jeudi 30 avril 2020

(On nous parle des milliardaires sans nous parler des dynasties financières qui, elles, ont le vrai pouvoir, pas eux. note de rené)


Les milliardaires américains ont augmenté leur richesse de 280 milliards de dollars depuis mars

Par Gabriel Black  source : World Socialist Web Site
28 avril 2020
«Il faut toujours profiter d’une crise», a déclaré Rahm Emanuel, ancien banquier d'affaires, maire de Chicago et chef de cabinet du président Barack Obama à la Maison-Blanche, en réponse à la crise financière de 2008. Emanuel et Obama ont mené la réorganisation des relations de classe aux États-Unis, en réduisant les services sociaux, l'éducation, la santé et les retraites, et en accélérant le passage à un travail temporaire et mal rémunéré. En conséquence, ils ont créé le plus grand boom boursier de l'histoire.
Aujourd'hui, ce slogan est de nouveau sur les lèvres de la classe dirigeante. Les plus grandes puissances financières et commerciales cherchent à utiliser l'urgence sanitaire mondiale pour accroître leur richesse et augmenter l'exploitation de la classe ouvrière.
Selon un nouveau rapport de l'Institute for Policy Studies, les milliardaires des États-Unis ont augmenté leur richesse de 282 milliards de dollars depuis la chute des actions à la mi-mars. Alors que plus d'un cinquième de la population américaine est aujourd'hui au chômage, et que des millions de personnes sont privées de leurs besoins essentiels et sont confrontées à un avenir incertain, la situation des super riches s'est non seulement redressée, mais elle s'améliore considérablement.
Jeff Bezos et sa conjointe (AP Photo/Rafiq Maqbool, Dossier)
La fortune de Jeff Bezos a augmenté de 25 milliards de dollars entre le 1er janvier et le 15 avril. Jamais dans l'histoire un individu n'a fait une telle fortune aussi rapidement. Comme l'indique le rapport, «cette somme est supérieure au produit intérieur brut du Honduras, qui était de 23,9 milliards de dollars en 2018».
Huit milliardaires, dits «profiteurs de la pandémie», ont augmenté leur richesse, chacun de plus d'un milliard de dollars pendant cette période: Jeff Bezos (Amazon), MacKenzie Bezos (Amazon), Eric Yuan (Zoom), Steve Ballmer (Microsoft), John Albert Sobrato (Silicon Valley real estate), Elon Musk, Joshua Harris (Apollo, gestion d'actifs financiers) et Rocco Comisso (Mediacom, câble et Internet).
Pourquoi, alors que 200.000 personnes sont mortes dans le monde et que des millions d'autres vies sont en danger, les super riches accumulent-ils autant de profits?
Tout d'abord, le plan de sauvetage élaboré et voté à l'unanimité par les républicains et les démocrates a canalisé la richesse vers les banques et les entreprises les plus riches, tout en laissant des miettes à la population active.
La loi CARES de 2,2 billions de dollars ne prévoit que 550 milliards de dollars pour les paiements directs et le chômage prolongé, que la plupart des gens n'ont pas encore reçus. Sur les plus de 1700 milliards de dollars restants, 500 milliards sont directement consacrés au renflouement des grandes entreprises. Alors que 377 milliards de dollars vont officiellement aux petites entreprises, la plupart n'ont pas vu un centime, car les banques ont empoché 10 milliards de dollars en frais et les grandes entreprises ont largement consommé les fonds disponibles.
La loi CARES contient également 173 milliards de dollars d'allégements fiscaux supplémentaires pour les personnes et les entreprises super riches. Par exemple, elle permet aux ménages gagnant au moins 500.000 dollars par an de réduire leurs impôts en augmentant considérablement les déductions des pertes d'entreprise et en les appliquant à l'argent imposable gagné sur le marché boursier.
Tout cela s'ajoute aux milliers de milliards de dollars que la Réserve fédérale a fait passer sur les marchés financiers et dans les coffres des entreprises.
