samedi 31 janvier 2026

 (Une bonne occasion de se débarrasser d'une grande partie de la flotte américaine pour certaines forces obscures. note de rené)

30 janvier, 13h59

EN BREF : Ce que nous savons de l'escalade actuelle autour de l'Iran

Donald Trump envisage différentes options militaires contre l'Iran, notamment des opérations terrestres, mais privilégie une solution diplomatique à la situation.

MOSCOU, 30 janvier /TASS/. Le président américain Donald Trump envisage toute une série de scénarios militaires proposés par le Pentagone contre l'Iran, notamment des raids et des opérations des forces spéciales, mais reste ouvert aux solutions diplomatiques et aux négociations avec Téhéran, a rapporté le New York Times , citant des responsables américains.

L'agence TASS a résumé les principaux faits concernant l'escalade actuelle.

Les plans de Trump

Trump envisage différentes options militaires contre l'Iran, notamment des opérations terrestres, mais privilégie une solution diplomatique à la situation, a rapporté le New York Times, citant des responsables américains.

Selon ces responsables, Trump s'est récemment vu présenter une liste élargie d'options pour d'éventuelles frappes contre l'Iran.

Le dirigeant américain envisage donc d'envoyer des troupes américaines en Iran pour mener des raids, ainsi que d'intensifier les attaques contre les installations nucléaires et balistiques iraniennes.

Parmi les scénarios les plus risqués envisagés figure le déploiement clandestin de forces spéciales américaines pour détruire ou neutraliser les sites nucléaires iraniens qui n'ont pas été touchés lors des frappes américaines de juin 2025.

Une autre option consiste en une série de frappes contre des installations directement liées aux dirigeants iraniens, visant à créer un chaos interne et à ouvrir la voie à un changement de régime.

De son côté, Israël cherche à persuader Washington de cibler les sites liés au programme de missiles iranien.

Par ailleurs, les responsables ont souligné que le dirigeant américain n'a encore choisi aucune des options militaires proposées par le Pentagone et continue de privilégier une approche diplomatique.

Certaines sources du journal ont indiqué que les menaces de Trump visaient en partie à pousser l'Iran à entamer des négociations.

Déclaration de Trump sur une « armada massive »

Trump avait déclaré plus tôt qu'une « armada massive » se dirigeait vers l'Iran.

Il a exprimé l'espoir que Téhéran reviendrait à la table des négociations et conclurait un accord « juste et équitable », impliquant un renoncement complet aux armes nucléaires.

Le dirigeant américain a rappelé que les États-Unis avaient mené des frappes contre des installations nucléaires en République islamique en juin dernier, lors d'une opération baptisée Midnight Hammer.

Il a averti que « la prochaine attaque sera bien pire », insistant sur le fait qu'il ne faut pas que « cela se reproduise ».

Réponse de l'Iran

Toute agression contre l'Iran exposerait l'ensemble des infrastructures militaires américaines et alliées au Moyen-Orient, à portée de l'Iran, à d'éventuelles frappes de l'armée iranienne, a déclaré Abdollah Haji Sadeghi, représentant du Guide suprême iranien Ali Khamenei auprès du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI, une unité d'élite des forces armées iraniennes).

Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que, ces deux derniers jours, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est entretenu par téléphone à six reprises avec ses homologues du Qatar, d'Égypte, des Émirats arabes unis, du Pakistan, d'Oman et de Turquie.

- Selon le ministère, ces appels portaient sur la spirale de tensions actuelle au Moyen-Orient.

La position de la Russie

Le Kremlin suit de près l'évolution de la situation en Iran, a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de ses entretiens avec son homologue des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, en visite officielle.

Auparavant, le dirigeant russe s'était entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président iranien Massoud Pezeshkian.

La situation au Moyen-Orient et autour de l'Iran était au cœur de l'entretien téléphonique entre Poutine et Netanyahu.

Le dirigeant russe a réaffirmé la volonté de la Russie de « poursuivre les efforts de médiation pertinents et de promouvoir un dialogue constructif impliquant tous les pays concernés ».

Lors de l'entretien téléphonique avec Pezeshkian, les deux dirigeants se sont prononcés en faveur d'une normalisation rapide de la situation autour de l'Iran et dans la région en général.

Le Kremlin appelle à la retenue et au rejet du recours à la force pour régler la situation autour de l'Iran, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Il a également souligné qu'il restait une marge de négociation et que le recours à la force ne ferait que semer le chaos dans la région.

Commentant une éventuelle agression des États-Unis contre l'Iran, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies, Vassili Nebenzia, a conseillé à Washington de « mesurer deux fois et de ne rien couper ».

L’Iran est aujourd’hui mieux préparé à une éventuelle attaque qu’il ne l’était durant l’été 2025, a-t-il souligné.

Réaction mondiale

Les pays du Golfe, dont le Qatar, Oman et les Émirats arabes unis, tentent d'empêcher une nouvelle guerre entre les États-Unis et l'Iran, rapporte le Financial Times.

Selon le journal, les États arabes et musulmans « ont entamé des discussions avec les États-Unis et l'Iran afin de désamorcer les tensions » entre les deux pays.

Plus précisément, ils tentent de dissuader le président Donald Trump d'attaquer l'Iran.

Ces pays craignent qu'une telle mesure ne « déclenche un conflit plus large au Moyen-Orient et n'incite Téhéran à cibler les installations pétrolières et gazières du Golfe », a noté le journal.

L’Azerbaïdjan ne permettra jamais que son territoire ou son espace aérien soient utilisés pour mener des frappes contre l’Iran, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jeyhun Bayramov lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Selon le plus haut diplomate azerbaïdjanais, son pays rejette toute mesure et toute rhétorique susceptibles de déstabiliser la situation en Iran et dans ses environs.

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