mardi 1 novembre 2022

 

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 Une nouvelle bombe climatique de TOTAL en Afrique du Sud


Cher soutien,

BLOOM, avec l’ONG sud-africaine « The Green Connection », vient de révéler un nouveau projet totalement irresponsable de TotalEnergies en Afrique du Sud. Ce que prépare le géant français du pétrole dépasse l’entendement.

Le 5 septembre 2022, après un été caniculaire, alors que des incendies monstres ravagent encore l'Europe, que les arbres et les animaux meurent par milliers, que des inondations extrêmes dévastent le Pakistan, que la catastrophe écologique fauche les vies, que fait TotalEnergies ? 

L’entreprise dirigée par Patrick Pouyanné demande au gouvernement sud-africain l’autorisation d’accélérer la destruction du climat et du vivant ! 

Littéralement. 

Pour un milliard de barils

Ce 5 septembre, TotalEnergies demande une licence de production pour exploiter deux immenses champs gaziers enfouis à plus de 1000 mètres de profondeur au large de l’Afrique du Sud, dans une zone où la vie marine est exceptionnellement riche et diversifiée.

Son objectif ? Extraire un milliard de barils de pétrole et de gaz.


Lire l’article de Reporterre : « TotalEnergies s’apprête à saccager la mer sud-africaine »


Alors que l’Agence internationale de l’énergie rappelle qu’aucun nouveau projet d’extraction d’énergies fossiles ne doit être construit, TotalEnergies s’apprête à investir au minimum trois milliards de dollars pour extraire UN MILLIARD DE BARILS DE PÉTROLE ET DE GAZ des fonds marins sud-africains.

BLOOM a organisé une conférence de presse le 17 octobre avec le soutien de l’activiste Camille Etienne et de parlementaires français pour alerter l’opinion publique sur les dangers de ce projet. Plus de 65 000 citoyens ont déjà signé notre pétition.

Signer la pétition

L’or noir menace un corridor bleu

TOTAL a prévu d’implanter ses plateformes d’extraction d’hydrocarbures dans une zone d’une richesse biologique absolument spectaculaire : un « corridor bleu » pour la migration de milliers de baleines et un habitat essentiel pour des myriades d'espèces dépendantes de l'océan. 

Des baleines bleues, des baleines franches, à bosse, des cachalots et bien d'autres cétacés et mammifères marins fréquentent ces eaux. Les tortues luth géantes, menacées d’extinction, pondent leurs œufs sur les plages d’Afrique du Sud. Des otaries, manchots, albatros, pétrels et fous de Bassan peuplent également la côte sud-africaine. 

Tous ces animaux marins seront les victimes d’un carnage assuré si Total arrive à ses fins.


Des vagues géantes et des conditions extrêmes

La seule implantation d'infrastructures industrielles gigantesques menace de pollution sismique, sonore et chimique la faune marine, mais il faut aussi savoir que la zone d’extraction prévue se trouve aux confins de la pointe méridionale d’Afrique du Sud, c’est-à-dire le lieu de rencontre des courants marins parmi les plus forts du monde : le courant du Benguela et le courant des Aiguilles, tout cela avec des vents dominants soufflant en sens contraire des courants et formant des conditions météorologiques extrêmes, avec des vagues d’une taille et d’une force vertigineuses. 

Imaginer implanter des plateformes d’extraction d’hydrocarbures qui émettront du CO2 bien au-delà de 2050 dans des eaux aussi risquées et prédisposant en outre à la catastrophe écologique relève de la science-fiction. Ou d’un délire de toute-puissance…


Les conditions météorologiques produisent des vagues immenses. © MagicSeaweed

Les petits métiers côtiers sacrifiés

Le désastre est aussi humain : avec ce projet, TotalEnergies va directement menacer la sécurité alimentaire des populations locales et les moyens de subsistance des pêcheurs artisanaux sud-africains. Grâce au travail d’activistes locaux, la mobilisation citoyenne en Afrique du Sud bat déjà son plein. The Green Connection a sollicité le soutien de BLOOM pour propager cette protestation vers l’hémisphère nord et faire pression au plus proche du centre du pouvoir de TOTAL.


Juillet 2022 : des pêcheurs artisans sud-africains protestent avec The Green Connection et BLOOM contre le projet de TOTAL. © The Green Connection

La place des hydrocarbures ? Dans le sol !

Les climatologues du GIEC alertent l’humanité sur l’avenir de souffrances qui nous est promis si nous ne réduisons pas drastiquement et IMMEDIATEMENT nos émissions de CO2. Le Secrétaire-général des Nations unies António Guterres dénonce « la folie économique et morale » d'investir dans de nouveaux projets fossiles. Mais TotalEnergies n'a cure des alertes scientifiques, des mises en garde politiques, des mobilisations citoyennes : en plus de l’Afrique du Sud, TotalEnergies s’apprête à ravager l’Ouganda et la Tanzanie avec son immense projet de pipeline chauffé (le projet « EACOP »).

C’est pourquoi nous, citoyens de tous âges et de toutes nationalités, demandons au PDG de TotalEnergies d’écouter les experts du climat et de la biodiversité et de renoncer à déclencher une nouvelle bombe climatique en Afrique du Sud

Nous pouvons encore arrêter le carnage social et environnemental. 

Nous pouvons encore empêcher TOTAL d’obtenir sa licence d’exploitation. 

Nous devons mettre un maximum de pression sur TotalEnergies pour que M. Pouyanné, son PDG, annonce, avant même la COP27 en Égypte, qu’il renonce à ses projets prométhéens en Afrique du Sud.

Détruire l’océan, le poumon de notre planète, c’est condamner notre avenir.

Ne les laissons pas faire.

Merci de signer notre pétition et d’en parler autour de vous.

Signer la pétition

Notre force, c’est vous.

Merci, merci, merci. 

Claire


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