dimanche 3 mars 2013

(blog à finir et à corriger)

Mais, que se passe-t-il, mes cinq chers lecteurs, Collin Powell se pose des questions sur l'ancien vice président des Etats-Unis, dick cheney ?



EXCLUSIF. Colin Powell : comment la CIA m'a trompé

Créé le 01-03-2013 à 10h58 - Mis à jour le 03-03-2013 à 09h26

En 2003, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak. "Une tache dans ma carrière", dit-il aujourd'hui.

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Colin Powell lors de son "célèbre" discours à l'ONU, le 5 février 2003. (Sipa)
Colin Powell lors de son "célèbre" discours à l'ONU, le 5 février 2003. (Sipa)
Il y a dix ans, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak (voir vidéo ci-dessous). Les "preuves qu'il avancait se sont révélées fausses pour la plupart. A l'occasion de la publication de son livre "J'ai eu de la chance" aux Editions Odile Jacob, il revient sur cet épisode et sur la politique étrangère de son pays. Entretien exclusif avec Colin Powell.

Le 5 février 2003, vous avez prononcé à l'ONU votre "célèbre" discours sur les armes de destruction massive en Irak, dans lequel vous énonciez des "preuves" qui, pour la plupart, se sont révélées inexactes. Dix ans plus tard, vous écrivez dans votre nouveau livre que ce discours restera une "tache" dans votre carrière et que vous vous souvenez de ce 5 février aussi "profondément" que du jour de votre naissance. Pourquoi ?
- Il est très dur d'oublier un tel moment surtout quand on vous en parle chaque jour pendant dix ans ! Depuis que j'ai découvert qu'un grand nombre d'informations que l'on m'avait fournies étaient inexactes, je ne cesse de me demander : qu'aurais-je dû faire pour éviter cela ? Pour ma défense, je dirais que je n'ai eu que trois jours pour préparer cette présentation et que nous avions un très grand nombre de documents à analyser.
Pourquoi seulement trois jours ?
-Le problème était le suivant : le président Bush m'a demandé de présenter nos preuves à l'ONU à partir d'un texte rédigé par un conseiller du vice-président Cheney. Or, quand j'ai demandé aux services de renseignement des éléments concrets pour étayer certaines parties de ce document, ils m'ont répondu qu'ils n'avaient jamais vu ces informations-là ! Il fallait donc repartir de zéro et écrire un autre discours. J'ai dit au président que j'avais besoin de plus de trois jours, mais il m'a répondu qu'il avait déjà annoncé au monde la date de ce discours à l'ONU, qu'il ne pouvait pas la reculer.
Le fait que le texte écrit par le bureau du vice-président était si étrange ne vous a-t-il pas alerté ? Ne vous êtes-vous pas dit : on essaie de me manipuler ?
-Non, pas vraiment. J'étais déçu mais je ne paniquais pas : la CIA allait m'aider. Je suis allé au siège de l'Agence, et grâce aux informations fournies par son patron, George Tenet, j'ai pu bâtir le discours. Remarquez que j'y ai mis moins d'éléments controversés que le président, Condi Rice ou Rumsfeld avaient déjà utilisés publiquement et à plusieurs reprises. Le bureau de Cheney, par exemple, insistait pour que je parle des liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaida, que le vice-président avait souvent évoqués. Mais, comme les éléments n'étaient pas probants, je ne l'ai pas fait. J'ai également très peu parlé du programme nucléaire.
Mais sur le reste aussi, le chimique et le biologique, les "preuves" étaient fausses.
-Oui, mais ce n'était pas un mensonge délibéré de ma part. Je croyais à ce que je disais. Tout le monde, le président, les membres du gouvernement et le Congrès y croyaient. Le président m'a choisi parce que j'étais le plus crédible vis-à-vis de la communauté internationale, mais, encore une fois, je ne faisais que transmettre ce que les seize agences de renseignement disaient. Et je pense que si vous aviez été à ma place et que vous aviez vu les documents que l'on m'a présentés vous auriez cru à tout cela, vous aussi.
Evidemment je pensais que la CIA avait vérifié ses informations. Aussi, quand, quelques semaines plus tard, l'Agence nous a dit que l'"information" sur les laboratoires biologiques ambulants venait d'Allemagne et qu'aucun agent américain n'avait interrogé la source principale de ce canular, j'ai été stupéfait.
George Tenet, le patron de la CIA, vous avait-il dit que les Allemands l'avaient prévenu du manque de fiabilité de cette source ?
-Non et je ne sais toujours pas ce qu'il savait en réalité. Plus tard, il est apparu qu'un certain nombre de personnes dans les services de renseignement étaient au courant de cette alerte des Allemands et d'autres mises en garde. Ils ont dit : "Nous sommes allés voir Tenet mais il ne voulait pas nous écouter." Est-ce vrai ? Je ne sais pas. En tout cas, lors de ma présentation à l'ONU, je voulais qu'il soit à mes côtés, que la présence du patron de la CIA signifie au monde que ce que je disais reflétait ses conclusions. Dix ans plus tard, Tenet n'a toujours pas reconnu que celles-ci étaient fausses ! Pas une fois, il a expliqué pourquoi ses services avaient écrit, par exemple, que Saddam Hussein avait des centaines de tonnes d'armes chimiques, "dont la plupart avaient été fabriquées l'année passée" alors qu'il n'en possédait pas un gramme !
Il y a quelques années, vous avez dit qu'une commission du Congrès devrait enquêter sur tout cela.
-Passons à un autre sujet, voulez-vous ?
Dans votre livre, vous dites que les Etats-Unis sont toujours la nation "nécessaire", que voulez-vous dire ?
-L'ancienne secrétaire d'Etat Madeleine Albright utilise l'adjectif "indispensable". Je suis d'accord avec elle, mais "nécessaire" est un terme plus soft, moins arrogant. Quand il y a un problème dans le monde, au Moyen-Orient ou en Asie, on se tourne toujours vers les Etats-Unis. Prenez la Libye. C'était une bonne idée de laisser les Français et les Britanniques lancer l'opération militaire. Mais auriez-vous pu la mener à bien sans les Etats-Unis, leurs avions ravitailleurs, leurs missiles ? Je ne crois pas. Quand nos alliés veulent entreprendre quelque chose et n'ont pas tous les moyens pour le faire, les Etats-Unis sont la nation "nécessaire".
Le second mandat d'Obama vient de commencer, quel est son problème numéro un en politique étrangère ?
Notre situation internationale est celle-ci : depuis la fin de l'URSS, il n'y a plus de puissance équivalente à la nôtre qui veuille nous attaquer. Les deux seules nations ayant la population et le potentiel économique de rivaliser avec les Etats-Unis sont la Chine et l'Inde. Mais aucun des deux Etats n'a la moindre intention d'être notre ennemie.
Même pas la Chine ?
Bien sûr que non, les Chinois possèdent 2 000 milliards de notre dette ! Comment voudraient-ils faire exploser tout cela ? Ils vont moderniser leur armée, tout faire pour protéger les îles qu'ils considèrent être les leurs, mais ils n'ont aucun intérêt à devenir notre ennemi. Il y a des questions internationales comme la Corée du Nord, la Syrie ou l'Iran. Ce sont des problèmes sérieux, mais aucun ne représente une menace pour la survie des Etats-Unis et son système démocratique, comme ce fut le cas de l'Union soviétique. Cela ne veut pas dire qu'il faut les ignorer. Ils affectent nos alliés et amis. Et ils peuvent dégénérer en guerre comme au Mali ou en Syrie.
Mais aujourd'hui les Américains sont concentrés sur les problèmes internes des Etats-Unis, le chômage et le déficit budgétaire surtout. Nous devons donc faire ce que nous pouvons pour aider nos alliés, mais le président sera très réticent à engager militairement notre pays dans des confits régionaux.
Y compris en Iran ?
La position de la Maison-Blanche est que, dans ce dossier, aucun président ne peut renoncer à une option, quelle qu'elle soit. Ma conviction personnelle est qu'il y a des solutions diplomatiques au problème iranien. Je suis un vieux soldat qui a vu ce que le containment (politique d'endiguement) et la dissuasion peuvent accomplir. Les Iraniens n'ont pas encore d'arme nucléaire et, même s'ils en avaient, leur nombre serait très inférieur à la force atomique disponible de l'autre côté. Donc, je continue de penser que, même dans le cas de l'Iran, la dissuasion marche. D'ailleurs, regardez ce qu'a dit Ahmadinejad cet automne : pourquoi voudrais-je d'une arme atomique alors qu'en face ils en ont des dizaines de milliers ?
Après l'extraordinaire carrière qui a été la vôtre, que souhaitez-vous que l'on retienne de votre action ?
Que j'ai bien servi mon pays. Que j'ai travaillé à des traités qui ont éliminé de grandes quantités d'armes nucléaires ! Je voudrais que l'on n'oublie pas que j'ai toujours essayé d'éviter des guerres et toujours préféré la diplomatie pour régler les problèmes. Je pense que l'on se souviendra de moi à propos d'une doctrine militaire qui porte mon nom. Et puis je suis devenu le premier chef d'état-major noir et le premier secrétaire d'Etat noir des Etats-Unis. Malheureusement, on n'oubliera pas le discours à l'ONU, qui occupera une grande place dans ma nécrologie...
Propos recueillis à Washington par Vincent Jauvert-Le Nouvel Observateur
  •  Article publié dans "le Nouvel Observateur" du 28 février.


Mais, est-il le seul à se poser des questions sur le sieur cheney et qu'aurait eu à y gagner ledit sieur cheney ?

(source :Wikipedia)

(...) Ses détracteurs l'accusent d'avoir poussé le président à l'invasion de l'Irak en plaidant notamment pour une opération militaire contre Saddam Hussein sans la saisine préalable de l'ONU, d'avoir affirmé que le dictateur possédait des armes chimiques et bactériologiques et qu'il avait remis en route son programme de fabrication d'une bombe atomique.
Dick Cheney est accusé également d'avoir persisté à soutenir à tort de l'existence de liens entre le régime irakien et Al-Qaida et affirmer que les soldats américains seraient « accueillis en libérateurs » par la population.

Liens avec Halliburton

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Ses liens avec l'industrie pétrolière lui sont reprochés et il est accusé d'être intervenu pour que Halliburton obtienne de gros contrats de fournitures aux armées et de reconstruction.
En dépit des vérifications les plus sévères, un seul document existe dans ce sens. C'est en l'occurrence un courriel du Pentagone indiquant que « l'attribution d'un contrat de 7 milliards de dollars à une filiale d'Halliburton, sans appel d'offres, en mars 2003, a été approuvée à tous les niveaux, y compris le cabinet de M. Cheney ».
Le Pentagone exonère M. Cheney, car ce « feu vert » demandé visait à s'assurer que Dick Cheney, susceptible d'être considéré comme responsable d'un traitement de faveur pour son ancienne entreprise, ne voyait pas d'inconvénient à ce que ce marché soit attribué sans mise en concurrence.
Dick Cheney a reçu près de 1 350 000 stock-options de la part de Halliburton3, d'une valeur totale supérieure à 43 millions de dollars. Il aurait apparemment fait don de l'intégralité des gains à des organisations caritatives. (...)"

Drôle de personnage, le côté sombre de l'Amérique, ne trouvez pas, mes chers lecteurs. Mais, de quoi l'accuse-t-on par ailleurs, parce qu'il paraît que n'on ne prête qu'aux riches, n'est-il pas ?

(source : Egalité-Réconciliation)


Robert M. Bowman (born 1934) is a former Director of Advanced Space Programs Development for the U.S. Air Force in the Ford and Carter administrations, and a former United States Air Force Lieutenant Colonel with 101 combat missions. He holds a Ph.D. in Aeronauticsand Nuclear Engineering from the California Institute of Technology.
Bowman, the father of Robert M. Bowman, Jr., is the Retired Founding Archbishop of the United Catholic Church, an "independent Catholic fellowship" created in 1996 and held to be connected through apostolic succession to the Old Catholic Church.[1] Additionally, he is Executive Director of Christian Support Ministries.[2] Bowman is a prominent figure in the 9/11 Truth Movement.[3]

