samedi 23 décembre 2017

Allez, mes chers cinq lecteurs, une petite provocation de ma part pour changer au sujet de Noël.

Je vous propose de démythifier le conte de noël de la petite vendeuse d'allumettes. Voici, donc, la vraie histoire.
Un conte de Noël.
Hier soir, il faisait froid. Heureusement, mon manteau au col de fourrure me tenait chaud. J’étais satisfait en pensant au foie gras, aux bonnes huitres, à la langouste et tout le reste qui m’attendait dans mon logis chaud avec une femme aimante et de beaux enfants.
Au coin de la rue, pas très loin de ma demeure, une ombre s’approcha, allant même jusqu’à m’agripper le bras. La forme en guenilles leva ce qui lui servait de visage vers le mien. C’était une petite fille, une pauvresse, parmi toutes celles qui défiguraient les rues de notre belle ville.
« Monsieur. »
Je fus étonné, cela parlait.
« Monsieur, s’il vous plaît, achetez moi un briquet. »
Une vendeuse de briquet, une vendeuse de briquet qui osait m’aborder alors que mon logis m’attendait ce soir de fête.
Je secouais mon bras et d’un geste, je la poussais. Elle tomba par terre ce qui eut le don de me faire rire.
« Passes ton chemin, mendiante ou j’appelle la police ! »
En tournant la rue, un regard m’apprit qu’elle ne s’était pas relevée.
« Pauvre épave, pensais-je ».
Le lendemain, en passant dans la même rue, j’aperçus un tas de chiffons à terre. J’y donnais négligemment un coup de pied. C’était elle, elle n’avait pas passé le froid de la nuit.
Au moins, dans cette ville, si, la police ne faisait pas son travail en nous débarrassant de ces loques, on pouvait toujours compter sur le bon dieu. Un bon coup de froid et le ménage était fait !
(Alors, qu'en pensez-vous, vous avez aimé ? Non, je déconne, pas la peine de répondre, c'est de la pure provoc !)

rené.

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