Entre-temps, une étude du Pew Research Center révèle qu'alors que plus de 10 millions de personnes ont fait une demande de chômage en mars, seuls 29 % des Américains sans emploi ont reçu des allocations ce mois-là. Le rapport indique que les chômeurs «sont confrontés à un enchevêtrement de règles d'État différentes régissant la manière dont ils peuvent prétendre à des prestations, le montant qu'ils recevront et la durée pendant laquelle ils pourront les percevoir».
Le chômage réel a dépassé les 20 % de la population. Plus de 26,5 millions d'emplois ont été perdus, s'ajoutant aux 7,1 millions de personnes qui étaient déjà au chômage avant la crise.
Même lorsque les travailleurs reçoivent ces prestations, elles se font, en fin de compte, au détriment de la dette de l'État et du gouvernement fédéral. Comme en 2008, lorsque les États et les villes ont été confrontés à une crise budgétaire, des problèmes budgétaires vont également apparaître avec le COVID-19. Qui paiera lorsque les budgets seront dépassés? Comme à Detroit, dans le Michigan, et à Stockton, en Californie, au lendemain de la crise financière de 2008, la classe dirigeante dira une fois de plus: «Il n'y a pas d'argent» pour les services sociaux de base tels que l'éducation et l'eau potable. Pendant ce temps, des billions de dollars sont canalisés vers les super riches.
Une deuxième raison pour laquelle la pandémie a été une aubaine pour les super riches est qu'elle a intensifié la consolidation des entreprises, le travail à temps partiel et temporaire, et l'automatisation numérique et physique.
Bloomberg écrit: «Les grandes entreprises ont tous les avantages dans la pandémie». Alors que la plupart des petites entreprises sont en difficulté – privées par les grandes entreprises du petit financement qui leur était théoriquement accordé dans la loi CARES – de nombreuses grandes entreprises, comme Amazon, procèdent à une embauche massive. Walmart prévoit d'embaucher 150.000 personnes d'ici mai; Amazon, 100.000; et Dollar Store, 25.000.
Comme les grandes entreprises sont plus susceptibles de disposer des capitaux nécessaires non seulement pour surmonter la crise, mais aussi pour dominer le commerce sur Internet, elles sortiront de la crise avec une domination encore plus grande de leur marché. Dans les secteurs particulièrement touchés, tels que le secteur du pétrole et du gaz, les entreprises géantes comme Chevron et ExxonMobil voient dans la crise une occasion de racheter leurs concurrents plus petits.
De même, le Financial Times écrit que «Le COVID-19 ne fera qu'accroître l'angoisse de l'automatisation», car les entreprises «mettent leurs opérations à l'épreuve de la pandémie». Le capitalisme a une tendance naturelle à l'automatisation, ce qui, à long terme, engendre des crises économiques et du chômage. Mark Muro, chercheur principal à la Brookings Institution, affirme que le COVID-19 stimulera une «vague de technologies de remplacement de la main-d'œuvre», car les caisses automatisées, les voitures autonomes, les robots logistiques et les chaînes de montage automatisées remplaceront les travailleurs. Là encore, les plus grandes entreprises sortiront gagnantes, car ce sont elles qui peuvent se permettre cette refonte de l’automatisation.
La trajectoire fondamentale du capitalisme – vers une automatisation croissante, le travail temporaire et à temps partiel, la consolidation des grandes sociétés, l'inégalité toujours croissante et les bulles financières – s'intensifiera. Il en résultera une concentration de plus en plus stupéfiante des richesses entre les mains de quelques-uns.
La réponse socialiste à la crise de COVID-19 exige que cette masse de richesse soit confisquée. Les grandes entreprises qui dominent nos vies ne peuvent pas que servir pour le profit privé d'une poignée de milliardaires qui cherchent à presser la classe ouvrière, littéralement, à mort. Elles doivent être placées sous le contrôle social et démocratique de la classe ouvrière.
(Article paru en anglais le 27 avril 2020)
La France laisse entrer Huawei sur son territoire avec une usine d’équipements pour la 5G – une première mondiale
27 février 2020 Mis à jour: 20 avril 2020


