mardi 12 septembre 2017

Deutsche Bank
source : Le Vaillant petit économiste

Une des plus grandes banques européennes, institution vénérable qui gère les compte de dizaines de millions de comptes de particuliers est agonisante.  

Il s’agit de Deutsche Bank, la plus grosse banque de la plus grosse économie européenne. 

FAIT n°1 : Elle est sous le coup de 4 enquêtes américaines. 

  • Pour avoir accordé des crédits immobiliers douteux avant la crise de 2008 ; 
  • Pour avoir participé à la manipulation du Libor — dont une des nombreuses conséquences a été de renchérir artificiellement les prix des emprunts immobiliers pendant des années ; 
  • Pour avoir dissimulé 12 milliards de dollars de pertes et gonflé artificiellement des bénéfices dans une de ses filiales américaines ; 
  • Et maintenant pour avoir échoué à un test de robustesse américain, mais aussi pour avoir « perdu » des données nécessaires à ce test lors d’une panne informatique de 5 jours en avril dernier.  
FAIT n°2 : Son action s’effondre en bourse : Son cours a perdu les 2/3 de sa valeur depuis un an. 

FAIT n°3 : Elle vaut moins qu’il n’en faudrait pour la redresser : c’est un point un peu technique mais peut-être le plus important. Si banque fait faillite aujourd’hui, sa valeur — c’est-à-dire l’activité, les murs, les employés— serait inférieure au trou dans ses comptes. 

C’est comme quand vous avez un accident de voiture et que le garagiste vous dit que la réparation coûtera plus cher que la valeur de la voiture… Habituellement, vous mettez votre voiture à la casse et rachetez une autre voiture. 

D’après l’institut de recherche allemand ZEW, Deutsche Bank n’a plus assez d’argent dans ses coffres — ce que l’on appelle ses fonds propres — pour garantir sa solidité financière. La banque aurait besoin de 19 milliards d’euros de fonds propres supplémentaires. 

Le problème est que la valeur de la banque elle même n’est que de 17 milliards d’euros d’après sa capitalisation boursière. 

 C’est un seuil psychologique important car cela veut dire pour les actionnaires de la banque qu’ils sont propriétaire d’une grosse voiture dont les réparations coûteraient plus cher que la valeur de la voiture elle-même. 

À ce stade, plus personne ne veut des actions de la Deutsche Bank et le risque est très important que le cours s’effondre brusquement…. Comme c’est arrivé pour la banque Lehman Brothers. 
 
 
 
 
 
 
3 signes qui font craindre le pire 

En plus de la situation financière très préoccupante de la banque, 3 signes sont particulièrement préoccupants : 

  • La banque a vendu au mois daoût Alex Brown, une filiale de gestion de patrimoine anglaise très rentable. En clair, Deutsche Bank est en train de brader ses bijoux de famille pour assurer l’équilibre précaire de ses comptes. C’est un acte désespéré. 
  • Hier, jeudi 2 septembre (au moment où j’écris ces lignes), Deutsche Bank a été incapable de livrer une demande d’or physique qu’elle était supposée conserver pour un de ses clients. Son cours de bourse qui connaissait une accalmie a immédiatement repris sa descente aux enfers… 
  • Et surtout, son PDG depuis, John Cryan, sonne l’hallali. Engagé dans un plan de restructuration massif depuis un an… Celui-ci ne porte pas ses fruits. M. Cryan menace de conséquences fatales pour les épargnants et leur retraite. Pas seulement pour les clients de Deutsche Bank mais dans toute l’Europe. 
La banque allemande n’est en effet que la face émergée de l’iceberg. Le secteur bancaire européen nécessiterait 150 milliards d’euros pour se redresser d’après l’économiste-chef de Deutsche Bank, David Folkerts-Landau. 

Cela représente 1310€ par foyer de la zone euro ! 

Des émeutes seraient à craindre tant la situation est préoccupante. Et d’ajouter : « je ne suis pourtant pas un prophète de l’apocalypse… simplement un réaliste ». 

  

Est-ce que cela tiendra ? 

Selon l’économiste allemand Martin Hellwig de l’Institut Max Planck, il n’y a pas d’alternative possible. Il invite le gouvernement à prendre en main la Deutsche Bank pour « la nettoyer ». 

Entendez : que les contribuables paient la facture, cette même facture qui au niveau européen s’élèverait à 1310€ par foyer. Vous y compris. 

Nos États exsangues ont-ils seulement les moyens de prendre en charge cette restructuration massive que les États-Unis avaient pu organiser en 2008 ? 

Et si l’État ne paie pas ? Alors la faillite semble inéluctable et avec le début d’une réaction en chaîne… L’apocalypse que prévoit un économiste réaliste dont le poste d’observation est en plein milieu de la tourmente.
  

Que faire :  

Vous l’avez compris : laisser vos économies sur un compte courant présente aujourd’hui des risques ! 

L’idéal, comme toujours, est encore de diversifier votre épargne : 

De l’argent liquide : Gardez toujours un peu d’argent liquide chez vous, discrètement et bien caché. Cela à l’air bête mais peu de gens le font et cela s’avère pourtant régulièrement utile (en cas de déplacement de plafond le week-end ou de problème de carte) ;  

De l’or : Si les investisseurs professionnels se chamaillent pour savoir si l’or est un placement ou non… Il se trouve que par les temps qui courent c’est en tout cas une assurance que de nombreux investisseurs expérimentés ont déjà prise (je suis en train de préparer un dossier pour acheter de l’or dans les meilleures conditions si vous n’en avez pas l’habitude) ; 

De l’immobilier : en tant que placement, il y a de nombreuses opportunités peu gourmande en énergie et en capital. On mentionne souvent les places de parkings, encore mieux que les studio… Car les voitures des mauvais payeurs, elles, peuvent coucher dehors en hiver. 

Des Bitcoins : Les nouvelles monnaies telles que le Bitcoin doivent aussi être envisagées. Cela s’adresse plutôt a des investisseurs aguerris mais le Bitcoin existe depuis bientôt 10 ans et lors du Brexit, la monnaie virtuelle s’est envolée bien plus que l’or ;  

Des objets de collection : des investissements dans des objets qui « stockent » la valeur peuvent avoir un sens, surtout si vous avez une passion. Sachez que les planches de BD se vendent une fortune aujourd’hui, comme certains meubles vintage. Attention, toutefois, le vin est un placement risqué à l’image des flacons qui peuvent toujours être bouchonnés après tout ;  

De manière plus conventionnelle, il n’est pas inutile de conserver quelques actions d’entreprises bien choisies ; 

 Tous ces placements ne conviennent bien entendu pas à tout le monde. Ils ont chacun leur intérêts et leurs risques. J’y reviendrai dans les semaines qui viennent. 

Une dernière chose, plus nous serons nombreux, mieux nous pourrons nous protéger. Suggérez à vos proches, amis et famille de se tenir, comme vous, informé des événements en cours en s’inscrivant gratuitement à La Lettre du petit économiste. 

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À votre bonne fortune, 



Olivier Perrin, Le petit économiste 
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PS : Si vous ne me connaissez pas, je suis Olivier Perrin, le Vaillant Petit Économiste. À partir d’aujourd’hui, je vais vous dire tous ces petits secrets que les banquiers, journalistes et politiques VUS À LA TV vous cachent soigneusement.Inscrivez-vous ICI à La lettre du vaillant petit économiste.

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