Contents

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[edit]Activism

Despite his involvement with space programs and defense, he emerged as an early public critic of the Strategic Defense Initiative (SDI, also aka "Star Wars") during the Ronald Reagan administration. On The MacNeil-Lehrer News Hour, he called it "the ultimate military lunacy, easily overwhelmed and vulnerable".[4] Bowman founded the Institute for Space and Security Studies, and its publication Space & Security News (1983) (ISSN 1071-2569), and authored two books on the subject of SDI. He is also a critic of an outgrowth of the SDI program, the Bush administration's proposed National Missile Defense.[5]
For several years he has been active with Veterans for Peace and Vietnam Veterans Against the War as a speaker.[6][7][8] He had also been a member of the Peace Commission of the Episcopal Diocese of Washington.[9]
In 1998, Project Censored cited Bowman's article "Our Continuing War Against Iraq," in the May 1998 issue of Space and Security News as one of the few (along with Bill Blum of the San Francisco Bay Guardian and Dennis Bernstein) covering what they deemed the fifth most censored story, "U.S. Weapons of Mass Destruction Linked to the Deaths of Half a Million Children."[10] The WMDs referred to are the biological samples sent to Iraq from the United States up to 1989, and use of depleted uranium during the Gulf War.
In a radio interview on April 12, 2007, Bowman said:
"Technological feasibility of a defensive shield is entirely irrelevant, because Star Wars has nothing to do with defense. It is an attempt to deploy offensive weapons disguised as defense. In 1982, in his secret defense guidance document, Ronald Reagan ordered the Department of Defense to develop Star Wars weapons, and he assigned them two missions. One: Destroy opposing satellites and seize control of space. Two: Destroy targets on the surface of the earth from space without warning. There wasn't a word in there about shooting down ballistic missiles. That was a smokescreen for the American people, because they knew that the American people would never approve weapons in space for offensive purposes.

[edit]Political ambitions

In 2000, he campaigned nationwide for the nomination of the Reform Party of the United States of America for President of the United States.[11] In some Reform Party straw polls, he polled better than the ultimate winner of the nomination Pat Buchanan, though still 40 points behind the frontrunner John Hagelin.[12] In the California 2000 presidential primaries, he came in third among five Reform Party candidates, after Donald Trump and John B. Anderson, with 15% of the vote. Including "votes cast by Independents or voters of another party", he came in third among six Reform Party candidates with 14% of the vote, after Trump and George D. Weber.[13][14][15]
Bowman was also considered as one of the running mates for John Hagelin, who was running as the Natural Law Party candidate for President and also one of the frontrunners for the Reform Party nomination.[16] Though many believed Bowman would win the slot on Hagelin's ticket as the candidate for Vice President of the United States,[17] he ultimately lost it to Nat Goldhaber.
In 2004, Bowman attempted another run at the Presidency, but ultimately endorsed John Kerry.[18] In 2005, he toured the United States at the invitation of friends honoring him for his efforts towards peace, viewing it as a sort of "farewell tour" due to his battle with a form ofNon-Hodgkin lymphoma.[19]
In 2006, Bowman collected signatures to get on the ballot as a Democrat for the U.S. Representative seat for the Florida's 15th congressional district, currently held by Republican Dave Weldon. Democrat Timothy A. Shipe filed, but did not qualify.[20] Shipe was not known to the Brevard County, Florida Democratic party[21] whereas Bowman has been working with them.[22] In September 2006, Dr. Bowman won the Democratic Primary election, and became the official Democratic candidate running against the Republican incumbent in November 2006.
An article by Florida Today noted Bowman had about $6,000 campaign money compared to Weldon's $559,858.[23] By the end of September, the difference in campaign money had grown to Bowman's $21,944 versus Weldon's $673,321.[24] As of October 31, there had been no debate scheduled between the two.[25] Following the election, "With all 314 precincts reporting, the vote was: Weldon 125,596 Bowman 97,947"[26]
In October, 2008 Dr. Bowman endorsed the Congressional campaign of Dr. Kevin Barrett. Barrett got 2 percent of the vote in his Congressional district.

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Alors, mes chers cinq lecteurs, je vous laisse vous faire votre opinion et vous poser cette question, "Doit-on accepter une zone de libre échange avec cette Amérique là ?"

vvvv




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samedi 2 mars 2013

(blog à finir et à corriger)

(source : C'est Possible)

Barack Obama saisit l'OMC contre la Chine sur l'automobile

Créé le 17-09-2012 à 16h15 - Mis à jour à 18h01

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WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis, par la voix du président Barack Obama et du délégué au Commerce Ron Kirk, ont annoncé lundi l'ouverture d'une nouvelle procédure contre les subventions chinoises à l'exportation dans le secteur de l'automobile et des pièces détachées.
La Chine de son côté a porté plainte auprès de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre une nouvelle loi américaine sur les "droits compensatoires", destinée à combattre les subventions ayant un caractère de stimulant des exportations.
"Ces subventions font directement du tort aux hommes et aux femmes qui travaillent sur les chaînes d'assemblage de l'Ohio, du Michigan et de tout le Midwest. Ce n'est pas juste", a déclaré Barack Obama au sujet des subventions chinoises qu'il juge "illégales", suivant des extraits du discours qu'il doit prononcer à l'occasion d'un déplacement dans l'Ohio. "Nous ne laisserons pas passer cela."
"Les subventions à l'exportation sont interdites au regard des textes de l'OMC parce qu'elles sont injustes et faussent gravement les échanges internationaux", a déclaré de son côté le délégué américain au Commerce Ron Kirk dans un communiqué.
"La Chine a expressément accepté de supprimer toutes les subventions à l'exportation lorsqu'elle a intégré l'OMC en 2001", ajoute-t-il.
Le département américain du Commerce, qui évalue à un milliard de dollars au moins les subventions dont les constructeurs automobiles et équipementiers chinois ont bénéficié de 2009 à 2011, demande également à l'OMC de créer une commission concernant une plainte qu'il a déposée en juin contre les droits imposés par la Chine sur les exportations automobiles américaines.
DROITS RÉTROACTIFS
La Maison blanche avait auparavant fait savoir que Barack Obama, candidat à sa réélection le 6 novembre, annoncerait le lancement de la procédure contre la Chine lors de son déplacement dans l'Ohio, qui dépend très largement de l'industrie automobile et constitue l'un des Etats clés de la présidentielle.
"Ce qui est en jeu fondamentalement, c'est le principe de respect par la Chine des règles du commerce international", avait expliqué un responsable de la présidence. "L'administration Obama prendra des mesures pour garantir que les entreprises et les travailleurs américains travaillent sur un pied d'égalité."
Dans l'Ohio, la production de pièces détachées pour l'automobile emploie 54.200 personnes selon ce responsable. Si l'on y ajoute les industries liées comme la sidérurgie, l'aluminium, le plastique ou l'électronique, le secteur automobile représente 12,4% de l'emploi total de l'Etat.
Mitt Romney, le candidat républicain à la présidentielle du 6 novembre, accuse Barack Obama de se montrer trop prudent avec Pékin que lui dit vouloir contraindre davantage à respecter les normes internationales sur le commerce, les brevets et la protection des marques.
"C'est trop peu et trop tard pour les entreprises et les familles des classes moyennes américaines", a-t-il réagi lundi à l'annonce de la procédure américaine.
La plainte chinoise porte elle sur une trentaine de produits visés par les droits compensatoires américains, a dit un diplomate commercial au fait du dossier. Il explique que le recours de Pékin concerne une loi adoptée en mars aux USA et qui leur permet d'appliquer ces droits sur les exportations chinoises de manière rétroactive.
Un bref communiqué de l'OMC révèle que sont concernés les secteurs et segments de la sidérurgie, des pneumatiques, des aimants, de la chimie, de l'électroménager, des revêtements de sol et des éoliennes. La Chine soumettra une plainte plus détaillée dans les jours qui viennent.
Mark Felsenthal et Doug Palmer, avec Tom Miles et Michael Martina; Jean-Stéphane Brosse et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Henri-Pierre André."

Et, loin du bruit et du tumulte, un exemple d'initiative citoyenne aux Etats-Unis.

(source : Prise de Terre)


Une désobéissance qui porte ses fruits: Guerrilla Grafters cultive des vergers clandestins


Un article piqué sur smartplanet qui a  l’intérêt de porter à la connaissance du grand public une idée particulièrement intéressante, dans la veine de la guerrilla gardening (jardinière) mise en lumière par les médiatiques seed bombs (bombes de graînes). Cette guerrilla des greffeurs amène une nouvelle pierre à l’édifice de la réappropriation et de la transformation des espaces publics en lieux nourriciers.
En effet quoi de plus simple que la greffe (incrustation, couronne, fente, anglaise) pour transformer un arbre ou arbuste peu intéressant (enfin joli 1 semaine par an, lors de la floraison) en un fruitier productif au coeur de la cité. Bien sûr, il y a des règles. Elles sont simples et j’essaierais de les détailler sommairement en fin d’article…

