vendredi 15 juin 2018

Des molécules organiques renforcent l’hypothèse de la vie sur Mars

Guillaume Ledit source : Usbek et Rica


C’est le genre d’annonce dont la Nasa est friande. Jeudi 7 juin, l’agence spatiale américaine a déclaré que son robot Curiosity avait identifié de nombreuses molécules organiques sur la planète rouge. Un faisceau d'indices qui laisse penser que la vie s'est peut-être développée un jour sur Mars.

Ces dernières semaines, la recherche d'une forme de vie extraterrestre avance à grands pas. Après la découverte récente d'« exolunes », l'hypothèse d'aliens qui pourraient se cacher dans d’autres univers ou encore la présence de geysers d’eau qui font espérer pouvoir trouver des signes de vie sur une lune de Jupiter, la Nasa vient de remettre une pièce dans la machine à découvrir de la vie extraterrestre.

Méthane + molécules = de la vie ?

Le rover Curiosity, envoyé en 2012 sur la planète rouge pour l'explorer, a identifié dans plusieurs échantillons la présence de molécules organiques et de substances volatiles qui évoquent les roches sédimentaires trouvées sur notre bonne vielle Terre. La découverte, importante, s'accompagne d'une autre trouvaille de Curiosity : il y a du méthane dans l'atmosphère martienne, et sa concentration fonctionne par cycles. Ces deux découvertes majeures renforcent l'hypothèse que la vie a, à un moment, pu se développer sur la planète rouge. 

 Découvertes dans des roches âgées de plus de trois milliards d'années, les molécules contiennent du carbone et de l'hydrogène, briques essentielles à l'apparition de la vie. Dans la revue Science, les scientifiques précisent néanmoins qu'elles ne sont que des vestiges de structures moléculaires plus importantes. Est-ce à dire qu'il y a quelques trois milliards d'années, la planète rouge était habitable et que la vie s'y développait ? Pas impossible, surtout quand on sait que l'eau y était déjà présente. Pour en avoir le coeur net, il faudra attendre les prochaines missions d'exploration de notre voisine, dont l'européenne ExoMars, à partir de 2020. 
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Image à la une : vue d'artiste du rover Curiosity utilisant sa ChemCam afin d'analyser les roches de Mars (CC Wikimedia Commons)
(Ca va être d'une simplicité de la terraformer. 100 ans à peine et elle remplacera la terre. Après, on en trouve une autre, grâce aux progrès techniques, pour faire la même en laissant mars dévasté derrière nous. Et, ON recommence jusqu'à la limite de l'univers, car, nous sommes le TERMINATOR ! note de rené)

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