"La ligne rouge est franchie!", a jugé le ministre-président, interrogé en séance plénière du Parlement par le député André du Bus de Warnaffe (cdH).
"Il n'y a plus de place pour le langage diplomatique", a ajouté le chef du gouvernement de la Fédération, dénonçant notamment le "côté réfractaire" des autorités turques envers les valeurs fondamentales défendues par l'Europe.
Les autorités turques ont multiplié ces dernières semaines les interpellations de journalistes, procès et mesures de censure envers les médias jugés trop critiques.
Candidate à l'adhésion à l'Union européenne, la Turquie a conclu avec les 28 un controversé accord sur la gestion des flux migratoires en Méditerranée.
Dépendant désormais d'Ankara, les gouvernements européens se sont gardés jusqu'ici de critiquer trop ouvertement la dérive autoritaire des autorités turques.
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