(starmer est marié à une juive très sioniste, d'ailleurs c'est son fanatisme pro-israël ou celui de sa femme qui l'a poussé à agir à l'insu de jeremy corbyn pour le faire expulser du parti. note de rené)
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par Caitlin Johnstone
Le Royaume-Uni devient de plus en plus insensé dans sa défense d’Israël. Désormais, il annule les visas de commentateurs politiques modérés pour avoir critiqué l’État d’Israël et enquête sur des personnes pour crimes de haine antisémites lorsqu’elles dénoncent des sionistes qui ne sont même pas juifs.
Le commentateur progressiste américain Cenk Uygur et son neveu Hasan Piker se sont tous deux vu refuser un visa par le gouvernement britannique, qui affirme leur avoir interdit l’entrée sur le territoire en raison de leurs critiques d’Israël.
«Je suis interdit de séjour au Royaume-Uni», a tweeté Uygur. «J’essayais de prendre un vol pour Londres afin d’assister au festival SXSW et de donner une conférence à Oxford. On m’interdit l’entrée pour avoir critiqué Israël. Sommes-nous encore libres ? C’est de l’oppression de citoyens occidentaux par nos propres gouvernements au nom d’un autre pays !»
«Le Royaume-Uni a également révoqué mon visa. Tout cela à la demande d’Israël», a republié Piker en partageant le message de son oncle. «L’Occident trahit les «valeurs libérales» pour un gouvernement étranger fasciste et génocidaire. Bientôt, nous deviendrons tous Israël».
Le Royaume-Uni a révoqué mon visa aussi. Tout cela à la demande d’Israël. L’Occident trahit les «valeurs libérales» au profit d’un gouvernement étranger fasciste génocidaire. Bientôt, nous deviendrons tous Israël.
Il s’agit d’une escalade significative de la part de Londres, car ni Uygur ni Piker ne peuvent raisonnablement être qualifiés d’extrémistes politiques. Ce sont essentiellement des progressistes proches de Bernie Sanders, parfaitement en phase avec le courant politique américain dominant. Personnellement, je ne les suis pas car ils sont tous deux bien trop proches du Parti démocrate à mon goût.
Cette décision constitue une nouvelle victoire pour le très puissant lobby pro-israélien au Royaume-Uni. Il y a deux semaines, le Jewish Chronicle publiait un article intitulé «L’influenceur des réseaux sociaux Hasan Piker doit être interdit de séjour en Grande-Bretagne, déclarent des dirigeants juifs», sous-titré «L’agitateur en ligne qui a comparé les sionistes à des “nazis” et a refusé de condamner le Hamas représente une menace pour les juifs britanniques».
La campagne de pression semble donc avoir porté ses fruits.
Cette affaire survient alors que la police métropolitaine a ouvert une enquête sur un incident survenu l’année dernière, au cours duquel l’actrice Helen Mirren a été traitée de «sale sioniste» par un homme dans la rue. Dans un communiqué, la police a déclaré : «Nous avons connaissance d’une vidéo circulant en ligne, montrant un homme et une femme victimes d’insultes antisémites à Tower Hill».
Précisons qu’Helen Mirren n’est pas juive ; elle ne peut donc pas avoir été victime d’«insultes antisémites». Elle est cependant une fervente partisane de l’État d’Israël, ce qui fait d’elle une sioniste.
Dans une interview accordée aux médias israéliens en 2023, Helen Mirren a suscité la polémique en évoquant sa visite en Israël en 1967 : «J’ai vu des Arabes expulsés de leurs maisons à Jérusalem. Mais c’était l’énergie magique et extraordinaire d’un pays qui commençait tout juste à s’enraciner. C’était une période incroyable pour être ici».
La police britannique enquête sur l’homme qui a traité l’actrice non juive Helen Mirren de «salope sioniste» – en vertu des lois sur les discours de haine pour antisémitisme. Désormais, il est antisémite de critiquer les non-juifs pour leur soutien à Israël. Ce n’était jamais une question d’antisémitisme, mais toujours une affaire de protection d’Israël.
Cela en dit long sur la véritable nature de la panique artificiellement créée autour de l’«antisémitisme» en Occident. Qu’une femme non juive puisse être accusée par les forces de l’ordre d’être victime d’un crime de haine antisémite parce qu’on a critiqué son soutien à Israël est un aveu que l’objectif a toujours été de protéger les intérêts de l’État sioniste, et non ceux des juifs.
L’appartenance au judaïsme n’a jamais été prise en compte ici ; une personne non juive a été critiquée pour son soutien à un État d’apartheid génocidaire, et rien de plus. Pourtant, cette personne fait maintenant l’objet d’une enquête pour propos antisémites, car aux yeux des forces de l’ordre britanniques, les «propos antisémites» se résument à critiquer l’État d’Israël.
Les gouvernements occidentaux affirment qu’il est antisémite d’assimiler tous les Juifs à l’État d’Israël, puis, dans la même phrase, ils prétendent que l’antisionisme est de l’antisémitisme. Ces deux affirmations sont totalement contradictoires ; elles ne peuvent être vraies simultanément. S’il est erroné d’assimiler tous les juifs à l’État d’Israël, alors il est tout aussi erroné d’assimiler toute critique de l’idéologie politique pro-israélienne à une attaque haineuse contre tous les juifs.
Or, c’est précisément à ce point que le soutien occidental à Israël rend la situation absurde. Il contraint tout le monde à des contorsions intellectuelles impossibles et à des prouesses de double pensée orwellienne pour concilier le discours officiel et la réalité.
source : Caitlin Johnstone via Marie Claire Tellier


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