Le géant chinois des télécoms Huawei va installer en France un site de production d’équipements radio pour la 5G, a annoncé jeudi le président du groupe, Liang Hua, lors d’une conférence de presse à Paris.
Ce serait sa première usine de ce type hors de Chine.
Le site, qui représentera un investissement minimal de 200 millions d’euros et emploiera dans un premier temps 500 personnes, produira des équipements destinés à l’ensemble du marché européen.
« Le site fabriquera dans un premier temps des équipements radio (par exemple des antennes, NDLR) puis s’étendra à d’autres produits dans le futur, en fonction des besoins du marché européen », a indiqué Liang Hua à la presse française.
Selon Huawei, l’usine devrait produire environ 1 milliard d’euros d’équipements par an. Le groupe envisage d’en faire un site largement automatisé. En revanche, l’équipementier chinois n’a pas précisé dans quelle région serait implantée l’usine, ni quand elle entrerait en activité.
« Nous avons créé un groupe de travail qui sélectionnera le site. Nous échangeons tant avec les collectivités locales qu’avec le gouvernement et avons communiqué les grandes lignes de nos besoins », a précisé Liang Hua.
Cette annonce intervient dans un contexte difficile pour le groupe chinois, auquel Washington interdit l’usage de produits technologiques américains depuis un an. Huawei assure avoir pu compenser en se tournant vers des fournisseurs européens et asiatiques.
Premier équipementier télécoms du monde, Huawei a été mis en cause, sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, par le gouvernement Trump qui met en avant un risque d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois.
Les Etats-Unis ont appelé de nombreux pays, notamment européens, à ne pas utiliser les infrastructures Huawei pour le déploiement du nouveau réseau téléphonique 5G.
Après le Royaume-Uni, la France envisage néanmoins de lui donner un accès limité au marché de la 5G. L’Allemagne de son côté n’a pas encore fait connaître sa décision mais la chancelière Angela Merkel s’est déclarée en décembre « contre l’exclusion a priori d’une entreprise spécifique », tout en promettant de « tout faire pour garantir la sécurité » des infrastructures allemandes.
Huawei est une opération d’espionnage mondiale se faisant passer pour une entreprise de télécommunications
Huawei est une gigantesque société technologique d’un milliard de dollars tentant de dominer le monde de la 5G et entièrement contrôlée par un régime communiste tyrannique. Elle essaye activement d’infiltrer l’Europe avec des liens profonds touchant l’appareil militaire et sécuritaire des pays auxquels il offre ses services.
L’entreprise Huawei joue un rôle actif pour devenir le leader mondial de la 5G afin de surveiller les données des smartphones, ce qui permet malgré les lois des pays membres de donner accès à toutes les informations au régime communiste.
Une étude récente de Christopher Balding, professeur associé à l’Université Fulbright au Vietnam, menée avec le groupe de réflexion Henry Jackson Society, basé au Royaume-Uni, a analysé une base de données de CV rendus publics lors de fuites en ligne, et a constaté qu’environ 100 employés de Huawei avaient des liens avec des organismes militaires ou de renseignement chinois.
« Il y a des preuves directes importantes que le personnel de Huawei agit sous la direction des services de renseignements chinois qui ont de multiples liens à travers toutes les structures de l’État chinois », conclut l’étude.

