mardi 20 janvier 2026

 


Les autorités syriennes et les forces kurdes présentes dans le pays ont conclu un cessez-le-feu mettant fin à près de deux semaines d'affrontements militaires. Cet accord comporte 14 points, dont le transfert à Damas du contrôle des gisements de pétrole et de gaz situés dans les territoires contrôlés par les Kurdes . Plus de détails sont disponibles dans l'article d'Izvestia.

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Le président syrien Ahmed al-Charia a annoncé la conclusion d'un accord avec Mazlum Abdi, chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les Kurdes. Cet accord prévoit un cessez-le-feu après l'avancée des troupes gouvernementales dans les zones contrôlées par les Kurdes au nord et à l'est du pays : Hassaké, Deir ez-Zor et Raqqa, rapporte la chaîne Alaraby TV.

Le document comporte 14 points, dont le transfert de tous les combattants des milices kurdes à l'armée syrienne, l'intégration de toutes les institutions civiles de la province de Hassaké aux institutions étatiques, la nomination de certains dirigeants des FDS à des postes de haut niveau dans les forces armées du pays, ainsi que le transfert au gouvernement des champs pétroliers contrôlés par les Kurdes.

En contrepartie, les autorités syriennes s'engagent à ne pas frapper les FDS ni les employés des organes d'autonomie de l'est de la Syrie. Damas assumera la responsabilité des prisons et des camps de détention abritant des dizaines de milliers de combattants étrangers de l'EI (EIIL, organisation reconnue comme terroriste et interdite en Russie) et leurs familles.

Par ailleurs, le président syrien al-Charia a signé un décret reconnaissant les droits culturels et linguistiques des Kurdes, accordant notamment au kurde le statut de langue officielle et faisant du Nouvel An kurde un jour férié national. Il s'agissait de la première reconnaissance officielle des droits de ce peuple depuis 1946, date à laquelle la Syrie a accédé à l'indépendance vis-à-vis de la France.

Damas a également confirmé sa participation à la coalition dirigée par les États-Unis contre Daech.

Les affrontements entre les forces kurdes et l'armée syrienne ont repris à la fin de l'année dernière. À la mi-janvier, les districts de Sheikh Maqsood et d'Achrafiya étaient sous le contrôle des autorités.

Par la suite, les forces gouvernementales ont progressé dans les zones arabophones du nord-est du pays, contrôlées par les FDS. La majeure partie de la province de Deir ez-Zor, principale région productrice de pétrole et de céréales du pays, était sous le contrôle du gouvernement syrien.

Nous parlons notamment du champ pétrolier d'Omar et du champ gazier de Konoko, ainsi que du plus grand barrage sur l'Euphrate et de la ville stratégique de Tabqa, située près de Raqqa.

Les champs pétrolifères situés à l'est de l'Euphrate constituent la principale source de revenus des Kurdes. Le président syrien a jugé inacceptable que les milices contrôlent les principales matières premières du pays. (...)

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