jeudi 30 novembre 2017

Le fisc américain veut identifier ceux qui font beaucoup d’argent en Bitcoins


source : Numerama
Les services fiscaux américains ont obtenu de la justice qu'elle oblige Coinbase, une importante plateforme d'échange basée aux USA, à communiquer des informations personnelles quand il est établi que des contribuables ont échangé beaucoup d'argent en crypto-monnaie.
Le Bitcoin connaît depuis quelques semaines une importante flambée de son cours. Alors que la valeur d’un Bitcoin était d’un peu plus de 5 000 euros à la mi-novembre, elle a franchi la barre des 9 500 euros le 29 novembre. Depuis, une importante chute s’est produite, de pratiquement 20 % au plus fort de la baisse, ramenant le cours sous les 9 000 euros. Jusqu’au prochain emballement.
Naturellement, avec une évolution aussi rapide, les tentations sont grandes de placer un peu ou beaucoup d’argent sur cette crypto-monnaie (ou une autre d’ailleurs, le Litecoin ou l’Ethereum ont aussi fortement progressé cet automne) afin de toucher un gain bien plus important quelques semaines plus tard. Et cela, malgré les risques de dévaluation qui peuvent survenir n’importe quand.
CC Zach Copley
Or, tout cela est suivi avec une grande attention de la part des autorités, notamment les autorités américaines. La preuve : l’administration chargée des impôts (Internal Revenue Service, IRS) a obtenu devant un tribunal l’obligation faite à Coinbase, l’une des principales places d’échange pour acheter et vendre des monnaies virtuelles, de communiquer à l’IRS certaines informations sur ses clients.
Plus exactement, il s’agit pour les services fiscaux américains de repérer les contribuables qui ont passé des transactions dont le montant a dépassé les 20 000 dollars entre 2013 et 2015. Ces transactions incluent l’achat, la vente, l’envoi ou la réception de dollars vers les Bitcoins et inversement. Selon Techcrunch, qui rapporte la décision de justice, ce sont un peu plus de 10 000 personnes qui sont concernées.
DANS LE VISEUR LES PERSONNES QUI ONT FAIT DES TRANSACTIONS SUPÉRIEURES À 20 000 DOLLARS ENTRE 2013 ET 2015
Coinbase, une société sise en Californie et qui traite des échanges en Bitcoins, en Litecoin et en Ethereum, devra fournir le numéro d’identification du contribuable, son nom, sa date de naissance, son adresses, ses registres de transactions et ses relevés de compte, en cas de demande de l’IRS. D’autres informations étaient demandées par l’administration, mais le juge en a réduit la portée.
En France, les monnaies virtuelles doivent être déclarées aux services fiscaux.
« L’achat-revente de Bitcoins exercée à titre habituel et pour son propre compte constitue une activité commerciale par nature dont les revenus sont à déclarer dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux », lit-on sur le site des impôts. Il est ajouté que « les produits tirés de cette activité à titre occasionnel sont des revenus relevant des prévisions de l’article 92 du code général des impôts ».

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Un énorme scandale sexuel éclate en Norvège

Publié le 29 novembre 2017 à 14h55 | Mis à jour le 29 novembre 2017 à 14h55 source : La Press.ca
Un document détaille au moins 151 agressions sexuelles,... (PHOTO AFP)
Un document détaille au moins 151 agressions sexuelles, dont 43 viols, dans la municipalité de Tysfjord, qui compte moins de 2000 habitants.
PHOTO AFP

