Arguments invoqués : la levée partielle par le gouvernement grec le 22 juillet dernier du contrôle des capitaux qu’il avait imposé en juin 2015, et la hausse du montant autorisé pour les retraits en cash. « Nous anticipons le fait que cet allègement pourrait se concrétiser par un retour dans le système bancaire de certains dépôts », explique par ailleurs SP Global Ratings.
Alpha, Eurobank, Banque Nationale de Grèce (NBG) et Banque du Pirée voient ainsi leur note passer de « SD » (correspondant à défaut partiel) à « CCC+ ».
« La perspective stable reflète notre opinion que, malgré la fragilité du profil financier de ces banques, nous ne nous attendons pas à ce que les banques grecques fassent défaut par rapport à leurs obligations à court terme », souligne l’agence.
Cette nouvelle appréciation de l’agence de notation intervient alors qu’un audit interne élaboré par l’Office d’évaluation indépendant (IEO) du Fonds monétaire international (FMI) publié en fin de semaine dernière, indique que le FMI n’a pas respecté ses propres règles avant de participer, en mai 2010, au premier plan de la troïka – intégrant la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) – lequel a imposé à la Grèce une cure d’austérité extrêmement dure depuis six ans.
À l’époque, l’institution financière avait créé une « exemption en cas de risque de contagion systémique », afin de lui permettre de rejoindre les représentants des créanciers européens et de consentir un prêt de 30 milliards d’euros à la Grèce, sans exiger, comme elle fait ailleurs, une annulation partielle de la dette.
À l’époque, l’institution financière avait créé une « exemption en cas de risque de contagion systémique », afin de lui permettre de rejoindre les représentants des créanciers européens et de consentir un prêt de 30 milliards d’euros à la Grèce, sans exiger, comme elle fait ailleurs, une annulation partielle de la dette.
Les contrôleurs internes du FMI pointent désormais l’opacité du processus et s’interrogent entre les lignes sur les intérêts réellement en jeu. « Cette décision a été prise sans discussion préalable et ouverte entre les différentes options, alors même que la dette souveraine grecque n’apparaissait pas soutenable avec une grande probabilité », dénoncent-ils.
Selon eux, le « risque de contagion » systémique de la crise grecque a été étudié par différents scénarios, mais les conséquences de la restructuration de la dette, ou de son absence, n’ont été « aucunement quantifiées avec rigueur ».
« Tout cela a donné l’impression que le FMI traitait l’Europe différemment des autres », accuse ni plus ni moins l’IEO. Citant un expert estimant qu’avec le « plan de sauvetage », on a « échangé de la propriété de la dette pour sauver les banques européennes et les créanciers, sans aucun impact sur la soutenabilité de la dette de la Grèce ». Selon le rapport des contrôleurs internes, les autres pays membres de l’Union Européenne ont refusé toute perspective d’allégement, car leurs banques détenaient beaucoup d’obligations grecques.
Selon eux, le « risque de contagion » systémique de la crise grecque a été étudié par différents scénarios, mais les conséquences de la restructuration de la dette, ou de son absence, n’ont été « aucunement quantifiées avec rigueur ».
« Tout cela a donné l’impression que le FMI traitait l’Europe différemment des autres », accuse ni plus ni moins l’IEO. Citant un expert estimant qu’avec le « plan de sauvetage », on a « échangé de la propriété de la dette pour sauver les banques européennes et les créanciers, sans aucun impact sur la soutenabilité de la dette de la Grèce ». Selon le rapport des contrôleurs internes, les autres pays membres de l’Union Européenne ont refusé toute perspective d’allégement, car leurs banques détenaient beaucoup d’obligations grecques.
Sources : AFP, S&P,
Elisabeth Studer – 02 août 2016 – www.leblogfinance.com
A lire également :
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire