas en occident pas assez d'électricité pour les gafa et les humains, entre les deux, il va falloir choisir. En attendant la Chine et la Russie construisent des barrages et des centrales nucléaires pour augmenter l'offre et nous, RIEN ! note de rené)
Nos besoins numériques nécessitent 1,7 tonne de ressources par an et personne
Malgré les apparences, le numérique est une industrie gourmande en ressources. On estime ainsi que chaque année, 1,7 t de ressources est mobilisée par personne pour répondre à cette consommation.
© Hanna Barakat & Archival Images of AI + AIxDESIGN (CC BY-SA 4.0)
Vous le savez sans doute déjà, mais le smartphone que vous avez dans la poche contient de très nombreuses ressources naturelles, du lithium au cobalt en passant par le tungstène. On estime que chaque téléphone nécessite l’extraction d’environ 200 kg de matière première, le tout dans des conditions sociales et environnementales souvent catastrophiques.
Mais si l’on prend un pas de recul, il n’y a pas que nos ordinateurs de poche qui consomment des ressources. D’après l’Ademe, notre consommation annuelle numérique (tous services et objets confondus) nécessite l’utilisation de 1,7 tonne de matière première, soit “le poids d’une petite voiture”.
Des émissions indirectes
Sont comptés dans ce calcul le poids des matières extraites pour la production de nos appareils (phase qui reste encore et toujours la plus polluante dans tout le cycle de vie de nos gadgets), mais aussi les émissions indirectes. Dans les principaux pays qui construisent nos terminaux, par exemple, l’énergie utilisée “vient encore majoritairement du charbon, l’une des sources les plus polluantes”, note l’Ademe.
© RHJPhtotos
Ajoutez à ça l’eau utilisée pour refroidir les usines qui fabriquent les puces, le coût environnemental de l’exploitation des serveurs “cloud”, ainsi que le carton ou le plastique qui emballent nos terminaux et vous obtenez “une extraction massive qui laisse des traces durables sur l’environnement”. Bien entendu, ce coût environnemental ne découle pas uniquement de nos choix personnels.
Une responsabilité individuelle ?
Tout d'abord, ce chiffre est une moyenne établie à partir des “117 millions de tonnes de ressources utilisées par an pour produire et utiliser les équipements numériques" en France note l'Ademe. Mais plus prosaïquement encore, l’essor des outils d’intelligence artificielle, souvent ajoutés, dont on le veuille ou non à nos interfaces numériques, l’obsolescence matérielle, logicielle ou marketing ainsi que le déploiement de nouvelles technologies (comme les antennes 5G) ont un impact sur l’empreinte carbone du numérique.
Malgré tout, comme toujours, le mieux à faire au niveau individuel est d’utiliser nos appareils le plus longtemps possible, les réparer dès que c’est possible, les envoyer sur le circuit de la seconde vie ou les recycler proprement si aucune autre solution n’est envisageable. Et si vous devez acheter un nouvel appareil, préférez toujours le reconditionné.
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