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JAN M. OLSEN
Associated Press
Copenhague
Des générations entières du peuple lapon qui habite le nord reculé de la Norvège ont été victimes de viols et d'agressions sexuelles qui n'ont jamais été dénoncés ou enquêtés, confirme la police dans un rapport qui met en lumière les défaillances des autorités de la région.
Le document dévoilé cette semaine s'étire de 1953 jusqu'en août 2017. Il détaille au moins 151 agressions sexuelles, dont 43 viols, dans la municipalité arctique de Tysfjord, qui compte moins de 2000 habitants. La plupart des crimes n'ont jamais été dénoncés.
La plus jeune des 82 victimes identifiées par la police n'avait que 4 ans, tandis que les 92 agresseurs présumés étaient âgés de 10 à 80 ans. Certaines personnes semblent avoir été la fois des victimes et des agresseurs. En plus des viols, 40 dossiers traitent de relations sexuelles avec des mineur(e)s.
Des accusations ont jusqu'à présent été déposées contre deux personnes dans dix dossiers, mais le délai de prescription est expiré dans plusieurs affaires.
Le rapport de la police du Nordland, qui englobe Tysfjord, a été commandé quand un quotidien norvégien, le Verdens Gang, a publié l'an dernier les récits de 11 hommes et femmes qui prétendaient avoir été agressés.
La dirigeante du Nordland, Tone Vangen, s'est excusée dans la foulée de la parution du document et a admis que «la police n'a pas bien fait son travail».
Mme Vangen a confié aux médias locaux que certaines victimes ont dit aux policiers que «des agresseurs ont reçu le pardon des autorités religieuses et des affaires ont été classées comme ça». Elle a ajouté que plusieurs agresseurs entretenaient des liens avec un mouvement luthérien qui a vu le jour au Lapland au milieu du 19e siècle.
«On ne peut pas dire que l'ethnicité ou les croyances justifient ces agressions, a-t-elle dit. Mais en même temps il y a des mécanismes associés à l'environnement (lapon) qui compliquent la tenue d'une enquête.»
Un porte-parole de la communauté laponne locale, Lars Magne Andreassen, a évoqué «la loyauté, le manque de confiance envers les autorités et le fait que la police et les services de santé ou sociaux n'avaient pas la compétence pour vérifier ce qui s'était passé» pour expliquer comment une telle situation a pu perdurer.
«Il y a eu une défaillance énorme du filet de sécurité qui aurait dû protéger les enfants qui ont été agressés à Tysfjord», a reconnu la défenseure des droits des enfants en Norvège, Anne Lindboe.
Entre 40 000 et 60 000 Lapons habitent le nord de la Norvège. Ils disposent de leur propre parlement en plus d'être représentés au parlement norvégien. En 1997, le roi Harald V s'est excusé au nom de la nation du traitement qui leur a été réservé.

Bataille finale dans le désert pour éradiquer l'EI en Irak

source : La Press.ca Publié le 29 novembre 2017
Jeudi matin, l'armée, la police fédérale et les... (PHOTO AFP)
Jeudi matin, l'armée, la police fédérale et les forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi ont lancé «une vaste opération pour nettoyer la région (désertique) Al-Jazira».
PHOTO AFP

