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par Pierre Duval
Les autorités françaises et européennes ont appelé depuis le conflit en Ukraine à mener des sanctions totales contre la Russie en particulier sur le terrain de l’énergie. Dans les faits, la France continue d’acheter de l’uranium à la Russie.
«Le commerce d’uranium entre la France et la Russie se poursuit malgré la guerre en Ukraine. Une analyse récente de Greenpeace France dénonce la persistance de flux nucléaires jugés opaques, impliquant des acteurs industriels français et le géant russe Rosatom, en dépit des sanctions européennes annoncées», annonce EconomieMatin.
«Le commerce d’uranium entre la France et la Russie se poursuit, près de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine», confirme Le Monde. «L’uranium est toujours épargné par les sanctions de la Commission européenne contre la Russie», confirme le quotidien français. «Nous ne permettrons plus à la Russie d’utiliser l’énergie comme une arme», avait pourtant martelé le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen.
Dans les détails, EconomieMatin précise : «Le 28 janvier 2026, Greenpeace France publie une analyse détaillée consacrée au commerce d’uranium entre la France et la Russie. Près de quatre ans après le début du conflit en Ukraine, cette relation commerciale reste active. Elle concerne l’uranium naturel, l’uranium enrichi et l’uranium de retraitement, au cœur de la filière nucléaire française et de son approvisionnement énergétique».
Ainsi, même durant le conflit entre l’Ukraine et la Russie et les appels à sanctionner lourdement la Russie, le commerce d’uranium reste au cœur des relations nucléaires franco-russes. «Le commerce d’uranium entre la France et la Russie demeure une réalité industrielle. Selon l’analyse de Greenpeace France publiée fin janvier 2026, des cargaisons continuent d’arriver régulièrement dans les ports européens, notamment à Dunkerque. Ces flux concernent différentes formes d’uranium destinées à l’industrie nucléaire française, essentielle à la production d’électricité nationale. En France, le nucléaire représente 86% de la production électrique d’EDF en 2024, ce qui explique le caractère stratégique de ces importations», précise le média d’information économique.
Depuis février 2022 et le début du conflit ouvert (en réalité il a débuté en 2014 avec les bombardements ukrainiens sur des civils à Donetsk) en Ukraine soutenue par la France et l’UE, les livraisons du secteur énergétique russe ont été largement visées par les 19 trains de sanctions européennes. «Mais une filière continue de faire exception : celle de l’atome, jusqu’à présent totalement épargnée», avertit Le Monde.
«Régulièrement, des cargos en provenance de Saint-Pétersbourg ou d’Oust-Louga (oblast de Léningrad) continuent d’accoster dans le port de Dunkerque (Nord), avec, dans leurs conteneurs, de l’uranium, sous différentes formes. Si la France n’importe pas d’uranium naturel extrait sur le territoire russe, les derniers relevés douaniers analysés par Greenpeace montrent que, entre 2022 et septembre 2025, près de la moitié des importations de cette matière première provenaient du Kazakhstan», conclut le quotidien français.
source : Observateur Continental

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