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mardi 9 juin 2020
(Rattraper quoi ? La demande n'est pas là et elle risque de revenir style handicapé. Revenir à une productivité avant pandémie est d'une stupidité remarquable à moins qu'ils ne veulent en profiter pour détruire les acquis sociaux comme les congés payés. Je rappelle que les faillites aux Etats-Unis ont augmenté de 48% et que le public n'est pas en état d'assurer la même demande pour les entreprises d'un autre type. Certains économistes prévoient le retour à la normale fin 2021. Ils vont faire quoi, accumuler les stocks et licencier en effet collatéral au lieu de redémarrer piano piano ? note de rené)
Nord : Opposés à la suppression de congés au nom du confinement, les salariés de Bombardier ont bloqué une usine (France)
ECONOMIE 200 à 300 salariés de Bombardier Crespin ont protesté contre la proposition de la direction de travailler une semaine de plus pour rattraper la fermeture pendant le confinement
Crespin, le 6 fevrier 2009. L'usine du fabricant de materiel ferroviaire Bombardier ou sont assemblees les rames du Francilien ou du TER. — M.Libert/20 Minutes
Non aux retraits de congés au nom du confinement. Des salariés de l’usine du constructeur ferroviaire canadien Bombardier de Crespin (Nord) ont bloqué lundi matin les arrivées de pièces détachées, pour protester contre la proposition de la direction de travailler une semaine de plus pour « rattraper » la fermeture pendant le confinement.
« Nous avons proposé en CSE vendredi une solution de rattrapage de la fermeture pendant deux mois, de travailler la dernière semaine de juillet, qui serait payée l’équivalent de deux semaines, plus une prime exceptionnelle de 200 euros », a rapporté la direction, « ce qui permettrait de livrer un Francilien et un Régio 2N en plus ».
Un chômage partiel non compensé
Arrêtée mi-mars, la production a repris le 11 mai. Pendant le confinement, la direction n’a pas compensé les 16 % de salaire perdus pour les ouvriers mis au chômage partiel.
« On nous demande des efforts pour sauver les comptes d’un futur ex-employeur », s’indigne Karim Khatabi, délégué Sud de l’usine s’exprimant « au nom de l’intersyndicale ». Selon Pascal Lussiez, délégué CFDT, les salariés perdraient en réalité deux semaines de repos, en travaillant sur leurs RTT, qui seraient payées au lieu d’être posées.
L’usine de Crespin, ouverte il y a près de trente ans, est aujourd’hui le premier site industriel ferroviaire en France, avec 1.500 salariés et environ 400 à 500 intérimaires. Elle a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 813 millions d’euros et ses carnets de commandes sont pleins.
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