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Le groupe État islamique
Le groupe État islamique
Consultez notre dossier sur le groupe djihadiste État islamique. »
AMMAR KARIM
Agence France-Presse
Bagdad
L'Irak a lancé jeudi dans le désert occidental l'ultime bataille pour éradiquer le groupe État islamique (EI), trois ans après que l'organisation djihadiste a mis la main sur le tiers du pays et proclamé un «califat» aujourd'hui en lambeaux.
C'est à l'issue de cette bataille que le premier ministre Haider al-Abadi devrait annoncer la défaite totale en Irak de ce groupe ultraradical sunnite qui, en 2014, avait menacé l'existence même du pays.
La montée en puissance de l'EI cette année-là avait conduit le chef spirituel de la communauté chiite majoritaire en Irak, Ali Sistani, à lancer un appel à la mobilisation générale. Elle avait aussi poussé les États-Unis à mettre en place une coalition internationale pour aider, avec l'aviation, à vaincre l'EI et remettre sur pied une armée irakienne désemparée.
Après avoir perdu ces derniers mois toutes les villes et centres urbains sous leur contrôle, les djihadistes se retrouvent acculés dans une vaste région désertique dans l'ouest de l'Irak proche de la frontière syrienne.
Jeudi matin, l'armée, la police fédérale et les forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi ont lancé «une vaste opération pour nettoyer la région (désertique) Al-Jazira qui s'étend sur les provinces de Salaheddine, Ninive et Al-Anbar», a affirmé dans un communiqué le général Abdelamir Yarallah, chef des opérations du Commandement conjoint des opérations (JOC).
Selon les experts, cela représente 4% du territoire, soit un rectangle d'environ 7000 km2.
Dans un texte distinct, le Hachd al-Chaabi a annoncé «le début de la première phase d'une large opération pour libérer» une région désertique à cheval sur les trois provinces, jusqu'à la frontière avec la Syrie. L'offensive, soutenue par l'aviation irakienne, a été lancée à partir de trois axes.
Dans l'après-midi, les paramilitaires ont annoncé dans un communiqué avoir saisi 56 villages ou hameaux, trois ponts stratégiques, atteint la région du lac Tharthar, qui relie les provinces de Salaheddine et Anbar - fief depuis 2003 des djihadistes - et détruit huit voitures piégées et trois pick-up.
Par ailleurs les supplétifs venus de Siniya, dans la province de Salaheddine, ont fait jonction avec ceux venus de Hatra, dans le désert de Ninive. 
Des bulldozers, des chars 
Le Hachd, devenu un supplétif incontournable pour les forces irakiennes, a diffusé en direct des images de Siniya, où des bulldozers ouvrent la route dans le désert ocre à des chars portant le drapeau irakien et l'étendard noir sur lequel est écrit «Ya Hussein», du nom du martyr vénéré par les chiites.
Des pick-up sont aussi alignés prêts à foncer vers l'ouest.
«Cette opération a pour but de nettoyer le désert des poches où se trouvent les djihadistes qui ont fui les villes récemment libérées», a affirmé un officier supérieur dans la province d'Al-Anbar.
Mardi, M. Abadi avait indiqué qu'une fois les djihadistes chassés du désert, l'Irak pourrait proclamer «la défaite totale» de l'EI.
En 2014, plus de 60 000 Irakiens avaient répondu à l'appel à la mobilisation de l'ayatollah Sistani et avaient formé le Hachd al-Chaabi, une coalition hétéroclite dominée par des milices chiites. Les plus puissantes d'entre elles sont souvent présentées comme parrainées par l'Iran. 
Contrôle militaire «terminé»
L'offensive pour chasser l'EI d'Irak avait commencé en mars 2015 par la reprise de Tikrit, dans la province de Salaheddine. La ville de Ramadi a été ensuite reconquise en février 2016, suivie de Falloujah en juin.
Mais la bataille décisive a débuté le 17 octobre 2016 pour reprendre Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive. Il a fallu neuf mois pour s'emparer de la deuxième ville du pays, principal fief des djihadistes.
Ensuite, les forces irakiennes ont réussi à déloger l'EI d'autres villes en terminant par la province d'Al-Anbar, près de la frontière syrienne, où elles viennent de reprendre Rawa, dernier centre urbain qui était encore aux mains des djihadistes.
«Après la libération de Rawa et la jonction (avec les forces syriennes) sur la frontière, le contrôle militaire de Daech sur l'Irak est terminé», a déclare Saïd al-Jayyachi, un expert en matière de sécurité, utilisant un acronyme en arabe de l'EI.
«Il y a certaines zones désertiques où les forces irakiennes ne sont pas entrées depuis 2003 et les opérations visent à sécuriser à 100% ces zones», a-t-il noté. «Les opérations de nettoyage jusqu'à la frontière irako-syrienne seront suivies par le redéploiement de forces et la fortification de la frontière», longue de 650 km.
En Syrie voisine, après avoir chassé l'EI de Boukamal, son dernier bastion urbain situé à la frontière, les forces du régime aidées des alliés russe et du Hezbollah cherchent à déloger les djihadistes des quelques zones désertiques et de villages encore sous leur contrôle dans la province de Deir Ezzor.
Signe de l'affaiblissement de l'EI, ses publications sur leurs chaînes de propagande en ligne ont mystérieusement été interrompues pendant plus de 24 heures entre mercredi et jeudi, un silence «sans précédent» selon un expert.

mercredi 29 novembre 2017

Premières manifestations contre l’accord avec le Mercosur


Un parc d'engraissement de bovins en Argentine (feed-lot). [Ouest-France]
Les éleveurs protestent contre les importations de bœuf envisagées depuis le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay. Qui veulent aussi placer volaille, porc et éthanol. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
La Commission européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) souhaitent boucler en décembre, à Buenos Aires, les grandes lignes d’un accord de libre-échange. Initiées en 1999, ces négociations ont achoppé en 2004, pour reprendre en 2010. À chaque fois, le volet agricole s’est révélé brûlant.
Les éleveurs français de bovins se sentent en première ligne. À l’appel de la Fédération nationale bovine (FNB), ils manifestent ce mardi. « Nous voulons alerter le consommateur sur un double discours insupportable, explique Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB. D’un côté, les pouvoirs publics demandent aux agriculteurs européens de produire plus blanc que blanc. Et de l’autre, ils donnent le feu vert à des marchandises qui ne respectent pas les normes sanitaires, environnementales et sociales en vigueur en Europe ».

