(Le gouvernement grec a vendu le port du Pirée aux chinois. note de rené)
La Grèce se dote d’un nouveau pôle naval stratégique face aux ambitions chinoises en Méditerranée
La Grèce se dote d’un nouveau pôle naval stratégique face aux ambitions chinoises en Méditerranée
La bataille pour le contrôle des infrastructures maritimes méditerranéennes se poursuit.
La Grèce, les États-Unis et la Corée du Sud viennent de franchir une étape majeure avec la signature d’un accord de 1,35 milliard d’euros destiné à moderniser et développer le chantier naval d’Éleusis, à proximité d’Athènes.
Porté par le groupe américain Onex et le constructeur naval sud-coréen Hanwha Ocean, le projet prévoit la modernisation complète des installations industrielles, le développement de nouvelles infrastructures portuaires et logistiques ainsi que la création de capacités capables de soutenir des programmes navals civils et militaires de premier plan.
Baptisé « Projet Trident », ce programme dépasse largement le cadre d’un simple investissement industriel. Pour Washington, il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer son empreinte maritime en Méditerranée orientale et à soutenir les capacités navales de la Grèce, de l’OTAN et de la VIe Flotte américaine.
Les ambitions affichées sont considérables. Selon les promoteurs du projet, jusqu’à 10 000 emplois directs et indirects pourraient être créés au cours des cinq à sept prochaines années, tandis que le chantier d’Éleusis pourrait devenir l’un des principaux hubs industriels navals de la région.
Cette annonce intervient dans un contexte géopolitique particulier. Depuis 2016, le géant chinois COSCO contrôle les deux tiers du port du Pirée, devenu l’un des principaux points d’entrée des flux commerciaux chinois en Europe dans le cadre des Nouvelles Routes de la Soie.
Les déclarations récentes de l’ambassadrice américaine à Athènes, critiquant ouvertement la présence chinoise au Pirée, ont d’ailleurs illustré l’importance stratégique croissante de la Grèce dans la compétition économique et maritime entre Washington et Pékin.
Au-delà des enjeux industriels, le projet d’Éleusis confirme le retour en force de la construction navale comme instrument de puissance, de souveraineté et d’influence dans une Méditerranée redevenue l’un des espaces stratégiques majeurs du XXIe siècle.
Source Marine et Ocean Lien

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire