mercredi 21 octobre 2015

En direct : 60 cibles de Daesh détruites en Syrie par l’aviation russe lors des dernières 24 heures


Source: RIA NOVOSTI
Depuis le 30 septembre, l’armée de l’air russe mène son opération militaire visant les positions de Daesh en Syrie à la demande des autorités de Damas. C’est de la base aérienne russe à Lattaquié que les avions décollent pour frapper les terroristes.
  • Les forces aériennes russes ont frappé 60 cibles de Daesh au cours des dernières 24 heures, détruisant 19 postes de commandement, a déclaré le ministère russe de la Défense. «Deux dépôts d’armes, une usine qui produisait des munitions et des explosifs et 30 positions armées ont été détruits», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. Les avions SU-24M, SU-25SM et SU-34 sont tous rentrés sur la base aérienne de Lattaquié au terme de la mission.
    Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo montrant le raid aérien opéré par ses forces aériennes sur un centre de formation terroriste près Jubb Al-Ahmar, dans la province de Hama.
    Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo montrant un appareil volant non identifié ressemblant à un drone de combat, qui volait près d’un avion russe.

  • «L’aviation russe a effectué 33 sorties et a frappé 49 cibles terroristes lors de ces dernières 24 heures dans les provinces d’Alep, de Damas, d’Idleb, de Lattaquié et de Hama», a fait savoir lundi aux journalistes le général Igor Konachenkov, représentant russe de la Défense.
    Les frappes russes ont détruit deux centres de commandement des terroristes, trois entrepôts d’armes et de munitions, deux bunkers souterrains, 32 postes de tirs disséminés sur un terrain accidenté couvert de forêts, neuf fortifications, de même qu’un atelier de fabrication de lance-missiles et de fusées, a précisé le responsable.
    En outre, les avions de chasse Su-25 ont effectué deux frappes sur un important camp d’entraînement de Daesh dans la province de Lattaquié, a déclaré Igor Konachenkov, en soulignant que le camp et toute l’infrastructure d’entraînement ont été éliminés.
    Tout un réseau de refuges souterrains, découvert par le renseignement russe dans la province de Hama, a également été frappé et détruit par un bombardier Su-34.
    Un centre de commandement du Front Al-Nosra, structure syrienne affilié à Al-Qaïda, a également été découvert par les drones de surveillance et éliminé par un bombardier SU-24M.
    «Les opérations de l’aviation russe dans les environs de Damas ont abouti à un changement drastique de la situation sur le terrain», a remarqué Igor Konachenkov. «Les combattants de Daesh, souffrant d’une forte pénurie de munitions, abandonnent en masse leurs positions», a-t-il affirmé, en ajoutant que ne serait-ce que la nuit dernière, plusieurs centaines de combattants ont quitté de la ville.
  • Les avions russes ont frappé 51 cibles de Daesh en Syrie ces dernières 24 heures, y compris quatre postes de commandement, six dépôts d’armes, une batterie de mortiers, deux bunkers souterrains, 32 camps et six avant-postes.
    Les frappes ont eu lieu dans la province de Lattaquié, d’Alep, de Hama et de Damas.
    Les dommages causés par les SU-34 aux bunkers souterrains ont été significatifs, a indiqué le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.
    Les raids ont touché des infrastructures souterraines à Homs, qui permettaient aux combattants de déplacer sans être détectés augmentant ainsi grandement leur efficacité au combat.
    Une petite usine de fabrication de missiles fait partie des cibles détruites. Cependant, on considère que ce genre de base souterraine est largement répandu à travers la Syrie, plus de travail doit donc être fourni, a souligné le général russe.
  • L’armée de l’air russe a bombardé un camp d’entraînement en Syrie où des instructeurs étrangers formaient des kamikazes potentiels, a fait savoir samedi le ministère de la Défense. C’était une des 49 cibles terroristes touchées par les forces russes en une journée.
    «Près de la localité de Salma dans la province de Lattaquié, un bombardier Su-24 a effectué une frappe en direction d’un bâtiment utilisé comme centre de formation des terroristes. D’après les services de renseignement, des instructeurs étrangers de Daesh y entrainaient des combattants, y compris des kamikazes destinés à la guérilla dans les zones libérés par l’armée syrienne», a indiqué Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.
    Il a également ajouté que l’installation possédait ses propres ateliers d’explosifs qui ont été détruits par le bombardement.
    Les avions russes ont conduit 39 sorties samedi durant lesquels ils ont attaqué 49 cibles combattantes en Syrie, dont des centres de commandement, des ateliers d’armes, des pas de tir, des dépôts et des casemates fortifiées, a poursuivi Konachenkov.
    D’après le général, le groupe terroriste, qui a subi de sérieux dommages suite aux bombardements russes, travaille en ce moment à la reconstruction de son infrastructure.
    «Les nouvelles tactiques des combattants consistent à disperser leurs réserves et leurs installations de commandement, mais cela ne marche pas. Toutes leurs nouveaux positions sont identifiées et détruites», a-t-il expliqué.
    Le général russe a aussi souligné que la population civile aide les frappes russes, dans les zones contrôlées par Daesh, en fournissant des renseignements au gouvernement syrien sur la situation de l’Etat islamique.
    «Ces informations sont vérifiées par notre aviation à l’aide de différents moyens techniques de renseignement. Après cela, nous décidons quelles positions doivent être prises pour cible», a expliqué le général.
  • Des traces de bombardements aériens sur des installations civiles à la frontière jordano-syrienne, près de la ville de Herbet-Guézala, ont été découverts par l’armée russe, a fait savoir le représentant de l’Etat-major de la Russie Andreï Kartapolov.
    «Les avions russes n’ont jamais opéré dans le secteur, et l’aviation syrienne n’y a jamais frappé non plus d’après nos données», a déclaré le général aux journalistes.
    «Les terroristes de Daesh n’ont jamais été présents dans cette région ; en plus, elle se trouve depuis 2013 sous le contrôle de l’Armée syrienne libre. Ce sont de simples champs et jardins uniquement pourvus de bâtiments à des fins civiles», a expliqué Andreï Kartapolov. «Pourquoi les détruire ? On a l’impression que des pilotes quelconques s’entraînaient où frappaient juste pour satisfaire leurs commandants», a conclu le responsable.
  • Le ministère russe de la Défense indique qu’il va bientôt signer avec le Pentagone un accord sur la sécurité aérienne autour de la Syrie après que les deux partis se sont entendus sur les questions techniques essentielles.
    «Un accord sur toutes les questions techniques a déjà été trouvé, les avocats russes et américains vérifient en ce moment respectivement le document», a indiqué aux journalistes Andreï Kartapolov, général de l'Etat-major des forces russes.
    D’après Kartapolov, le mémorandum sur la sécurité aérienne autour de la Syrie sera signé par Moscou et Washington «dans les jours qui viennent». Le ministère russe de la défense et le Pentagone ont déjà tenu trois conférences vidéos pour discuter de l’accord, a-t-il ajouté.
    Il a également ajouté que Moscou se dit prêt à étendre la coopération pour éviter l’éclatement d’un conflit dans les airs au-dessus de la Syrie avec les Etats-Unis ou tout autre parti impliqué.
    Cela réunira les conditions nécessaires à empêcher que ne se produisent certaines situations spécifiques propices à toute sorte d’accident dans l’espace syrien lors d’opérations aériennes de la Russie et des partenaires de la coalition», a expliqué le général russe.
    Kartapolov a aussi ajouté que le ministère russe avait établi un contact direct avec l’armée turque pour éviter que des incidents avec les appareils russes ne se produisent près de la frontière turque.
    Plus tôt dans la journée, les forces armées turques ont annoncé avoir abattu un drone non-identifié ayant pénétré dans leur espace aérien près de la frontière avec la Syrie.
    Tous les avions russes, à leur tour, sont revenus à la base en Syrie après leurs missions de combat durant lesquelles tout s’est passé comme prévu, a fait savoir Moscou après l’annonce turque.
  • Suite aux frappes russes, l’infrastructure des terroristes a été gravement endommagée dans les provinces syriennes  d’Idlib, d’Alep, de Homs et dans les régions nord de celle de Lattaquié, a fait savoir vendredi aux journalistes le représentant de la Défense russe Andreï Kartapolov.
    Vu que l’aviation russe a détruit ces derniers jours plusieurs cibles importantes des terroristes, ces derniers ont renoncé à la construction de grands entrepôts réunissant les combustibles, l’armement et les munitions.
    «Les combattants  décentralisent leurs forces, en tentant de s’abriter dans les forêts et les montagnes difficiles d’accès, et dans les zones peuplées par les civils», a annoncé le responsable.
    Les cas de désertion sont pourtant de plus en plus fréquents au sein des djihadistes, qui «fuient en masse» les rangs des combattants.
    «La majorité de leurs forces armées sont démoralisées. Le mécontentement envers les commandants se fait entendre au sein des terroristes, avec des cas ponctuels de désobéissance aux ordres», a précisé Andreï Kartapolov.
  • La Russie est capable de bombarder les positions des combattants de l’EI en Syrie depuis leurs navires basés en Méditerranée au moment où le commandement le décide, a fait savoir le général russe vendredi.
    «Notre formation maritime en Méditerranée est majoritairement utilisée à des fins de ravitaillement. Mais pour assurer que nos lignes d’approvisionnement ne sont pas à découvert, nous disposons également d’un groupe de navires de guerre. Ce groupe assure une protection antiaérienne pour notre base [à Tartous]», a indiqué le général Andreï Kartapolov de l'Etat-major des forces russes, vendredi dans son interview à Komsomolskaya Pravda.
    Le général Kartapolov a personnellement supervisé la création de ce qu’on appelle le Centre de coordination à Bagdad, que la Russie, la Syrie, l’Irak et l’Iran ont mis en place pour partager les renseignements sur l’état de force des terroristes et coordonner leurs efforts. Le centre joue un grand rôle dans la lutte contre le groupe islamiste Daesh, a signalé le général.
    «Nous réalisons qu’en faisant la même chose que la coalition menée par les Etats-Unis, en frappant les cibles de Daesh uniquement depuis les airs, cela ne permettra pas les défaire. Il faut que les choses se fassent sur le terrain. La seule force [en Syrie] qui peut combattre sur le terrain, c’est le gouvernement syrien», a expliqué Kartapolov.
    Le général russe a aussi indiqué que les Etats-Unis étaient les bienvenus pour participer au travail du centre, mais ces derniers ont ignoré la proposition, apparemment blessés dans leur orgueil. «Ils considèrent comme une humiliation d’admettre qu’ils ne peuvent pas, sans la participation de la Russie, atteindre l’objectif qu’ils ont annoncé il y a un an. Ils ne veulent pas que quelqu’un dise qu’ils ont affaire à Assad [président syrien], alors qu’ils l’ont diabolisé au cours de ces dernières années», a supposé Kartapolov.
    D’après le général, les frappes des Etats-Unis ont plus souvent touché le gouvernement syrien que Daesh, ce qui explique probablement la propagation des combattants en Syrie au cours de cette année. «La coalition menée par les Etats-Unis cible l’infrastructure du pays. Ponts, tunnels, centrales électriques, pompes à eau. Cela n’a pas trop impacté Daesh, mais a rendu la vie plus dure pour les troupes du président Assad. Dans les faits, cela a été néfaste pour les capacités militaires de l’armée syrienne», a-t-il noté.
    «Les forces gouvernementales ont reculé parce que leur approvisionnement était insuffisant, ils ne disposaient pas d’assez d’eau, de nourriture ou de chauffage. Daesh, dans le même temps, achetait des vivres dans les pays voisins ou recevait des livraisons depuis certaines organisations et pays qu’on ne nommera pas. D’où les résultats que l’on connait».
  • L’Irak n’entend pas de céder à la pression extérieure sur la question du choix de ses alliés contre Daesh, a confié à l’agence russe Sputnik l’ambassadeur irakien aux Etats-Unis Loukman Faily. «Des pays peuvent faire pression sur nous, mais les décisions que nous prenons sont basées sur nos propres  intérêts. Des toutes les manières, la lutte contre Daesh doit devenir la question prioritaire pour chacun», a déclaré l’ambassadeur irakien. Il faut rappeler que le ministre syrien de l’Information Omran az-Zoubi avait déclaré que les Etats-Unis essayaient de faire pression sur le gouvernement irakien pour lui faire refuser la coordination de ses actions contre Daesh avec Damas.
  • Le ministère russe de la Défense a publié une nouvelle vidéo qui montre des avions de combat Su-24M en train de quitter la base militaire russe de Lattaquié.
Découvrir plus

Le 30 septembre, Moscou a entamé des frappes aériennes en Syrie, suite à une requête de la part du gouvernement officiel à Damas et avec l’autorisation du parlement russe. En quatre jours de frappes, dont les buts ont fait l'objet de vastes spéculations médiatiques en Occident, les avions russes ont détruits plusieurs bases de Daesh, y compris un camp d’entraînement et un centre de commandement du groupe térroriste à Alep.



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