Bruxelles espère un conclusion rapide des accords avec le Mercosur et le Mexique

La Commission européenne pense que les accords avec le Mercosur et le Mexique pourront être conclus cette année, puisque des progrès ont été réalisés dans tous les domaines. Un article d’Euroefe.

« Effondrement du prix »

Les éleveurs viennent déjà d’encaisser l’accord de libre-échange CETA, qui ouvre la porte à 68 000 tonnes de viande bovine canadienne. Ils redoutent maintenant le KO : le Mercosur pourrait en exporter 100 000 tonnes en Europe. Un volume qui s’ajouterait aux « 235 000 tonnes déjà importées en 2016 par l’Union européenne en provenance des pays d’Amérique du Sud », comptabilise Baptiste Buczinski, de l’Institut de l’élevage (Idele).
« Le contingent d’importation porte sur les morceaux à forte valeur ajoutée (aloyau, filet…). On peut redouter un effondrement du prix de l’ensemble de la carcasse », pointe Eric Chapelle, directeur de la FNB. Selon l’Idele, le coût de production d’un kilo de carcasse de viande bovine en Amérique du Sud « est inférieur de 20 à 50 % » au coût européen, grâce « au très faible coût de la main-d’oeuvre, à l’élevage en feed-lots(unités d’engraissement de 10 000 à 30 000 têtes de bovins), qui dilue les charges », détaille Baptiste Buczinski. L’économiste relève aussi « l’absence de normes sur les effluents, sur le bien-être animal ». Selon lui, des « failles dans la traçabilité et les contrôles » pourraient aussi laisser passer entre les mailles du filet des animaux dopés aux antibiotiques facteurs de croissance.
Les ambitions du Mercosur, dont l’agriculture est un fer de lance à l’export, ne s’arrêtent pas à la viande bovine. Du côté des biocarburants, le Brésil vise un contingent de 600 000 tonnes d’éthanol, coproduit du sucre qu’il domine grâce à sa culture de la canne. Ce serait l’équivalent de 40 % de la production française, réalisée, elle, à partir de betterave sucrière. Or celle-ci est en plein boum en Europe du fait de la fin des quotas européens de production. Et si le sucre lui-même est hors négociation, soixante types de produits hautement sucrés (sirops) seront évoqués.

La mobilisation contre les accords transatlantiques reste vive

La mobilisation contre les accords transatlantiques se poursuit. Selon les opposants, le TTIP n’est pas mort, et le CETA est encore opposable.
(La disparition des agriculteurs et éleveurs français est programmée par l'UE et les responsables français. Leur seule chance de s'en sortir est de mettre en place un réseau de vente directe en reprenant des magasins et en créant un réseau de distribution directe aux consommateurs. Leur terre doit être récupérée par l'agro-business. Ils feraient bien d'arrêter d'écouter la fnsea dont les dirigeants font parti justement de cet agro-business. note de rené)

Les députés pourraient rouvrir la porte à la fracturation hydraulique

29 novembre 2017 / par Lorène Lavocat (Reporterre) 

