Des scientifiques allemands ont constaté que l’Europe était couverte de particules radioactives qui, selon eux, proviendrait de Russie. Depuis le 29 septembre, les chercheurs observent une augmentation de la quantité de particules de l’isotope ruthénium 106 en Allemagne, en Italie, en Suisse et en France.
Le ruthénium 106 est un radionucléide artificiel utilisé principalement dans les alliages et comme catalyseurs pour les procédés industriels.
La semaine dernière, des experts allemands de l’Office fédéral allemand de la radioprotection (FORP) ont fait part de leurs observations la semaine dernière suite aux relevés de 7 stations météorologiques allemandes et de 13 autres stations européennes.
Dans un premier temps, un porte-parole du FORP a déclaré que la source du ruthénium 106 était encore inconnue. Toutefois, après de nouvelles analyses, l’origine de cette libération de particules radioactives se situerait à environ 1.000 km à l’est de l’Allemagne, dans les montagnes du sud de l’Oural mais d’autres régions russes ne sont pas à exclure.
Aucune menace pour la santé
Les niveaux détectés sont très faibles (de quelques millibecquerels par mètre cube), de 17.000 fois inférieurs à la limite fixée pour ce radionucléide, et ne représentent pas actuellement une menace pour la santé. Par ailleurs, cette détection ne peut avoir comme cause un accident nucléaire, ont encore expliqué les scientifiques.
L’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) a également rapporté la présence de ruthénium 106 dans l’est et le sud-est de l’Europe, tout comme le ministère de l’environnement autrichien, l’Autorité de sûreté norvégienne (NRPA) et l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP).
Rosatom, l’Agence fédérale de l’énergie atomique russe, a qualifié de non fondés les rapports sur l’émission de ruthénium 106 en provenance de Russie. Les installations de l’industrie atomique russe sont conformes aux normes, a déclaré Rosatom dans un communiqué.
Le ruthénium-106 est utilisé, entre autres, en chimiothérapie pour le traitement des tumeurs oculaires ainsi que dans les générateurs thermoélectriques à radioisotope des sondes spatiales. Le ruthénium peut également être produit lors du traitement d’éléments combustibles nucléaires.
(Bon, on pourrait des fuites des centrales nucléaires françaises. La Russie pourrait voir si, elle pourrait utiliser une partie du méthane qui va partir "en masse" dans l'atmosphère suite au réchauffement climatique. note de rené)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire