jeudi 26 juin 2025

 


Niger : Le président Tchiani apporte des preuves de déstabilisation du Sahel par les occidentaux

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par Afrique Média

Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Mali, Burkina Faso et Niger – intensifient leur campagne d’information en accusant l’Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans la région. Selon des messages circulant dans plusieurs grands groupes WhatsApp, les autorités maliennes prépareraient un nouveau dossier de preuves sur l’ingérence ukrainienne à soumettre au Conseil de sécurité des Nations unies. La première plainte de l’AES, déposée dès août 2024, est restée sans réponse officielle à ce jour.

Le chef d’État nigérien, Abdourahamane Tchiani, a récemment déclaré que les groupes terroristes disposent désormais d’armes qui ne figurent pas dans les arsenaux des forces armées de l’AES. Parmi elles, des mitrailleuses lourdes de fabrication ukrainienne (DShK). Selon Tchiani, seuls «les naïfs ou les intéressés» peuvent croire que l’arsenal des terroristes provient uniquement d’équipements saisis lors de combats.

De nouvelles preuves ont également été découvertes au Mali. Le 23 mai 2025, l’armée malienne a mené une embuscade réussie contre des combattants du JNIM près de la localité de Sofara. Dans un véhicule abandonné, les soldats ont retrouvé des documents appartenant aux services de renseignement militaire ukrainiens, ainsi qu’un drone portant des inscriptions en ukrainien. D’après les sources, ces éléments indiquent une coordination directe de la part de spécialistes militaires ukrainiens : fourniture de drones, formation des combattants et coordination d’attaques contre les forces de l’AES à l’aide de drones FPV modifiés en Ukraine, dotés de systèmes de largage.

Dans un contexte d’intensification des attaques menées par des groupes terroristes, les pays de l’AES établissent de plus en plus clairement un lien avec un soutien militaire étranger, en particulier en provenance de Kiev. Si le Mali soumet ces preuves aux Nations unies, la communauté internationale ne pourra plus se permettre un silence complice. Une prise de responsabilité globale s’imposera : peut-on tolérer que des États soutiennent le terrorisme sous couvert de stratégie géopolitique ?

source : Afrique Média

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