- Hillary Clinton malade du mensonge
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Ce n’est pas sa santé qui risque de plomber la campagne d’Hillary Clinton, mais bien ses demi-vérités qui ressemblent à de vrais mensonges.
Allo docteur, vous pouvez me faire un certificat ? Jusqu’à présent, c‘est à peu près sur ce ton que les 2 candidats à la Maison-Blanche ont géré leur rapport à la santé. Étrange d‘ailleurs que dans ce pays où l’on passe son temps à sonder les cœurs et les âmes, on ne s’intéresse pas plus aux analyses de sang.
La vie politique américaine est rythmée par le poids que fait peser le moindre mensonge, même par omission. Une demi-vérité révélée au grand public peut briser une carrière. C’est un des derniers domaines où le puritanisme s’exprime : mentir c’est mal, affreusement mal, surtout dans la vie publique où l’on vous juge en fonction de vos déclarations. Mentir sur le salaire donné à un collaborateur c‘est péché, mais pipoter son bulletin de santé, ça passe !
Trump et Clinton sollicitent le job le plus éreintant du monde avec des responsabilités colossales et on ne s’assure pas qu’ils sont sains au moins de corps. C’est hallucinant. Il s’agit quand même de leur confier les codes du premier arsenal nucléaire au monde !
Pas la première alerte
Depuis des années Hillary Clinton semble enfumer sur son état de santé. Alors qu’elle était secrétaire d’État, elle s’effondre, un peu comme ce 11 septembre. Les bulletins de santé vont alors ressembler à un jeu de piste. D’abord, son staff explique qu’elle avait eu un malaise du à un virus gastrique. OK. Mais pourquoi des examens du cerveau ? Ah, c‘est parce que en tombant elle s’est heurtée à une table. Ah, et pourquoi un arrêt aussi long ? C’est parce qu’en heurtant le meuble un caillot s‘est formé et a provoqué une légère embolie cérébrale.
De là à penser qu’elle a fait un AVC, évidemment, il n’y a qu’un pas. Mais tout cela est tellement opaque que l’on ne sait pas dire si la candidate a déjà eu un AVC ou si la version donnée est la bonne. Parce que l’on n’arrivera pas à la croire tant qu’elle ne publiera aucun bilan médical sérieux.
Idem cette fois. Elle s’effondre. Explication : une pneumonie. Bon. Sévère alors la pneumonie, mais pourquoi pas. Les jours précédents, elle était prise de quinte de toux terrible dans ses meetings. Donc why not. Mais que croyez-vous qu’elle fît ? De l’humour sur le thème ‘’Trump me donne de l’allergie” !
Clinton alimente le doute
Pourquoi ne pas avoir parlé de cette pneumonie alors, pour dire qu’elle était un peu souffrante ? A-t-elle autre chose à cacher ? Et pourquoi quelques heures après son malaise se pavaner sur le trottoirs devant chez sa fille (sans doute un peu dopée par ses médecins) en rigolant et en disant que tout va bien ? Non. Une pneumonie ça secoue, tout ne va pas bien madame la marquise Hillary. C’est tout cela qui alimente le doute. Ce sentiment qu’elle cache toujours quelque chose.
Ce doute peut être fatale à H. Clinton. Parce que voter pour quelqu’un de malade est un risque que peu prendront. Mais surtout parce que depuis l’affaire Lewinsky le nom Clinton est associé au mensonge, à la vérité qu’on cache et que l’on avoue contraints et forcés petit à petit. Ca suffit à briser une campagne.
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