« De nombreux cultivateurs n’ont plus la capacité de produire » : l’agriculture laissée en friche au Liban

« De nombreux cultivateurs n’ont plus la capacité de produire » : l’agriculture laissée en friche au Liban: Alors que beaucoup de Libanais ne peuvent plus se nourrir et bravent le confinement pour faire la « révolution de la faim », la situation des agriculteurs est critique. Ce secteur fragile de l’économie libanaise a le sentiment d’être abandonné par le gouvernement



(C'est pas bon, plus de production agricole, famine assurée. note de rené)

Hillary Clinton a appelé à élire « son ami » Joe Biden, accusé d'agression sexuelle

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COVID-19 : la Chine installe des caméras de surveillance dans les foyers

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(Il sert à tout faire passer le virus. C'est quoi l'après et pas celui qu'aimerait les bonimenteurs de rêves ? note de rené)

La Suède et l’Autriche renoncent au charbon après avoir fermé leurs dernières centrales


La Suède et l’Autriche ont rejoint la Belgique en tant que les trois seules nations européennes à ne plus dépendre du charbon pour l’électricité et le chauffage.

La Suède s’était initialement fixé comme objectif de ne plus utiliser de charbon d’ici 2022. Mais après un hiver doux, la dernière centrale au charbon qui restait – KVV6 à Värtaverke, Stockholm – a fermé.
Cette fermeture, le 16 avril, aidera Stockholm à atteindre son objectif de neutralité carbone d’ici 2040.
« Depuis que Stockholm était presque totalement dépendante des énergies fossiles il y a 30 à 40 ans, nous avons fait d’énormes changements et maintenant nous nous éloignons de la dépendance au carbone et nous continuons le voyage vers un système énergétique entièrement basé sur les énergies renouvelables et recyclées »a déclaré Anders Egelrud, PDG de Stockholm Exergi – la société qui exploitait auparavant la centrale au charbon.
La fermeture de KVV6 réduira de moitié les émissions annuelles de carbone de Stockholm Exergi. La centrale KVV6 est en service depuis 1989.
Depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre par habitant de la capitale suédoise ont été réduites de moitié. En 2010, Stockholm est devenue la première ville à recevoir le prix de la Capitale verte de l’Europe décerné par la Commission européenne.

Dans toute l’Europe, on observe une tendance à l’abandon du charbon au profit d’une énergie plus verte

L’Autriche suit la même voie. Mellach – la dernière centrale électrique au charbon encore en activité, a également été fermée ce mois-ci. Mellach va maintenant devenir une installation pilote pour l’électrolyse à haute température.
L’objectif de l’Autriche est de fonctionner avec 100 % de sources d’énergie renouvelables d’ici 2030.
Europe Beyond Coal, la campagne qui vise à rendre le continent plus vert sans charbon, a réagi positivement aux derniers développements en Suède et en Autriche.
« Avec la suppression du charbon en Suède la même semaine qu’en Autriche, la tendance à la baisse du charbon en Europe est claire », a déclaré la directrice de la campagne, Kathrin Gutmann, à PV Magazine.
« Dans le contexte des graves problèmes de santé auxquels nous sommes confrontés, laisser le charbon derrière nous en échange d’énergies renouvelables est la bonne décision. Nous en tirerons un bénéfice en nature, avec une amélioration de la santé, une protection du climat et des économies plus résistantes », a-t-elle ajouté.
Selon l’organisation, 86 centrales à charbon ont été fermées ou ont annoncé leur intention de fermer depuis 2016.
« L’extraction et la combustion du charbon ont des effets dévastateurs sur la santé publique, l’environnement et le climat mondial. »
« Elle freine également de nombreuses communautés qui se voient offrir un faux choix entre l’emploi et la santé. Ces deux objectifs seront atteints grâce à une transition juste vers les énergies renouvelables », peut-on lire sur la page d’accueil de l’initiative Europe Beyond Coal.
Source : TruthTheory – Traduit par Anguille sous roche 

L’Islande ne tuera aucune baleine cette année

Durée de lecture : 1 minute
29 avril 2020  source : Reporterre

      
La société baleinière islandaise IP-Utgerd a annoncé le 24 avril qu’elle arrêtait complètement la chasse à la baleine. De son côté, la plus grande entreprise baleinière du pays, Hvalur hf., a déclaré qu’elle ne chasserait aucune baleine cette année, comme l’année dernière.
IP-Utgerd, qui ciblait principalement les petits rorquals (Balaenoptera acutorostrata), a évoqué des difficultés financières après l’extension des zones de non-pêche au large des côtes islandaises, forçant ses bateaux à aller de plus en plus au large. Hvalur, qui chasse des rorquals communs menacés (Balaenoptera physalus) ainsi que des petits rorquals, cesse ses activités en raison d’une forte concurrence avec le Japon, entre autres raisons, selon Kristján Loftsson, PDG de la société.
Loftsson a déclaré que Hvalur qui vendait une grande partie de sa viande de baleine au Japon, n’était pas actuellement en mesure de concurrencer la viande de baleine japonaise subventionnée par le gouvernement japonais. Loftsson a également déclaré que le Japon a maintenant des exigences strictes pour la viande de baleine importée, ce qui a rendu les relations avec le Japon encore plus difficiles.
De plus, Loftsson a déclaré que l’épidémie de Covid-19 rendrait impossible de transformer la viande, car les travailleurs devraient être à proximité les uns des autres et les règles de distanciation sociale seraient difficiles à suivre.
- Source : Mongabay
- Photo : Baleine dépecée dans un port islandais (archive)(Hard to post)