À San Francisco, la « guérilla des greffeurs » fait pousser en douce des fruits comestibles sur des arbres d’ornement dans les rues.
par Jenny Wilson
À San Francisco, une organisation secrète fait fi des réglementations municipales et greffe des branches portant des fruits sur des arbres publics non fruitiers, camouflant ces produits du verger dans un environnement urbain.
Les autorités ont banni les arbres fruitiers des trottoirs de la ville dans l’espoir de maintenir la propreté des espaces urbains et d’éviter les problèmes en cas de chute d’un fruit. Pourtant, Tara Hui et Miriam Goldberg ont trouvé un moyen de contourner la loi.
Les deux femmes sont à la tête de Guerrilla Grafters, un collectif qui veut « mettre à la disposition des citadins des fruits nutritifs et savoureux », via la création de vergers en centre-ville. Se servant de ruban isolant pour coder le travail par couleurs, Guerrilla Grafters développe des partenariats dans chaque quartier dans lequel il réalise des greffes pour qu’il y ait quelqu’un sur place qui suive les progrès. D’après Tara Hui, « il n’est pas question de s’approprier ces arbres. C’est juste de l’intendance. »
D’après le LA Times, bien que les autorités municipales désapprouvent ces greffes, elles n’ont rien fait pour les retirer officiellement.
Cette initiative est toutefois considérée comme du vandalisme, et si ce projet devait un jour prendre de l’ampleur, il est possible que les autorités se décident finalement à intervenir et à y mettre un terme. D’autres, en revanche, sont impressionnés par leurs efforts. Leur travail a ainsi été présenté à l’exposition « Interventions spontanées: concevoir des actions pour le bien commun » à la 13e biennale internationale d’architecture de Venise.
Le collectif (qui rassemble une trentaine de personnes) a greffé près de 50 arbres jusqu’à présent. Peut-être cela restera-t-il toujours un projet à petite échelle, mais Guerrilla Grafters cherche à atteindre le plus grand nombre possible. Ils ont notamment développé une application de cartographie en ligne pour faciliter le suivi de leur production illégale et ont un groupe Facebook actif pour contribuer à accroître leur popularité.
Photo: Guerrilla Grafters

J’ai véritablement découvert la greffe comme un moyen simple, rapide et efficace pour « comestibiliser » un territoire, surtout sauvage, grâce à l’excellentissime ouvrage de Maurice Chaudière « La forêt fruitière ». Ce génie du greffoir nous apprend comment transformer garrigues, maquis et autres friches en espaces d’abondance fruitière.
Mais ce qui peut se réaliser à l’état naturel peut se faire en territoire urbain de la même façon (avec les représailles en plus).
Quelques petits exemples de ce qui peut se greffer sur nos « jolis » arbres d’ornements urbains :
  • poirier ‘chanteclerc’ : n’importe quel poirier, cognassier. Bon ce poirier d’ornement est déjà greffé (sur du Pajam), ca vous en fera plusieurs…
  • prunus cerasifera ‘pissardi’, vous savez le truc rouge? : n’importe quelles espèces du genre « prunus » : prunier (prunus domestica) dont mirabelle, abricotier (prunus armeniaca), pêcher (prunus persica).
  • Pommier d’ornement : ces petits pommiers extrêmement florifères (certains sont utilisés comme pollinisateurs dans des vergers de pommier, au québec notamment) font de petites pommes décoratives l’hiver, absolument immangeables : n’importe quelle variété de pomme.
  • L’aubépine d’ornement : version rouge ou blanche : tout ce qui est poirier, cognassier, néflier.
  • Cerisier du japon : ces magnifiques floraisons abondantes et romantiques ne dure qu’une semaine par an. Bon, et les 51 autres semaines?? => tous les cerisiers sont greffables dessus.
Pour les techniques de greffes, ce n’est pas le sujet du post, on trouve tout ce qu’il faut sur le net, en particulier sur le nécessaire forum « greffer.net« .
La liste n’est pas exhaustive et je compléterais avec plaisir si des amis greffeurs me donnent d’autres informations ou erratums.
Puisqu’un élément doit avoir plusieurs fonctions, il est temps d’aiguiser techniques, savoirs et couteaux et de partir en croisade contre le diktat du « c’est beau pi c’est tout ». Si les espaces publics sont à tout le monde (j’espère que je ne vous l’apprend pas), reprenons le pouvoir sur nos rares espaces urbains encore existant! Car des espaces nourriciers et beaux peuvent naître partout, même et surtout au coeur de l’improbable grisaille urbaine.


nnn