    
Un coup de théâtre pourrait bien se préparer dans les coulisses du Palais-Bourbon. Alors que les députés s’apprêtent, dans la soirée du mercredi 29 novembre, à débattre une seconde fois du projet de loi Hulot « mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures », des tractations entre le gouvernement et certains députés pourraient aboutir… à supprimer l’interdiction de la fracturation hydraulique !
C’est en tout cas l’inquiétude de Juliette Renaud, qui suit de près ce dossier pour les Amis de la Terre. Jointe par Reporterre, elle explique : « Depuis le départ, nous poussons pour que cette loi permette enfin de fermer la porte à l’exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels, gaz de schiste mais aussi gaz de couche. Or le gouvernement vient de déposer un amendement qui autorise toute méthode si elle est destinée à la « bonne réalisation du puits et à son exploitation en toute sécurité », ce qui pourrait rouvrir la voie à la fracturation hydraulique ! »
Reprenons le feuilleton depuis le départ :
  • dans sa première mouture, présentée début septembre en Conseil des ministres, le projet de loi ferme définitivement la porte aux hydrocarbures non conventionnels sauf le gaz de couche, à condition de ne pas recourir à la fracturation hydraulique, interdite depuis 2011 en France ;
  • sur proposition du gouvernement, qui procède là à un étrange auto-sabotage, les députés modifient le texte, interdisant « toute méthode ayant pour but de conférer à la roche une perméabilité »« Trop flou », jugeait alors Juliette Renaud. La fracturation hydraulique restait bannie ;
  • la semaine dernière, après un passage au Sénat, le projet est revenu à la Commission du développement durable de l’Assemblée. Là, la députée Delphine Batho a porté un nouvel amendement, le n° 46, étendant l’interdiction de la fracturation hydraulique à « toute autre méthode ayant pour but de modifier la perméabilité de la roche ou du réservoir de manière irréversible ». Une définition claire et satisfaisante selon les ONG, qui ont lancé une campagne de soutien à ce texte auprès des parlementaires. Mais que certains députés ont grincé des dents, car cette définition, en interdisant l’exploitation du gaz de couche, mettrait l’État dans une situation délicate vis-à-vis de la Française de l’énergie, qui dispose de permis de recherche en Lorraine : « Ils ont eu peur de devoir verser des compensations financières à l’entreprise, qui pourrait réclamer des dédommagements pour non respect du droit acquis », s’agace Juliette Renaud ;
  • le rapporteur du texte, le député En marche Jean Colas-Roy a donc proposé ce mercredi « une troisième voie », l’amendement n° 83… qui se révèle à la lecture pire que tout.
« La recherche et l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique sont interdites sur le territoire national.
L’usage de toute méthode conduisant à ce que la pression de pore soit supérieure à la pression lithostatique de la formation géologique, autre que celles destinées à la bonne réalisation du puits et à son exploitation en toute sécurité, sont interdites. »
Une formulation technique et incompréhensible pour le commun des mortels. Pour les ONG, qui montent au créneau, cela revient à interdire toute méthode similaire à la fracturation hydraulique, sauf si elle permet la bonne réalisation du puits et son exploitation en toute sécurité. « C’est un non sens, car il suffira d’appeler la méthode autrement que fracturation hydraulique, même si concrètement elle a les mêmes impacts, et dire qu’elle permet de forer ou d’exploiter en toute sécurité ! » s’alarme Juliette Renaud.
Pour l’avocat en droit de l’environnement Arnaud Gossement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : « Cet amendement ne veut rien dire. Il est très mal rédigé d’un point de vue juridique et n’a pas d’intérêt. » D’après lui, le deuxième alinéa n’a aucun sens : « L’auteur a sans doute voulu à la fois interdire la fracturation hydraulique mais laisser la porte ouverte à d’autres technologies comme la géothermie, qui recourent à des méthodes similaires à la fracturation hydraulique pour le forage du puits ; sauf que c’est très mal écrit. »
Sur Twitter, Maxime Combes, d’Attac, s’inquiète de cette « erreur malencontreuse », qui « introduit de la confusion sur ce qui est interdit et ne permet pas d’exclure l’exploitation des gaz de couches ».
Les amendements en question ne seront sans doute discutés que vendredi 1er décembre. Le temps pour les ONG de tenter de mobiliser les parlementaires contre l’amendement n° 83.
  • Source  : Reporterre
  • Photo : l’Assemblée nationale. Flickr (Funky Tee/CC BY-SA 2.0)

(Tiens, donc, de la part de macron, pourquoi, je ne suis pas étonné; Notre Dame des Landes, le gaz et pétrole de schiste, la majorité sexuelle rediscutée alors que personne n'en parlait, c'est bien pour ça qu'ils l'ont choisi et ont organisé son élection dont je suis toujours persuadé qu'elles ont été truquée. note de rené)